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Médias Sociaux

13 mars 2012

Pourquoi vous devez tuer votre taux d’engagement Facebook !

closeCet article a été publié il y a 2 ans 5 mois 8 jours, il est possible qu’il ne soit plus à jour.
Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Je vois ici et fleurir des articles sur le calcul du taux d’engagement d’une page sur Facebook. Les analytics Facebook sont justement un sujet dans lequel je me suis plongé ces derniers mois et je suis ravi de partager avec vous le fruit de mes réflexions. Pour commencer…

Qu’est censé mesurer ce taux ?

Le degré d’implication avec une marque ou, à défaut, le degré d’implication avec son contenu. En simplifiant, plus le taux d’engagement est élevé et plus vos fans apprécient votre contenu, ou en tous cas, réagissent à celui-ci.

Depuis que Facebook a lancé l’indicateur “Talking about this” (Personnes qui en parlent, en français dans le texte), et surtout depuis que cet indicateur a été rendu public, les possesseurs de page ont un peu changé leur fusil d’épaule, en passant de la chasse éperdue aux fans à la chasse à l’engagement.

Chasse rendue d’autant plus nécessaire que l’engagement est le Saint Graal permettant de dépasser les limites de l’Edgerank, le fameux algorithme de Facebook qui sélectionne les publications affichées sur le mur du fan. Plus un contenu “engage” les utilisateurs Facebook et plus il a de chance d’être bien considéré par Edgerank.

En deux mot, un contenu qui “engage”, c’est un contenu qui gagne un droit de plus forte visibilité auprès des fans de la page.
Et lorsque l’on sait, qu’en moyenne, seulement 16% des fans d’une page voient son contenu dans leur fil d’actualité, on comprend que la mesure de cet engagement soit une donnée critique pour permettre de dépasser ce taux.

 

Comscore Facebook Power of like

Etude Comscore/Facebook "The Power Of Like" Mars 2011

 

Comment ce taux est-il généralement mesuré ?

L’industrie semble commencer à s’accorder sur la méthode de calcul suivante :

                                 Personnes qui en parlent
Taux d’engagement = ———————————   x 100
                                       Nombre de fans 

 Il est parfois aussi calculé en remplaçant le nombre de “Personnes qui en parlent” par le nombre de likes+commentaires+partages/publication.

 

Pourquoi ce calcul est incorrect

Je ne m’attarderai pas sur le premier biais, relativement mineur par rapport à ce qui va suivre, qui provient du fait que la donnée “Talking About This” intègre aussi bien des fans que des non-fans.

Le principal problème de ce calcul est qu’il n’utilise pas les bonnes variables pour mesurer ce que l’on cherche à mesurer.

En effet, l’objectif du taux d’engagement est de mesurer l’implication des fans avec les contenus de la page.

Et comment le calcule-t-on ? En intégrant les 84% (cf plus haut) de fans qui ne voient pas le contenu! J’ai du mal à saisir comment des fans qui ne voient pas le contenu peuvent le liker, le commenter ou le partager. Et pourtant, la formule de calcul plus haut prends bien en compte cette écrasante proportion dans son calcul.

Pour un exemple concret, plus proche de nous (surtout en ce moment), c’est comme si l’on intégrait les votes blancs dans les résultats d’une élection. Pire (parce que les votes blancs expriment au moins une non-décision), ça serait plutôt si l’on intégrait l’ensemble des français en droit de voter dans le calcul du résultat des élections, qu’ils soient venus voter ou non!

Fort heureusement, les résultats d’une élection sont donnés en %age des suffrages exprimés, pas sur l’ensemble de la population en droit de voter.

Le troisième biais, qui n’est pas neutre vu l’usage des utilisateurs de Facebook, c’est que la donnée Talking About This n’intègre pas de nombreuses et fréquentes interactions avec vos contenus. Si un utilisateur regarde l’une de vos photos, visionne l’une de vos vidéos ou clique sur l’un de vos liens, ces interactions ne sont pas comptabilisées dans le nombre de “personnes qui en parlent”. A contrario, le nombre de nouveaux fans est intégré dans l’indicateur. Cet élément est pourtant facilement influençable : campagne média, jeu-concours,etc. Cela ne veut pas pour autant dire que votre contenu est très engageant.

Talking about this Coca-Cola

Données publiques sur la Page Facebook de Coca-Cola

 

Ce calcul est donc dangereux à plus d’un titre

1. Il masque la réalité de l’engagement
2. Il donne un résultat affectant la crédibilité du média

On obtient en effet des taux d’engagement rarement supérieurs à 1 ou 2%. Que doit penser un Directeur Marketing qui avec d’autres outils comme l’email obtient des taux d’ouverture supérieurs à 20% ? On aura beau lui expliquer que ouverture et engagement ce n’est pas pareil blablabla, il n’en reste pas moins que ces chiffres très faibles ne donnent pas une bonne image de la performance de Facebook en terme de communication de marque. Ce n’est pas un problème en soi s’ils servent à communiquer une donnée sur  une réalité tangible, mais ce n’est pas le cas.

L’industrie se tire ainsi, il me semble, une balle dans le pied en continuant de communiquer sur ce taux comme mesure de l’engagement.

 

Comment calculer le vrai taux d’engagement d’une page ?

Il faut se baser sur d’autres données, elles aussi fournies par Facebook.

                                         Personnes engagées
Taux d’engagement réel = —————————-   x 100
                                         Personnes touchées

De cette manière nous mesurons bien le degré d’attractivité du contenu posté par la page : sur ceux qui ont vu notre contenu, quelle part a interagit avec lui ?

Cette formule supprime les 3 biais présentés ci-dessus :

1. La formule intègre les fans et les non-fans sur les deux données (Personnes engagées/Personnes touchées)
2. Seules les personnes qui ont la possibilité d’interagir avec le contenu sont comptabilisées
3. L’indicateur “Les personnes engagées”, telles que calculées par Facebook, mesure toutes les personnes qui ont cliqué sur votre contenu (like, commentaire, partage, lien, vidéo jouée, photo affichée…). Cette donnée intègre donc bien toutes les actions qui pourraient composer l’engagement.

Le seul problème de cette formule, c’est que les données ne sont disponibles que pour l’administrateur de la page.

 

L’ancien taux d’engagement doit-il disparaitre ?

Non. Il doit juste évoluer. Il reste utile pour comparer les performances entre les pages (même si la différence entre les performances de Edgerank de chaque page introduise encore un biais, mais ce sera l’objet d’un autre article). 

Mais celui-ci doit être renommé pour afficher ce qu’il représente réellement : un taux d’activation virale. En effet, il réponds bien à la question “Sur mes fans, quelle proportion génère de la visibilité virale sur Facebook ?” (C’est ainsi que nous avons choisi de le nommer dans notre solution, mais si vous avez une autre suggestion, je suis preneur!)

De la même manière que l’on ne déclare pas tel candidat gagnant des élections sur la base de 1,2% des français en droit de voter mais sur la base de 51% des suffrages exprimés, il me semble impératif que le taux d’engagement actuel soit renommé et que le véritable taux d’engagement soit communiqué aux clients ou aux Directions marketing.

A vos commentaires!



A propos de l'auteur

Stephane Allard
Stephane Allard
CEO et fondateur de Wise (http://www.wisemetrics.com), une solution innovante d'analytics Facebook pour les agences et les marques. J'ai précédemment créé, en 2003, l'agence Spheeris (http://www.vianova-spheeris.com), spécialiste des médias sociaux. J'ai ainsi eu l'occasion de conseiller et de mettre en oeuvre des stratégies sur les médias sociaux pour de nombreuses grandes marques : Renault, Ford, Francine, L'Oréal, Dyson, Skip, Le Petit Marseillais, Mixa, Braun, Calvin Klein...








 
 

 
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82 commentaires


 
 

  1. Du très très bon Stéphane: j’attend avec impatience la suite de l’article :)


  2. Du très très bon Stéphane: j’attend avec impatience la suite de l’article :)


  3. Claire

    C’est exactement ce que Facebook appelle “viralité” dans le tableau des stats des fanpages. 


    • Preque. Pour mesurer la viralité d’un post, Facebook se base sur le nombre de personnes touchées (comme ici), mais prends comme deuxième valeur le nombre de stories (qui ne comptent que partiellement le volume d’interactions)


  4. L’éternelle question des indicateurs de performance sur les médias sociaux une nouvelle fois soulevée ! Même s’ils sont toujours imparfaits, les indicateurs fournis par Facebook donnent des pistes pour passer de la communication classique à la conversation. 

    En tout cas, votre analyse est très intéressante, bravo ! 


    • Merci! Ce qui est important c’est de ne pas prendre les indicateurs de Facebook.
      On voit trop souvent le cas où ce sont les indicateurs qui dictent le reporting… et donc la stratégie.
      Replaçons les choses dans l’ordre : d’abord la stratégie, ensuite les moyens et les kpis pour finalement voir si l’on peut trouver ces KPIs ou les adapter à ce que peut nous fournir Facebook.


  5. Raph

    Je ne suis pas réellement d’accord avec cette vision.

     

    Prendre en compte le nombre total de fan me semble assez logique.

     

    Si vos fans sont votre communauté, ils sont potentiellement
    intéressés par vos contenus et c’est donc à la marque de proposer des contenus
    qui les feront réagir.

     

    On parle de 16% de personne qui voit les contenus, mais il s’agit d’une
    moyenne et c’est votre contenu passé et votre capacité à proposer régulièrement
    du contenu de qualité qui va déterminer votre edge-rank et donc le nombre de
    personnes touchées.

     

    N’utiliser
    que les personnes touchées néglige l’entretien du edge-rank par la diffusion de
    contenu faisant réagir. C’est aussi le rôle de la marque de travailler sur son
    edge-rank pour faire augmenter son taux d’impression !

     

    Avoir un indice autour de 1% n’est effectivement pas vendeur, mais il est
    surement plus juste qu’un indicateur qui ne prend en compte que les gens qui de
    toute façon interagissent avec vous (ceux qui voient vos posts).

     

    Toujours
    est-il que cela reste des indicateurs et qu’un réel engagement d’un
    consommateur pour une marque ne se traduit pas par un like ou un commentaire
    (mais c’est un autre débat) :)


  6. Un article avec peu d’intérêt. La totalité des fans est tout à fait logique puisque s’ils ont cliqué sur “j’aime” c’est que notre contenu les intéresse potentiellement.
    Ensuite, le chiffre final qu’il soit de 1% ou de 20% selon la méthode, le résultat est le même au final, on a engagé x personnes/y personnes, mais les x personnes restent les mêmes.


    • Merci pour cette franchise “brute de fonderie”. Au moins, on ne tourne pas autour du pot! ;-)
      Le fait qu’ils cliquent j’aime ne veut pas dire qu’ils vont voir le contenu. 
      A ce moment là, si c’est la même chose, je pense qu’au prochaines élections on va annoncer le gagnant en fonction des personnes en âge de voter.


  7. Souzalesson

    Stephane, pourrais-tu nous donner un exemple de taux d’engagement d’une page ?

    Merci


  8. Comme rien n’est défini strictement par Facebook, tout est discutable et tout peut être mis en doute. L’important c’est de ne pas avoir d’avis trop tranché et de partager nos expériences. 
    Je trouve votre réflexion plutôt intéressante même si je ne partage pas votre avis….pour l’instant.
    Au passage merci pour le lien ;-)


    • C’est bien l’objectif de cet article. On peut être d’accord ou pas. A la limite, ce n’est pas cela qui importe.
      Ce qui importe c’est de bien réfléchir ses indicateurs en se posant toujours les questions :
      - Qu’est ce que je cherche à mesurer ?
      - Est-ce que mon calcul est pertinent pour rendre compte de ce que je cherche à mesurer ?


      • Je ne connais aucun community manager qui ne se soit pas posé ces questions.

        Pour mon article, il y a une méprise de votre part. J’ai simplement et avec humilité voulu partager un découverte d’une nouvelle donnée, avec ceux qui ne la connaissaient pas déjà.

        Pour le calcul du taux d’engagement, personnellement j’ai choisi de le calculer mensuellement pour des raisons pratiques et de reporting interne. De fait, il me manquait une donnée relativement “fiable” et surtout mensuelle. Cette découverte m’a bien aidé.
        Ainsi, c’est ce choix de reporting mensuel et l’apparition de cette donnée qui implique ma méthode de calcul du taux d’engagement par le “talking about this”

        Je me permets cette rectification car il me semble que vous n’ayez pas compris mon article. En effet, ma méthode de calcul est tout à fait pertinente pour les raisons que je viens d’expliquer et que j’ai relaté dans l’article.
        A l’avenir j’essaierai d’être plus explicite.

        Pour le calcul à 28 jours maximum du taux d’engagement, je rejoins tout à fait mon collègue Mathieu Bruc sur l’indicateur “portée” et sur les dessous de l’affaire pour Facebook.

        Finalement l’important dans l’histoire c’est que les CM arrivent à une méthode de calcul universelle afin de pouvoir se situer face à ses concurrents et ainsi pouvoir encore plus se focaliser sur la qualité des posts et l’efficacité de nos stratégies marketing respectives.

        Je demande donc aux personnes qui se veulent ou se disent référentes sur le sujet d’échanger véritablement leur méthode et d’en discuter avec humilité afin de trouver un consensus. Pour cela, les égos devront être mis de côté, mais c’est une autre histoire…

        Et pour moi l’article d’Amélie Broutin avait l’indéniable avantage de lancer le sujet et d’apporter un espace d’échange libre et motivant.

        Le votre l’est aussi, mais je sens derrière une envie de mettre en avant votre méthode, vos réflexions, au détriment de l’intelligence collective, cf “comment calculer le VRAI taux d’engagement ?”

        Merci de me contredire pour que je ne reste pas sur une première impression hasardeuse de votre motivation.


        • brunofridl

          Bonjour Trystan
          Je suis géné par cette phrase “pouvoir se situer face à ses concurrents et ainsi pouvoir encore plus se focaliser sur la qualité des posts et l’efficacité de nos stratégies marketing respectives” -si je ‘ai bien comprise ?-
          Quel rapport entre “se situer par rapport à ses concurrents” et “se focaliser sur la qualité et l’efficacité de sa strat” ?
          J’en ai parlé dans un commentaire un peu plus haut en reponse à Xavier.
          Une strategie sociale est tres personnelle (au sens pour l’entreprise) et il se focaliser sur ce qui fait du sens pour sa communauté/client /prospect. Peu importe ce que fait son concurrent. 
          Qu’en pensez vous ?


          • Bonjour Bruno,
            Oui en effet une stratégie sociale doit être la plus personnelle possible pour l’entreprise comme vous le dites. Pourtant, cela n’interdit pas d’évaluer ses propres pratiques et celles de son environnement concurrentiel afin de toujours s’adapter, si cela convient à la stratégie de l’entreprise et à la demande, afin de gagner en engagement et en efficacité.
            Pour moi, tout le monde se copie plus ou moins en marketing social et c’est même impératif. Car ce qui fait sens pour la communauté/client/prospect d’une entreprise “A” peut très bien être aussi efficace pour une entreprise “B”, si tant est que les deux entreprises soient sur le même crédo et possèdent des objectifs relativement similaires.
            Pour ma part je travaille dans le secteur du tourisme institutionnel à l’échelle régionale et mes “concurrents” (d’autres destinations à même échelle géographique et/ou administrative) et néanmoins collaborateurs possèdent souvent des objectifs similaires aux miens. Ainsi, il est primordial pour moi de connaître leurs stratégies et leurs pratiques afin d’évaluer l’efficacité de mes propres stratégies. Cela me permet de m’adapter le cas échéant et d’essayer de nouvelles méthodes d’engagement.
            En extrapolant à d’autres secteurs économiques, j’imagine que NIke et Adidas doivent aussi beaucoup se surveiller, de même que Redbull et Burn par exemple.
            Qu’en pensez-vous ?


          • brunofridl

            Le raisonnement se tient. La frilosité des entreprises est aussi un raison de ce copier coller. Que les entreprises se surveillent comme vous le precisez avec les exemples Nike/Adidas c’est normal. Apres, qu’elle se copie colle leur strategie est dommage. Dans mon quotidien, j’observe ce que font les entreprises d’un meme secteur pour en tirer des idees pour d’autres. 

            Un exemple du manque de créativité des entreprises que j’ai exprimé sur mon blog (consonaute.fr) concerne les cover du “nouveau” facebook pour les pages : la timeline. Quasiment aucune n’a créé de cover créative en jouant sur l’image de la cover et l’avatar.
            J’en ai recensé 61 qui jouaient sur ce duo. Seule marque créative : Dannette.

            Nous n’en sommes qu’au debut de cette formidable aventure et je vous rejoins sur le besoin d’humilité et de partage pour avancer ensemble sur le sujet


        • Bonjour Trystan, et merci pour votre commentaire constructif.
          D’accord avec vous sur l’ambition d’avoir une mesure reconnue par tous. Mais les échanges suite à cet article montrent que cela va être compliqué… ;-)

          Je ne cherche pas à mettre en avant ma méthode plus qu’autre chose, après tout chacun fait comme il lui plait, même si je continue de croire que c’est se tirer une balle dans le pied que de communiquer sur des taux d’engagement bas.

          Si je ne souhaitais pas le dialogue, je pense que j’aurai évité de publier cet article sur Mycommunitymanager… ;-)


          • J’ai cherché de l’aide sur le groupe MyCM, mais sans avoir trouvé de réponse (https://www.facebook.com/groups/LeForumMyCM/permalink/311818312240979/)

            Je vais une fois prendre en compte la “portée” mais sans en être totalement convaincu, si vous pouviez expliquer le pourquoi du comment, merci.

            “[J'étais en train de chercher dans les statistiques Facebook (via export excel) le fameux "personnes touchées" de cette article mais comme je ne trouve pas, j'aimerai avoir votre avis.

            "personnes engagées" se trouve facilement car se nomme "Utilisateurs engagés sur 28 jours". Mais en ce qui concerne "personnes touchées" j'hésite entre "audience total", "total des impressions" et "portée des publications" (à chaque fois sur 28jours).

            Ne comprend pas non plus pourquoi le total de différentes catégories n'est pas égale à organique + viral (jamais utilisé de publicité ou payer quelque chose à Fb).

            Merci bien de vos futurs réponses et de l’éclaircissement que vous pourriez m'apporter.]“


  9. Fabien

    Tout à fait d’accord avec cet article. Le critère “engagement” est un critère qualitatif. Il permet de savoir si tes posts sont intéressants ou pas et donc engageants ou pas. Je le comparerais plutot au taux de clics.

    Comme tu le précise bien, ce qu’on appelle aujourd’hui taux d’engagement devrait etre renommé en “taux de portée” qui est plus quantitatif et qui reste TRÈS important car c’est celui qui va avoir une inscidence direct sur le trafic de ton site web et donc sur ton “bottom line”.


  10. brunofridl

    Bonjour
    Analyse interessante. 
    Cependant, pourquoi se focaliser toujours et uniquement sur les fans ? Ce que je veux dire, c’est qu’il y a certainement beaucoup de non fans qui voient les contenus des marques et peuvent même interagir. Si – selon les stats – 1 utilisateur sur Facebook a en moyenne 130 amis, à chaque fois qu’il like/commente/partage un contenu de la marque, potentiellement, il diffuse à ses 130 amis ce contenu. Fans ou pas fans, cela n’a aucune importance.
    La différence avec l’email marketing que tu cites, c’est qu’avec une base de données email, tu es limité par la taille de ta base. Il n’y a pas de viralité. Sur Facebook, c’est différent justement parce que la viralité est au coeur du système.

    Une remarque sur ta phrase “Le seul problème de cette formule, c’est que les données ne sont disponibles que pour l’administrateur de la page.”
    Pourquoi c’est un probleme ? Cette donnée n’a pas vocation a être publique.

    Bruno


    • C’est vrai que l’objectif de la marque sur Facebook doit avant tout de créer de la viralité. Cependant avoir une base de fans conséquente permet de lancer le mouvement, donc on ne peut pas complètement l’ignorer.

      Sur le fait que les données ne soient pas publiques, cela rends difficile la comparaison avec d’autres pages. Il est ainsi plus difficile de déterminer ce qui est une bonne performance d’une moins bonne.


    • Ne pas oublier que le EdgeRank s’applique aussi aux profils personnels.


    • Xavier

      Bonjour Bruno, je me permets de vous donner mon avis, si vous en voulez ;-) L’ “ancien” taux d’engagement est publique et nous permettait de comparer notre taux à celui de nos concurrents par exemple. ça permettait de répondre à la question du client. ‘Ok un taux d’engagement de 15% mais est-ce que c’est bien ? ” Question à laquelle on ne pourra répondre précisément avec ce nouveau taux, même si on lui dira que 15 personnes sur 100 ont eu une action sur la publication et que oui, c’est pas mal.


      • brunofridl

        Xavier, bien sur que je veux vote avis. C’est l’essence meme d’une presence sur ce blog ;)

        Je comprends la remarque du client qui veut toujours se comparer. En revanche, je ne la cautionne pas. 
        Chaque marque à ses produits, son ADN, sa communauté, ses clients, ses contenus, un ton dans ses publications, … Même son voisin, aussi concurrent soit il, aura des resultats differents, avec ou sans copier coller la “strategie” du concurrent.

        J’ai deja eu ce debat pendant des années au sujet de l’email marketing. Que les marques arretent d’avoir peur et s’occupe de leurs clients. Faire 10 quand mon concurrent fait 5 c’est non satisfaisant parce qu’il reste 90 à satisfaire !!

        Il faut etre customer centric, pas concurrent centric ;)


  11. Bon comme j’ai un peu échangé avec Amélie et qu’elle a eu la gentilesse de me citer
    dans l’article que vous mentionnez en introduction, je me dois
    d’apporter un commentaire.

    « J’ai du mal à saisir comment des fans qui ne voient pas le contenu peuvent le liker, le commenter ou le partager. » → Simplement depuis le Fil d’Actualité de leurs Amis qui eux sont Fans et qui en Partageant un post de Page sur leurs Murs peuvent potentiellement le rendre visible à leurs Amis pas forcément Fan, non ?

    « La donnée Talking About This n’intègre pas de nombreuses et fréquentes interactions avec vos contenus. » → Je ne trouve pas que dans les exemples que vous proposez le fait de regarder une vidéo soit très engageant… En reprenant votre exemple civique, c’est comme regarder l’urne sans rien y déposer, pas même un vote blanc :)

    Dans ce que vous estimez comme être le calcul du « vrai taux d’engagement », pour les « Personnes touchées », j’imagine que vous prenez l’indicateur de « Portée »
    (reach) ? Par contre quel indicateur Facebook fait référence à ce que vous appelez « Personnes
    engagées » ? Ce n’est pas clair.

    Le vrai biais que vous balayez un peu vite dans le calcul que vous critiquez est effectivement d’intégrer une base de population différente (les Fans et les Non Fans). A la réflexion, je me dis que le calcul devrait plutôt être « Personnes qui en parlent » (Fans/Non Fans) sur l’Audience Totale (Portée ou Reach qui intègre l’ensemble des Utilisateurs, Fans comme Non Fans) mais ce procédé donne un taux ridiculement bas. Et les directions Marketing risqueraient de faire la gueule, Facebook aussi au passage, je crois sincéremment que c’est la vrai raison pour laquelle Facebook ne rend pas la donnée publique, c’est loin d’être un bon point pour les
    ventes d’espaces publicitaires.

    Au final, je trouve que le titre de votre post est un peu prétentieux ;) A la lecture de votre article, j’y repars avec plus de questions que de réponses. Qu’importe le nom que l’on veuille bien lui donner.
    Franchement votre «
    taux d’activation virale » c’est un peu inventer des
    concepts pour se faire plaisir. Le seul fait que Facebook rende public les « Personnes qui en
    parlent » et le « Nombre de Fans » devrait à lui seul cautionner les bases du calcul bien que sur certains aspects elles soient tout à fait attaquables, notamment sur le nom de Taux d’Engagement. Pour info sur la base de ce calcul, de nombreuses Pages génèrent bien au delà de 2% d’Engagement. Certains de vos arguments se tiennent mais je ne suis pas certain que vous apportiez une solution bien plus pertinente finalement si ce n’est celle d’embrouiller vos lecteurs attentifs (enfin plus ou moins concentrés à cette heure tardive :) .


    • Vous exprimez si bien mon sentiment! J’ai eu l’impression en lisant cet article qu’on ne répondait pas du tout à la question posée en titre. Je ne sais toujours pas pourquoi je devrais “tuer” le taux d’engagement de mes fans. Votre réponse fait écho à mes questions. Merci.


    • Je suis tout à fait d’accord avec Mathieu, et même si dans le fond toute la démonstration me dérange, je vais quand même faire l’effort de contre-argumenter sur les points les plus gênants :

      Vous dites à propos des 84% de fans qui ne voient pas les contenus postés sur une page Facebook qu’ils suivent pourtant : “J’ai du mal à saisir comment des fans qui ne voient pas le contenu peuvent le liker, le commenter ou le partager. Et pourtant, la formule de calcul plus haut prends bien en compte cette écrasante proportion dans son calcul.”

      => Et bien oui, le but du community manager, c’est justement de faire en sorte que le plus grand pourcentage de fans possibles voient le contenu. Et pour cela comment fait-on ? On cherche à obtenir la participation (= l’engagement) d’un maximum de fans.
      Il est donc parfaitement logique d’intégrer ces 2 données puisque c’est précisément ce taux (d’engagement) que l’on cherche à connaître.
      Tout autre calcul emmènerait à une falsification des chiffres dans le but de redorer le blason du CM qui s’occupe de la page et de faire croire à ses clients ou responsable qu’il bosse super bien alors qu’en fait pas du tout. Car je rejoins Mathieu pour dire qu’aujourd’hui un très grand nombre de pages dépassent largement un taux d’engagement de 2%. Ne vous déplaise si ce n’est pas le cas des pages que vous gérez…

      Vous dites encore : “Fort heureusement, les résultats d’une élection sont donnés en %age des suffrages exprimés, pas sur l’ensemble de la population en droit de voter.”

      => Il y a aussi une donnée qui s’appelle taux d’abstention qui intéresse très fortement tout le monde au moment de l’annonce des résultats des élections… Quand celui-ci frôle les 70% on se dit que le pays dans lequel on vit et son degré de “démocratie” va mal, très mal…comme pour une page facebook où les fans ne seraient pas engagés.

      Vous dites : “On obtient en effet des taux d’engagement rarement supérieurs à 1 ou 2%.”

      => C’est faux. Je l’ai déjà dit plus haut. Il manque décidément cruellement une étude de pages exemple dans votre argumentaire.

      Si on résume, votre formule magique n’inclut que les personnes qui ont eu la possibilité d’interagir : c’est un mauvais calcul qui n’a pour but que de regonfler l’ego du CM qui a posté tel ou tel contenu, mais ne comporte aucune vision d’ensemble. C’est la totalité des fans sur la page qui nous intéresse. Vraiment. Pas juste les 16% qui voient les contenus. Car ce chiffre est susceptible de varier grâce, justement à un bon engagement de l’ENSEMBLE de la communauté.


    • Pour ma part, je trouve que regarder des photos et des vidéos sont des actes engageants. Cela montre que le contenu posté par la marque intéresse. Question de point de vue.

      L’indicateur de personnes engagées s’appelle “Engaged users”. Donnée dispo via l’API (et sans doute aussi via l’extract excel).

      Sur le titre, je vous l’accorde.Mais il a au moins le mérite de faire réagir les lecteurs. Et c’est cela l’objectif. On peut ne pas être d’accord avec mon analyse. Ce qui importe c’est de réfléchir à ses indicateurs et ne pas prendre ceux de Facebook “parce que c’est Facebook qui les fournit”


  12. Le calcul que vous préconisez est déjà disponible. Il s’agit du taux de viralité des publications. Il nous appartient de le comptabiliser par jour, semaine ou mois.
    Je ne suis pas convaincue par votre démonstration, j’aimerais en savoir un peu plus et j’ai hâte d’avoir l,avis d’autres spécialistes qui réagiront certainement au titre sensationnaliste de votre article.


  13. L’intérêt à ce moment du nombre de personnes qui en parlent est bien de voir comment il augmente. La question #2 se pose en premier, ensuite la 1e, et enfin, comment augmenter cette proportion (nombre de personnes qui en parlent!)


  14. Souris_Verte

    Je vous signale une faute dans le premier sous-titre : il faut écrire « censé » (participe passé de l’ancien verbe censer) qui signifie « supposé », et non « sensé », (adjectif qui signifie raisonnable)


  15. Xavier

    Merci Stéphane. Bel article. C’est en effet un taux d’engagement que nous appelons chez nous “Comprehensive engagement rate” (comprehensive dans le sens “plus complet”) et que nous communiquons au client.
    J’ai constaté un 2ème problème dans cette nouvelle formule. Le nombre de personnes touchées en période de campagne fb ads augmente énormément et cela fait chuter notre nouveau taux d’engagement car les personnes engagées augmentent elles-aussi mais dans une proportion beaucoup moins grande. Donc on a des mois avec un taux à 15% puis soudainement on chute à 3% et le client panique. On pourrait pour remédier à cela prendre le reach organique + le reach viral mais même le reach viral augmente fortement en période de fb ads. Si on prend que le reach organique, on biaise la méthode de calcul également. Alors kékon fé ?  


    • Bonjour Xavier,
      Votre commentaire m’intéresse beaucoup, puis-je savoir pour quelle marques ou entreprises travaillez-vous ?
      Est-ce à dire que vous communiquez deux types de taux ?
      Oui moi aussi j’ai constaté le souci avec les facebook ads, c’est une des raisons pour lesquelles je n’ai pas utilisé la formule de Stéphane.
      Merci de votre expérience


    • Bonne remarque Xavier. Sur Wise, pour limiter l’effet momentané de l’achat d’espace, nous n’agrégeons en effet que les données de Reach en viral et en organic.
      C’est vrai que le viral peut-être boosté par une campagne ceci dit… Dans quelle proportion, je ne serai le dire.
      En attendant, la chute est quand même moins violente.


 
 



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