Cet article a été publié il y a 2 ans 4 mois 9 jours, il est possible qu’il ne soit plus à jour.Les informations proposées sont donc peut-être expirées.
Amis blogueurs, camarades community manager, les interviews ne sont pas réservées aux journalistes. Tout ce qu’il vous faut, c’est savoir être à l’écoute et une bonne dose de curiosité. Qualités que tout bon community manager se doit d’avoir, non ?
Personnellement, j’adore les interviews. Humainement, il n’y a rien de plus enrichissant : c’est l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes et d’apprendre plein de choses. De façon plus pragmatique, une interview bien menée a plusieurs avantages :
- Cela montre à la personne interrogée que vous vous intéressez à elle, que ce soit un employé de l’entreprise que vous représentez (pour un blog corporate par exemple), un client de votre marque ou tout simplement une personne dont le hobby ou la profession sont liés à la thématique abordée sur votre blog.
- La personne en question est susceptible de relayer l’interview. Ou comment gagner facilement du backlink, un retweet sur Twitter, un partage d’article sur Facebook…
- C’est du contenu vivant.
C’est pas tout ça : encore faut-il savoir mener une interview… Vous n’êtes pas journaliste, certes. Quelque part, c’est un avantage : vous n’êtes pas tenu à l’objectivité. J’ouvre ici un autre débat, mais pour moi, le devoir du journaliste, c’est d’informer. Le devoir du community manager est de communiquer. Quant au devoir du blogueur, c’est à lui de se le fixer.
Voici donc quelques conseils qui, sans vous permettre d’égaler un journaliste (on est d’accord, c’est un métier), devraient au moins vous aider à réaliser une interview intéressante pour vos lecteurs et dont vous pourrez être fier au même titre que votre interviewé !
Qui interviewer ?
L’interviewé idéal a des choses à dire sur une thématique en accord avec votre ligne éditoriale, du temps pour le faire et est lui-même actif sur les réseaux sociaux (donc susceptible de relayer l’interview une fois publiée). C’est rare de réunir ces trois conditions. Mais une interview par mail est rapidement réalisée, tout le monde a des choses à dire à condition de poser les bonnes questions, et si l’interviewé de vos rêves est allergique à internet, eh bien, vous vous chargerez vous-même de relayer l’interview ! (c’est votre boulot après tout, hein !).
Même si la personne vous semble inaccessible (trop connue ou trop occupée), tentez de la contacter quand même : vous n’avez rien à perdre, et comme dirait Jean-Claude Dusse, sur un malentendu, ça peut marcher. Rares sont les personnes qui ne seront pas intéressées par une opportunité de parler de leur passion ou de leur métier.
Quelles questions poser ?
Renseignez-vous au préalable un minimum avant de contacter votre interviewé – Google est votre ami ! Puis mettez-vous à la place d’un de vos lecteurs qui ne saurait absolument pas qui est votre interviewé ou en quoi consiste son activité.
Posez les questions de base : qui, quoi, quand, où, pourquoi, comment, combien. Préparez quelques questions à l’avance pour qu’il n’y ait pas de blanc dans votre conversation, mais sachez en sortir si l’interviewé vous donne une information qui mérite qu’on rebondisse dessus !
Dans quelles conditions réaliser l’interview ?
L’idéal, c’est bien sûr la rencontre en face à face. Mais soyons réaliste : elle demande plus de temps, pour vous comme pour l’interviewé.
Le mail est la solution la plus rapide… Mais tellement plus impersonnelle !
Le bon compromis, c’est le téléphone. En revanche, pour la prise de notes pendant que vous téléphonez, c’est un coup à prendre… Qui viendra avec l’habitude !
Avez-vous déjà réalisé une interview ? Je serais ravie d’échanger avec vous sur les petites difficultés et les grandes joies de l’interview
Et bien sûr, si de véritables journalistes peuvent nous apporter leurs conseils et points de vue, ce serait encore mieux !
Source de la photo : Flickr / Smiling_da_vinci
















Je suis impatient de lire les commentaires ! Dans notre agence, nous formons les interviewés à répondre aux questions (parce que ça aussi ça ne s’improvise pas) et nous avons détaillé quelques points clés sur notre blog : http://www.aspectconsulting.fr/category/lecon-de-media-training/, je pense que ça pourra intéresser nos amis blogueurs et journalistes
Idée intéressante ! C’est vrai que répondre aux interviews, pour certaines professions, c’est tout un art. Ca peut rassurer aussi, parce que certaines personnes, curieusement, ont parfois peur de l’interview (“mais pourquoi vous voulez m’interviewer ???” “Je ne sais pas quoi vous dire” ou encore petit coup d’œil angoissé sur les notes que vous êtes en train de prendre… Le pire étant l’interviewé qui veut contrôler l’interview avant publication…
Enfin, je dis peur de l’interview, j’aime à croire que ce n’est pas la peur de l’intervieweur
Bonjour,
Etant journaliste, je me permets d’apporter ma petite expérience. Pour une première, le mieux est quand même une interview en direct. Mieux vaut taper sur une personnalité pas trop importante pour ne pas être trop impressionné. On peut s”aider d’un dictaphone mais mieux vaut prendre des notes en parallèle: la réécoute sur dictaphone fait perdre un temps fou et les interviews s’en trouvent souvent moins percutentes puisqu’elles manquent d’être condensé. L’important est de respecter “l’esprit” de l’interviewé plus que la parole véritable. Si on peut avoir les deux, c’est encore mieux.
L’interview par téléphone demande une certaine pratique, notamment dans la rapidité de prise de notes. Il faut aussi arriver à gérer les “blancs” dans la conversation qui passe naturellement en direct mais très peu au téléphone.
L’interview par email est à proscrire: les réponses écrites n’auront pas le côté spontané de l’oral. Voire même, elles auront été relues par des autorités et aseptisées.
Aaaah, je suis ravie qu’un journaliste réponde ! Merci beaucoup pour ces tuyaux supplémentaires !
Concernant l’intimidation lorsqu’on interroge une personnalité importante, c’est un point auquel je n’avais pas pensé mais qui est pourtant essentiel. C’est parfois difficile de ne pas se laisser impressionner, même sans se retrouver face à une personnalité importante, par exemple lorsqu’on est face à quelqu’un de plus âgé, ou qui maîtrise un sujet très technique et en joue…
Effectivement, l’interview audio est vraiment meilleure, et surtout, les interviewés préfèrent parce que c’est moins prise de tête (et prise de temps) pour eux que de se mettre devant leur ordinateur à écrire (ou à relire ce que leur assistant a préparé).
Pour les interviews vidéos, l’idéal est d’être sur place. Attention au son… notamment quand on a pas 120€ à mettre dans un micro pour sa caméra. Le pied de caméra est un bon investissement, on peut se concentrer plus facilement sur l’interview que sur le cadrage, même s’il faut bien y penser avant de commencer. Attention aussi au temps qu’il faudra pour monter !
Enfin, attention, aux personnes qui demandent à relire l’interview… cela promet beaucoup d’échanges de mails et de temps perdu avant la parution. Sans compter l’énergie à devoir se justifier vis-à-vis de l’interviewé.
Ca tombe bien, j’étais mal placée pour conseiller sur une interview vidéo, puisque je n’en ai jamais fait ! Merci donc pour tes conseils !
Concernant les personnes qui demandent à relire l’interview… Je trouve surtout que c’est une perte de liberté d’expression et un manque de confiance peu justifié. Ca ne met pas franchement en valeur la personne qui le demande… A se demander ce qu’il aurait à cacher ou pourquoi il a peur de ce qu’il a lui même déclaré !
Excellent article qui m’en a inspié un autre pour apporter une modeste pierre à l’édifice
Dans la liste, tu peux rajouter skype qui te permet de prendre des notes tout en discutant…mais l’idéal est bien sûr le face à face
L’interview en 10 points : http://ow.ly/3BkDF
C’est vrai que Skype semble être une bonne alternative à l’e-mail. Merci pour le lien de ton article ! (qui souligne fort bien l’importance de la préparation)
Hello
Je ne suis pas journaliste mais plutôt bloggeur / journaliste en herbe (http://www.geekophonie.fr) et j’ai réalisé quelques interviews. Néanmoins, la dernière en date, j’ai du la faire tout seul ! Un peu flippant car il faut éviter plusieurs écueils: savoir synthétiser ce que dit l’interlocuteur (là j’ai encore du boulot ^^), laisser l’interlocuteur s’échapper un peu des questions initialement posées dans la limite du raisonnable.
La dernière en date : j’ai interviewé un membre très actif (MVP) de la communauté World of Warcraft pour Geekophonie, c’était assez formateur. D’un point de vue technique, vu que sur ce jeu on utilise TeamSpeak, j’ai réalisé l’interview par ce biais. Un avantage certain : la possibilité d’enregistrer l’intégralité de l’entretien, ce qui permet de le rédiger à tête reposée. Il me semble que Skype permet de faire la même chose.
Ma petite pierre à l’édifice ^^
voici un article de mon cru rédigé pour Rédactuel, le magazine électronique de l’Association Belge de la Communication interne. Si cela peut aider… http://www.abci.org/redactuel/redactuel-201X-MMM/interviewer-votre-patron-comment-tout-rater