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My Community Manager

20 juin 2012

Community Management : une profession remise en question ?

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Si je vous dis “Journaliste, Reporter photo, cadreur, gestionnaire de la conduite du changement, rédacteur ? Vous me dites “Mouton à 5 pattes!”  Perdu ! Mon métier ? Community manager…

Il s’agit ici d’un avis personnel, qui s’est affiné lors de récentes conversation avec d’autres CM. J’ai cru sentir une lassitude, et surtout des questionnements quant au devenir de la fonction. Le community manager n’est-il qu’un buzzword, un “job” à la mode qui passera comme les réseaux sociaux qui l’ont popularisé ?

J’entends désormais parler de fatigue sur les réseaux sociaux, du blues du community manager, de la chute de Facebook en bourse et de la fin de notre gagne pain ! Il en sera sûrement ainsi (même si je n’ai pas de boule de cristal), surtout si le métier reste tel quel!

 Alors, Community Manager, est-ce un métier?  Parce qu’à en croire les offres d’emplois, ce serait plutôt un stage ou au mieux un job en CDD. Il y a  de quoi se poser la question, de la valeur qu’est donnée à notre métier ? Selon le récent sondage réalisé par Anov Agency et RégionsJob, la proportion de CM en CDI est en baisse, passant de 51% en 2011 à 47% en 2012. Mais ce qui est le plus frappant (ou intolérable, au choix), ce sont les compétences requises: il faut être trilingue, graphiste, développeur, journaliste, reporter photo… Est-ce que cela participe à la grosse déprime des community managers? Quel est l’avenir du métier, si tant est, que l’on puisse le considérer comme tel?

 

Le community management en France

Retour, sur l’étude le profil type du community manager en France: nous serions toujours une majorité de femme même si l’écart diminue, à plus de 50% ayant minimum  un bac +3. En reconversion, et pour la majorité issue du domaine de la communication ou du Web, je travaille en CDI.

Même si 93% de la communauté émane des réseaux sociaux, 66% est éparpillée sur le Web contre 48% l’an dernier. Ces chiffres sont issus de la dernière étude réalisée par Anov Agency et Régionsjob qui vient tout juste de sortir. On peut y lire que les étudiants ont un engouement plus fort pour ce métier et  peut-être peut-on avancer que sa jeunesse et sa constante évolution y sont pour quelque chose. En effet, celui-ci permet d’appréhender les techniques, de se former en ligne grâce notamment aux communautés de CM mais aussi, grâce à la tonne de tutoriels que l’on trouve sur le Web.

 

 Les idées reçues du community management sont donc mis à mal avec cette enquête.

Avec cette enquête, on s’aperçoit donc que le community management n’est pas qu’un stage et que la demande en la matière est accrue même si  les budgets alloués ne le sont pas, eux, malheureusement. D’autres clichés ont le cou tordu également: le community management ce n’est pas (que) Facebook! Si, Si je vous assure!

C’est un métier qui consiste à faire émerger les communautés, à les faire communiquer entre elles. Le but est de  leur donner un espace et de la matière pour pouvoir parler de la marque, si possible, en bien! Un gestionnaire de communautés doit identifier les espaces conversationnels quelque soit le type de  plateformes où elles se trouvent (pas seulement Pinterest, Linkedin ou encore facebook)

 

La complainte du CM

Pour autant, les clichés restent une grosse menace pour la profession. Il faut sans cesse se justifier auprès du client, de ses supérieurs, du grand public. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut y être mais il faut tout le temps donner des chiffres car sans chiffres, on ne justifie rien.

Oui mais, on a beau le répéter, le community management se base sur l’interaction humaine, comment quantifier des sentiments? Quelles métriques choisir pour calculer…de la présence de l’engagement? Quelle définition donnez-vous à tous ces mots?

En effet, si pour votre secteur d’activité, être un utilisateur engagé, cela consiste déjà à ne pas cracher sur la marque quand tout le monde le fait peut-être, peut-on s’estimer heureux? Dans un autre secteur, je pense au tourisme de loisirs notamment, où là la notion d’engagement prendra tout son sens! Dans ce secteur, les fans, abonnés vont recommander le site ou la marque, jouer pour gagner des voyages, se plaindre sur le SAV…

Pour autant un aspect essentiel ne joue pas en la faveur du métier,  il s’agit du nombre croissant de stagiaires laissés pour compte sur les médias sociaux avec pour seul arbitre, garde-fous… lui-même. Pour en rajouter une couche, la médiatisation de ces situations, et surtout de bad buzz où le stagiaire était en première ligne a sûrement contribué à alimenter les clichés du community management comme un “job” réservé au petit stagiaire.

 

Quel avenir pour le community manager en France?

Alors quel avenir pour le community mangement, c’est une question que j’ai posé à quelques CM, et notamment à Romain Santiago, autre rédacteur MyCM. Selon lui,  l’atout du community manager sera son expertise dans l’animation de communautés et non plus son expertise sur les outils. A ses yeux, la pratique des outils du Web va se démocratiser et le community manager devra devenir un expert dans sa discipline pour exister.

L’écoute doit être la priorité du CM : apprendre à écouter l’internaute, surtout en cette période où le Web semble  traverser une période de lassitude des médias sociaux. Le CM doit être à l’écoute et comprendre que trop d’info tue l’info. Ce concept d’infobésité que l’on emploie en général pour parler de la surabondance de mail dans le monde du travail peut correspondre à cette situation. L’infobésité peut tuer le métier, qu’on se le dise!

Et nous sommes aussi,  les artisans de notre propre déclin!  A trop jouer les évangélisateurs, tout un chacun va pouvoir faire son propre community manager dans son coin. Et ce sont les annonceurs qui ne vont pas se gêner pour aller sur ce terrain afin de récupérer des managers de communautés internes à moindre coût!

Pour ma part, je pense que les contours de la profession ne sont pas assez clairs, pas assez hiérarchisés et surtout tout cela manque cruellement d’analyses, de chiffres.  Le community manager vend trop de rêve, trop de flou dans un monde où tout passe par les chifffres.  Même si la frénésie du début permet de conquérir certaines belles marques, combien de temps vont-elles se contenter “d’y être parce que 1 milliard d’utilisateurs y est”?

 Si le ROI tarde tant à venir y a-t-il une chance pour que l’on parle de réel gain sur les réseaux sociaux?

 

Donner ses lettres de noblesse au Community Management

Pour conclure, il me semble que pour donner son sens à la profession, il y aura quelques étapes par lesquelles il sera nécessaire de passer. Quelques pistes:

  • Une première étape consistera en une redéfinition du poste (notion de senior/junior notamment). Ce n’est pas simple, car ce poste propose des missions  hétérogènes avec des secteurs très différents les uns des autres. 
  • Le métier devra évoluer et passer de simple rédacteur de post ou de billet (qui soit dit en passant n’a rien de simple!) à une dimension de prescripteur, quelqu’un qui détecte les tendances,  les nouveaux outils. Toujours dans cette optique d’évolution, le community manager devra comprendre les enjeux de l’entreprise et du secteur concerné afin de déterminer une stratégie complète. Pour acquérir ses lettres de noblesses, à mon sens, il faudra en finir de l’utilisation de l’outil pour l’outil, être sur Facebook parce que tout le monde y est, se jeter sur Pinterest pour montrer qu’on est “in”… pour finir sur les évolutions intrinsèques, il doit accompagner l’entreprise dans la mise en œuvre de ses objectifs, en la conseillant, la formant, la coachant. Puisqu’il est une chose dont on parle souvent en râlant, c’est bien de la difficulté de faire comprendre certaines notions aux entreprises. Eh bien, il va falloir mettre la main à la pâte et proposer des accompagnements au changement/conférence/séminaire…tout cela doit faire partie intégrante de ce métier.
  • Le community manager est une valeur ajoutée de l’entreprise. Prenez donc de la valeur, soyez la bouche et les oreilles de votre client, sachez écouter votre communauté et être son porte-parole également. Soyez expert dans votre domaine! Que veut votre communauté? quelles sont ses attentes? Connaissez-la sur le bout des doigts!

Et vous quel est votre avis sur l’avenir du community management?

 

Source: Les community managers en France en 2012



A propos de l'auteur

Mélaine Jacques
Mélaine Jacques
Fondatrice de l'agence COMMEL' et Consultante social média au sein de celle-ci, mon vœu est d'évangéliser les réseaux sociaux pour les PME/ PMI et les entrepreneurs. Mais ma passion s'oriente vers les interventions et les formations auprès de publics avertis ou non, sur des thématiques liées au réseaux sociaux comme le E-recrutement, notamment! Après 10 ans dans le social et les relations humaines, je n'envisage pas le Web autrement que par ces échanges et ces rencontres! Alors à bientôt pour converser!








 
 

 
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35 commentaires


 
 

  1. Robin

    A mon sens, la sectorisation du métier est une étape indispensable qui permettra de pérenniser l’activité de community manager. La différence me paraît énorme entre un community manager pour une collectivité locale, une grande entreprise, une maison d’édition ou une entreprise médiatique… Il me semble que l’emploi de multiples termes tels que Social media editor, community manager, chargé des réseaux sociaux va dans le sens de ce besoin de sectorisation.


  2. Bonjour et merci pour cet excellent article ! Je suis tout de même un peu étonnée de lire que cette profession serait déjà remise en question. Ici à Montpellier, j’ai plutôt envie de vous écrire qu’elle commence à s’installer dans les esprits ! Bien entendu entre la théorie et la réalité, il y a un monde mais on sent vraiment que les clients sont de plus en plus sensibilisés.


    • Mélaine Jacques

      Bonjour,
      Merci de participer à la conversation. En fait, je m’interroge réellement sur l’avenir du métier en tous les cas dans sa forme actuelle. Depuis quelques temps déjà, sur le forum et lors de diverses rencontres, on discute de cet état de fait, de la disparité des missions, des responsabilités de plus en plus importantes que l’on confie à des stagiaires payés au lance-pierre. Alors en effet, le community management commence à être connu, la question surtout, c’est est-ce que c’est à sa juste valeur? Tout le monde veut un community manager mais pourquoi faire? Tout et n’importe quoi dès qu’il s’agit du Web! Tous les annonceurs ou agence ne fonctionne pas comme ça évidemment! Je pense qu’il y a tout de même un réel travail à faire de notre part pour faire comprendre les contours du métier, ce qu’il représente. L’évolution à mon avis ne doit pas se faire que dans les mots mais dans les missions.


  3. Lisa

    « la pratique des outils du Web va se démocratiser et le community manager devra devenir un expert dans sa discipline pour exister. »

    Je n’aurais pas dit mieux. Je suis 200% d’accord.

    Le Community Management est malheureusement un métier que tout le monde peut faire avec un peu de pratique. Il suffit qu’un collègue se renseigne sur vos activités et suive ce que vous faites à la lettre sur les réseaux sociaux pour être aussi bon que vous. C’est malheureusement une réalité.
    La seule chose qui fait que vous êtes unique c’est votre style d’écriture et votre connaissance des communautés que personne ne peut vous piquer. Mais à ce jeu là l’employeur ne va pas se poser 10 000 questions et simplement garder l’employé le moins cher du marché…

    Et puis ce qui est horripilant aussi, c’est que personne ne comprend jamais l’utilité de notre métier et pense qu’on ne fait rien de nos journées alors que le gros travail du community manager c’est de veiller.

    Moi je ne me lasse pas du métier, je me lasse du fait que c’est un métier qui n’évolue pas car personne ne le comprend.

    D’ailleurs à part pour certaines communautés très ciblées et niche, le rôle du community manager n’est pas toujours indispensable…

    Enfin concernant le dernier paragraphe du billet, je dirais que oui, idéalement il faudrait être la voix de l’entreprise mais en pratique on vous dit de faire ça, ça et ça et vous n’avez pas votre mot à dire parce que le métier est tellement nouveau que personne ne vous fait confiance. A part évidemment quand vos actions font gagner des fans ou buzz sur la toile…


  4. Stéphanie

    Pour ma part, je pense que les médias sociaux s’inscrire dans une stratégie de communication plus globale. L’existence des community managers et la perennisation de ce métier dépend beaucoup des secteurs d’activité.
    Il est vrai que ce métier n’est pas réellement reconnu au sein de l’entreprise. Il faut éduquer, insister, montrer ce qu’il y a à gagner.
    C’est un nouveau métier, une nouvelle activité dans une stratégie de communication et selon moi, cela se construit petit à petit.


  5. Bonjour Mélaine, merci pour cet excellent article qui bien qu’un peu pessimiste, résume tout à fait ce qui se passe en ce moment.

    En tant que freelance, je ne peux que constater que le community management est un peu traité “par-dessus la jambe” par les entreprises qui préfèrent prendre des stagiaires au lieu de faire confiance à quelqu’un qui pourrait leur apporter une vraie expertise. La raison est simple comme vous l’avez expliqué : le métier n’est pas toujours bien compris. Certains de mes clients ont un seul objectif : gagner des fans sur Facebook, sans prendre en compte si cet outil correspond ou non à leur cibles.

    L’autre versant, et comme Lisa, je ne l’aurais pas mieux dit : « la pratique des outils du Web va se démocratiser et le community manager devra devenir un expert dans sa discipline pour exister. » A une époque où tout le monde pratique le personal branding, reçoit des google alertes et fait de la curation, comment se démarquer ?

    Bonne soirée !


  6. Bonjour,
    merci pour cet article qui pointe du doigt une crainte plus ou moins présente chez chaque CM. Je suis d’accord avec toi sur le fait que le rôle du CM tend à s’affiner, on a tous connu je pense ce début “mouton à 5 pattes” indispensable pour la maturation de cette nouvelle mission…

    Aujourd’hui pour être bien intégré dans les budgets et créer des postes pérennes il doit être intégré de manière plus globale à la stratégie de com, et la question des objectifs se pose…
    - l’identification (et l’animation) des communautés existantes est un point important et chronophage mais qui est aujourd’hui entouré d’outils et de techniques rodées (mais il faut du temps on est d’accord)…
    - le point qu’on évoque plus rarement mais qui peut donner du poids à la missions de CM est la recherche et la détection de nouvelles communautés, de nouveaux relais d’informations pertinents et la mesure du potentiel de ces communautés (en apport clientèle mais aussi pour détecter les nouvelles tendances afin d’adapter son offre)

    Les missions du CM Senior pourraient ainsi s’orienter plutôt sur de l’analyse marketing et tendances des communautés (en gros de la Recherche & Developpement mais avec une matière très particulière à gérer : l’humain) et peut être le CM Junior plutôt sur de l’animation de communauté avec la maitrise de tout ce que tu as déjà cité dans ton article…

    Pour conclure sur la remarque de “tout le monde peut le faire…” je n’en suis pas certain, je rejoins Lisa et je pense qu’on peut détecter chez la plupart des CM une sensibilité, un altruisme et une capacité à rédiger, inciter, donner envie… qu’on ne retrouve pas chez tout le monde et encore moins quand c’est fait avec plaisir…

    Voilà pour ce qui est de mon regard sur cette nouvelle mission, c’est peut être aussi aux CM en poste d’aider à ce que cette mission se professionnalise…
    bonne journée à tous,
    Michel


  7. Mélaine Jacques

    Merci pour ce commentaire Michel,
    Effectivement c’est au CMs en poste d’oeuvrer pour que se métier continue son processus de professionnalisation. Le but de cet article n’est pas de dresser un portrait pessimiste mais factuel. Je suis en accord avec ton analyse sur les missions d’identification et de veille sur la communauté. Alors au travail!! ;)


  8. A mon avis le community management est un vrai métier mais qui n’est pas encore reconnu comme tel, que ce soit par le public ou les entreprises. Cela est dû à la jeunesse des réseaux sociaux, au manque d’expérience des entreprises, mais elles comprendront à mon sens très rapidement les enjeux, et commenceront à embaucher des personnes qualifiées en CDI. Par contre, le job devrait évoluer, c’est certain, mais pour prendre plus de place et d’importance dans la communication des entreprises.


  9. Le communiy managment c’est du marketing. Le marketing web c’est une somme de chiffres complètement faux. par exemple : y a 1 milliard de comptes fb : combien sont actifs tous les jours (pour voir ma publication mieux vaut que l’individu y aille plusieurs fois) , mais si la personne a 2 comptes : j’ai touché qu’une seule personne… Au fond je pense qu’il faut diviser au moins par 3 tous les chiffres.

    Bref, tout ca pour dire que pour moi, le CM fait du quali et pas vraiment du quanti ; rechercher le ROI ne sera pas grace au web et le ROI n existe meme pas vraiment dans la pub : mon affiche dans le métro est vu par 1 million de voyageurs par jours, combien iront achetés ? On en sait rien.

    Dans un monde d’interactions, de 2.0, le CM peut devenir le premier lien officiel des entreprises avec leurs clients.


  10. Camyo

    Bonjour,
    Je me suis moi même pas mal interrogé sur les CM ..

    Pour avoir bossé en agence avec des CM bossant pour des clients,
    j’ai et je pense encore que le CM DOIT faire partie de l’entreprise.

    Un CM c’est un service client / un service marketing / un démineur
    le tout en étant proactif .. et en veille permanente ( tendance/ technologique / clients / fournisseurs )

    Mais un CM qui bosse en agence ne portera pas la culture de l’entreprise ni la culture métier de l’entreprise qui l’emploi ..
    Surtout que dans la plupart des cas, le CM ne consacre que X heures par jours / semaine pour l’entreprise, il jongle d’entreprise en entreprise ..
    pour un résultat que je qualifierais de médiocre.

    Mais un CM dans une “Entreprise 2.0″ ou les barrière de fonctions sont tombé , ou l’information en interne circule .. La il prend matière et pertinence.

    Mais combien d’entreprise sont elle prête a passé au concept 2.0 ?


    • Lisa

      Un très bon point que tu abordes là.

      Effectivement je pense que très peu d’entreprises sont prêtes à passer au 2.0.
      Pour moi le 2.0 c’est la possibilité de laisser intégralement carte blanche au CM. Il connaît mieux son métier que quiconque donc il faudrait éviter de lui mettre plein de bâtons dans les roues parce que tel ou tel statut c’est pas super pour l’image de marque ou que la photo choisie n’est pas la meilleure etc.

      Je suis aussi d’accord qu’en agence, être un CM n’a ni beaucoup d’intérêt ni de sens. La personne ne connaît absolument pas la culture de l’entreprise.
      De toute façon, pour avoir été CM en agence, les boites finissent par internaliser tout ça ce qui a beaucoup plus de sens à mon avis. Je me souviens encore du temps où je recevais 50 documents des boîtes et devais monter mon calendrier éditorial à faire ensuite valider par la boite… Une perte de temps et d’argent incroyable pour eux.

      Un CM c’est super pour une boîte mais j’aurais tendance à lui donner d’autres activités connexes. Type SEO. D’ailleurs aux USA le terme de CM n’existe plus, on les appelle désormais des SEO & Social Media Specialist.


      • Camyo

        C’est seulement dans le meilleur des cas que l’entreprise intègre le CM à son équipe …
        Sinon, elle abandonne simplement, Car elle n’en retire aucun bénéfice

        ( Non, je n’ai pas parlé de ROI !! ;) )


  11. Le Community Manager nest pas mort, bien au contraire, simplement le nouveau Community Manger devra évoluer, se développer, ajouter des cordes à son arc… Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il devra occuper la fonction de couteau suisse dans l’entreprise mais il ne pourra plus se contenter d’occuper l’espace. Il devra créer l’espace, dynamiser le bouche à oreille virtuel, obtenir des résultats quantifiables et enfin organiser son poste de manière pertinente afin de présenter des rapports.

    Alors le métier prendra tout son sens…


  12. Bonjour à tous,

    Je suis moi-même CM dans l’industrie du jeu vidéo à l’étranger. Je pense ne pas me tromper en disant que c’est probablement dans ce domaine là que la notion de CM a émergé. De ce fait, c’est dans cette industrie que le rôle du CM est le plus ancien et aussi dans celle-ci que ce rôle à eu le plus de temps évoluer. En plus de cela, et je le dis sans aucune amertume ou méchanceté, je pense que la vague sociale a démarré plus tard en France et ce qui se passe en dehors de la France est à mon avis un indice de l’évolution possible.

    Le CM pour être engageant est amené de plus en plus à être aussi un créateur de contenue. L’écriture est une chose mais il est inutile de se cacher que le format audio et surtout vidéo commence à prendre énormément d’importance.

    Contrairement au dernier commentaire d’Olivier, oui je pense que le CM sera une sorte de couteau suisse de la communication, une personne qui sait communiqué et qui sait mener ses projets d’un manière autonome ou avec une équipe réduite. Le CM est maintenant en relation avec le service marketing, les développeurs, le support client… Pas seulement pour du rapport, mais pour une réelle implication dans le décisionnel (pour le marketing) ou dans les réponses à envoyer (pour le support).

    Car les CM qui seront dans les grandes boites de demain et qui auront une équipe de graphistes, monteurs vidéo… sont ceux qui auront réussi et percé dès aujourd’hui. Les nouveaux et ceux à venir vont devoir s’adapter à des critères toujours plus sélectifs pour être la personne qui sera choisie. Car oui la mentalité des entreprises change je pense et elles sont prêtes à engager un CM, mais pas 3, et cette personne là devra être un concentré de talent. Personnellement je ne pense pas que cela soit une mauvaise chose car à la longue cela aura une bonne influence sur l’image de la profession.

    Actuellement afficher que l’on est CM dans sa bio twitter sur le réseau Francophone est pas loin d’être inutile tellement ce terme est utilisé à tout va, du moins c’est l’image que j’en ai. Quand je parle de ma profession autour de moi ici à Berlin, je vois des gens intrigués qui posent des questions sur la profession et reconnaissent l’importance de l’engagement, quand j’en parle pendant mes vacances en France, je suis un gland qui passe ses journées sur Facebook et twitter.

    Là ou je ne suis pas d’accord c’est quand j’entend qu’un collègue qui regarde se qu’on fait peut être aussi bon. Je pense que ce que nous faisons est avant tout une histoire de personnalité. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un don, mais tout le monde n’a pas une personnalité qui correspond à ce genre de mission. Bien entendu il est possible de travailler ça mais le boulot sera extrêmement difficile pour une personne qui doit se forcer.

    Après comme cela était dit c’est une question de sensibilisation pour faire comprendre les responsabilité et l’implication que nous avons. Chose bien implanté ici dans le domaine du jeu ou les supérieurs hiérarchiques sont bien au courant qu’un CM peut mettre une entreprise à terre.

    J’ai été un poil long, merci à ceux qui auront pris le temps de me lire. Les CM ne sont pas mort mais le CM mono-tache le sera bientôt à mon avis.


  13. Lisa

    Salut Maxime,

    Comme tu l’as précisé, le jeu vidéo a presque créé le community management et je suis entièrement d’accord avec toi sur le fait qu’il faut une véritable personnalité pour gérer toutes ces pages (forums, réseaux sociaux etc.). Mais tu es dans un univers particulier et presque niche. Je peux t’assurer que dans mon domaine (télévision) où tout doit être révisé et où tu n’as aucune marge de manoeuvre, un collègue bien informé peut te remplacer avec de la pratique.

    D’ailleurs, dans pas mal de boites, les services communication/marketing s’occupent de leurs réseaux sociaux et il n’y a pas vraiment de personne dédiée. Si tu as une bonne plume et une compréhension du web dans son ensemble, dans bien des cas de figure tu peux t’en sortir.
    Sur les forums, c’est une histoire complètement différente ! D’ailleurs si tu me demandes, je suis une pro forum alors que les réseaux sociaux m’agacent quand ils n’ont pas véritables utilités.

    Tout est question d’auditoire. D’ailleurs, je rêverais de bosser en jeux vidéo… Les possibilités sont presque infinies je trouve en terme de community management.


  14. Bonjour,
    Je découvre ce site et me donne l’effet d’une Alcoolique Anonyme qui aurait trouvé sa chapelle! Merci beaucoup pour cet article éclairant sur la situation actuelle du CM. Cuisinière et blogueuse, je me retrouve moi-même à occuper ces fonctions en free-lance pour une petite entreprise alimentaire qui a grand besoin de développer son réseau.
    Ce sont mes compétences et mon goût du contact qui m’ont amené à ce métier, mais aujourd’hui encore j’ai du mal à m’approprier complètement. Je fais tout de manière instinctive, adore rédiger des contenus, imaginer qui mon produit va toucher, quelles sont ses habitudes, comment le séduire.Il y a de cela deux mois, je ne savais pas encore quel nom portait ma fonction. Au hasard de mes lectures, de mes pérégrinations sur internet, j’ai réalisé que moi aussi, j’étais une CM.
    Mais je manque de formation technique, j’ai envie d’être un peu plus que ce mouton à cinq patte et savoir exactement ce que je fais et pourquoi je le fais.
    C’est évident qu’être DANS l’entreprise est une nécessité. Réseauter à distance de celui pour qui on le fait, c’est extrêmement compliqué. Le CM touche à la com globale de l’entreprise. C’est un poste clé à partir du moment où l’on en prend conscience.
    Je ne manquerai pas de suivre les nouveaux articles de votre site.
    Merci à vous, “amis” virtuels, pour ces témoignages très instructifs!


  15. Bonjour,

    Je ne rejoins que partiellement l’analyse de cet article, bien rédigé toutefois. Je ne pense pas que la profession de CM soit remise en question, bien au contraire, elle prend de plus en plus d’importance à mon sens.

    Facebook (pour parler de Facebook), mais aussi Twitter, Pinterest, Viadeo proposent de plus en plus d’outils et de fonctionnalités qui permettent au CM d’imaginer des stratégies beaucoup plus riches que par le passé.

    Et puis, même si nous avons l’impression que l’utilisation des RS est facile parce que nous baignons dedans tous les jours et que n’importe quel internaute peut rapidement maîtriser les bases du CM, c’est en réalité un métier de plus en plus difficile ! Les CM doivent faire face à la profusion des plate-formes et des outils, de plus en plus riches, et distinguer le bon grain de l’ivraie. On ne s’en rend pas compte, mais un outil comme Facebook est incroyablement riche et complexe : les stats, la pub, les applis, les posts, les vidéos, les jeux, les albums photos etc. etc. Même si vu comme ça, c’est carrément fun, cela demande pourtant beaucoup de boulot et d’organisation !

    Donc non, au contraire, le métier de CM s’enrichit, et, encore plus maintenant, sa valeur ajoutée va être dans sa capacité à envisager les choses de manière globale, et à mettre en place des stratégies cohérentes et efficaces.


 
 



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