Les artistes français les plus populaires sur Facebook

Les artistes français les plus populaires sur Facebook

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On parle souvent des marques sur les médias sociaux, des marques en tant qu’entreprises, mais on oublie souvent que les personnalités sont des marques à part entière, et qu’elles ont des stratégies de communication tout autant développées que de grandes multinationales, comme on en avait déjà parlé ici dans un article qui expliquait pourquoi les stars devraient passer plus de temps sur le web que sur scène.

Concentrons nous sur les artistes français, et plus précisément ceux de l’industrie musicale (on entend par ici chanteurs, musiciens, DJs). On a fait le classement des artistes les plus likés sur Facebook (en ne comptabilisant uniquement ceux au-dessus d’1 million de fans). Ce n’est pas qu’on s’en fout des plus petits, mais le but n’est pas de faire un annuaire sans fin. Cliquez sur la photo si vous voulez accéder à la page Facebook correspondante. Vous pouvez fermer l’article dès la fin du classement, ou continuer un peu plus votre lecture sur le sujet pour se creuser un peu les méninges et enclencher une réflexion à propos de l’art et du business sur Facebook.

Le classement des artistes français les plus likés sur Facebook


1. David Guetta / 35 millions de fans


2. Daft Punk / 7,1 millions de fans


3. Sexion D’Assaut / 3,1 millions de fans


4. La Fouine / 2,7 millions de fans


5. Booba / 2,1 millions de fans


6. Soprano / 1.9 million de fans.


7. Mister You / 1.7 million de fans.


8. Justice / 1.6 million de fans


9. Bob Sinclar / 1,4 million de fans


10. Fatal Bazooka (Michael Youn) / 1,4 million de fans


11. Manu Chao / 1,3 million de fans


12. Phoenix / 1,3 million de fans


13. Matt Pokora / 1,2 million de fans


14. Rohff / 1,2 million de fans


15. Colonel Reyel / 1 million de fans


 

Danette et les fraises Tagada ont plus de fans que les chanteurs français

Bon alors, 15 artistes français au délà du million de fans, c’est vraiment peu. Non mais les gars, vous n’aimez pas la musique ? Parce que quand on voit que Danette, Dragibus, Tagada ou encore Tic Tac ont passé depuis longtemps la barre du million de fans, on se demande un peu où va le destin de la France. L’industrie de la musique n’arrive pas à séduire les français sur le web. Ressaisissez-vous un peu, arrêtez de manger des bonbons et intéressez-vous à la culture, non mais ! Tout ça pour dire que c’est vraiment dommage. On a encore la chance d’avoir un pays dynamique sur le plan musical, il y a beaucoup d’artistes excellents, qui remplissent des salles, qui cartonnent, qui font danser les foules, et qui pourtant sont complètement à côté de la plaque sur les réseaux sociaux. Avant d’apprendre à jouer à la guitare, il sera bientôt plus important de savoir gérer une page Facebook pour percer dans le milieu.

 

La loi de Darwin : ceux qui sont les plus likés survivent, les autres disparaissent

La faute à qui ? À vous qui ne savez pas soutenir vos idoles et qui ne savez pas cliquer sur le bouton “like” ? Ou alors aux artistes, maisons de disques, attachés de presse qui ne savent pas utiliser ces plateformes, trop concentrés sur la partie non-digitale de la musique et de la promotion ? Comme je n’ai pas envie de vous insulter vous, soyons un peu méchants (pour la bonne cause) avec les artistes. Bah ouais les gars. Les cassettes, les vinyls, les pogs, c’est fini, la belle époque a changé, et pas depuis hier, l’industrie de la musique change vite, très vite, et il faut s’adapter le plus vite possible. C’est un peu la loi de Darwin, les plus forts survivent, et dans notre cas les plus likés vendent plus de disques. L’objectif dans un business (oui, la culture et la musique sont un business comme un autre, il faut arrêter de se le cacher, c’est juste un business plus sympa que d’autres), c’est la réalité du business qui fait sa loi. Produire un album, ça coute cher, assurer un concert, ce sont des risques. Un nom, ça se construit sur des années, ça s’entretient, c’est une réputation à garder. On ne va pas refaire une enième fois ce pitch qui dit que la musique est passée à un univers digital, c’est un fait, point. Le nouveau terrain de jeu, il est sur le web. C’est là où est l’audience, où les fans attendent un point de rencontre, un hub de fan-attitude, où l’on attend les dernières nouvelles de l’artiste, son dernier album, son dernier clip, son prochain concert. On regroupe toutes les infos d’une star sur un seul endroit, intemporel, universel, sans frontières. On peut atteindre tous ses fans, à n’importe quel moment, n’importe où. Magique. Économique. Puissant.

Ah, et il faudrait peut-être s’en servir de temps en temps. Parce que sérieusement, on commence à arriver dans des situations où la bonne gestion d’une base de fans sur Facebook peut être mille fois plus efficace en retombées commerciales qu’une multitude d’opérations RP, d’affichages dans la rue, de distribution de flyers, etc. Ok, cette dimensions événementielle est indispensable, mais essayons, essayons de se focaliser un peu sur les RP digitales, on serait bien surpris par l’impact des réseaux sociaux sur la promo d’un artiste.

 

L’industrie musicale : un univers complexe qui rend tout plus difficile à gérer

Toutefois, la complexité de l’univers musical, le nombre d’intermédiaires entre les maisons de disques, les artistes, les agents et autres entités impliquées dans la communication d’un groupe ou d’un artistes, cela rend les responsabilités floues. Une question se pose cependant, pourquoi cela marche-t-il si bien aux États-Unis ? Pourquoi les artistes sont-ils si bien connectés avec leurs fans ? Question de culture et d’habitude, certes, mais il serait intéressant d’aller copier leurs techniques pour pouvoir avoir les mêmes résultats et faire de Facebook le principal outil de communication des artistes.

A propos de l'auteur

Alexandre Jouanne

Alexandre Jouanne  (14 articles)

Digital creative à Paris, précedemment à Sydney / 22 / Médias sociaux, publicité et technologie / Community manager de temps à autres / ex @Vanksen / Blogueur pour My Community Manager évidemment, et d'autres (Socialbakers, Rue89).

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