Page Facebook : Montre-moi ta page, je te dirai qui tu es

Page Facebook : Montre-moi ta page, je te dirai qui tu es

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Il faut à présent s’y faire. Depuis le 30 mars dernier, toutes les pages Facebook ont enfilé leurs nouveaux habits. Enfin, vu l’ampleur des changements, on se rapproche plus de l’ajout d’accessoires que du renouvellement de la garde-robe. Malgré tout, avec cette collection printemps/été 2012, les cartes sont bel et bien rabattues. Vite, vite, faites vos jeux, rien ne va plus ! Comment optimiser au mieux ce format ? Que faire de cette maudite timeline ? Quelle photo de couverture mettre sur sa page ?

Vous êtes-vous posés toutes ces questions ? Évidemment ! Décriées par certains, approuvées par les autres, les fonctionnalités supplémentaires offertes par le réseau social de Mark Zuckerberg comportent un véritable avantage, renforçant la place du community manager au sein de son environnement de travail : elles confortent l’intégration de la présence sur les réseaux sociaux d’une marque, et le cas échéant sur Facebook, dans sa stratégie globale de communication.

Comme on est entre nous, autant se le dire. Défendre les dépenses de communication réalisées au sein d’un organisme auprès d’un public de non-initiés, c’est pour beaucoup une entreprise délicate. Faire comprendre l’importance d’être visible sur nos outils numériques quotidiens relève fréquemment de la mission impossible. Le meilleur moyen d’en convaincre – non, ce n’est pas faire appel à Tom Cruise …OK, je sors -, c’est avant tout de prouver que l’utilisation de Facebook, Twitter et vos autres outils numériques habituels doit être intégré préalablement dans toutes les campagnes de communication menées car elle contribue à les amplifier. Et pour argumenter, Facebook nous fait ici cadeau d’un coup de pouce appréciable…

 

Le mur, nouveau révélateur d’identité

Avec l’arrivée d’une timeline, l’ajout d’une couverture sur le mur principal et le changement de format des modules qui a provoqué la panique chez plus d’une agence web, un pas a été franchi vers la transformation des pages Facebook en mini-sites internet. Si l’internaute faisait spontanément la démarche de se rendre sur les différentes pages Facebook plutôt que de lire les informations postées sur son propre mur d’actualité – ce serait un peu en contradiction avec l’intérêt de l’outil mais soyons utopiste -, on se demanderait presque si la mort des sites internet indépendants ne pointe pas le bout de son nez. Cette hypothèse folle aurait d’autant plus de crédit qu’un français sur trois est aujourd’hui un utilisateur actif de Facebook, ce qui en fait à ce jour le deuxième site internet le plus visité dans notre pays après le rouleau-compresseur Google.   

Pourquoi affirmer que les pages des marques s’apparentent à présent à de vrais espaces personnalisés ? Au-delà de l’ajout de modules qui permettaient déjà d’afficher une page d’accueil complète et de créer des passerelles d’autres sites internet ou des fonctionnalités de son site principal (vidéos, forum, newsletter, etc.), il n’était auparavant pas possible de véritablement donner une identité propre au mur, alors qu’il s’agit d’une porte d’entrée majeure de l’internaute qui débarque sur une page Facebook.

Avec la mise en place d’une timeline, des moments-clés de l’histoire de l’organisme sont durablement visible. Et puis, il est à présent possible de hiérarchiser les actualités en leur assurant une place en haut de page, en augmentant leur visibilité ou même en développant leur audience par de l’achat d’espace publicitaire. Enfin, à condition de faire un post très très court, sinon vous vous faites coup…[oups]. Autre évolution qui saute aux yeux dès votre arrivée, l’ajout d’une photographie en couverture. Et là, son choix est primordial. En effet, il symbolise à lui-seul l’image que l’on souhaite donner de l’entreprise ou de l’institution dont on fait la promotion. Il s’agit d’un lieu évident de relais d’une campagne de promotion, et donc une possibilité d’intégration visible des réseaux sociaux dans cette dernière.

 

Les pages Facebook des associations, le jeu des …5 familles

Prenons l’exemple des pages Facebook de quelques unes des plus importantes associations françaises. Il est possible de dégager un message fort en se contentant d’analyser la photo de couverture de leurs pages respectives.  Après observation, les voici classées dans 5 catégories différentes.

  • La groupie

Page Facebook de la Fondation Abbé Pierre

Que ce soit la Fondation Abbé Pierre ou les Restos du cœur, leurs identités sont irrémédiablement associées à leurs créateurs. Plutôt que de s’en affranchir, les deux organismes font le choix contraire de le mettre en avant. C’est logique et c’est un moyen habile de surfer sur l’éternelle popularité de ces têtes d’affiche.

  • La solidaire

Page Facebook de la Ligue contre le cancer

Chez la Ligue contre le cancer et SOS Racisme, on décide de valoriser la puissance militante. Ces deux photographies visent à démontrer que tout le monde est concerné par leurs causes respectives : la lutte contre le racisme et celle contre la maladie cancéreuse. Pour affirmer leur appartenance, les personnes visibles présentent un signe distinctif de leur engagement avec la légendaire main jaune de SOS Racisme et des T-shirts et peintures aux couleurs de la Ligue contre le cancer.

  • L’activiste

Page Facebook de One France

Avec ce type de photos de couverture, les associations – en l’occurrence celles de l’antenne française de One et de WWF France – inscrivent l’activisme dans leur ADN. Lorsqu’on arrive sur leurs pages Facebook, on comprend immédiatement que l’objectif premier de ces organismes est de faire pression sur les pouvoirs publics. Illustrer ce type d’identité n’est pas toujours évident. Pour preuve, les élections présidentielles sont à présent passées mais les photographies restent à ce jour sur ce thème.

  •  La publicitaire

Page Facebook de Greenpeace France

C’est une affiche ? Non, il s’agit bien d’une photo de couverture d’une page Facebook. Et pourtant, les ressors choisis sont les mêmes : un slogan, une ou des photos de personnes et un logo qui tranche avec le fond de l’image – vert sur fond blanc pour Greenpeace France, blanc sur fond vert pour la Fondation pour la Nature et l’Homme. La principale différence avec les précédentes familles réside dans la valorisation d’une formule. Le poids des mots prévaut ici sur le choc des photos.

  • La valorisante

Page Facebook du Telethon

Merci de nous aimer et de nous soutenir ! Si nous sommes là depuis toutes ces années, c’est grâce à vous ! Pas de messages qui expriment une identité spécifique pour le Téléthon mais une volonté de valoriser l’engagement – financier ou militant – du fan Facebook de ces associations.

 

Que pensez-vous de ces familles ? Une nouvelle à proposer ? Exprimez vos avis !

A propos de l'auteur

Romain Santiago

Romain Santiago  (10 articles)

Qui a dit que les institutions publiques, les organismes politiques et les associations ne portent pas d'intérêt à Internet et aux réseaux sociaux ? Diplômé d'un master en communication politique et publique et passé par diverses agences (Adverbia, Sennse), la Ligue contre le cancer me permet de mettre en place sa stratégie numérique, d'assurer sa communication interne et de participer au développement global de sa visibilité. Un petit monde parfois innovant et toujours en mouvement qui mérite bien quelques articles sur MyCM.

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