Star Wars ou l’une des plus grandes communautés du 7ème art…

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Le cinéma a toujours généré énormément d’engouement de la part du grand public. On s’est tous imaginé être le héros de tel ou tel long (ou court) métrage. En ce sens je me pose la question suivante : qui de notre génération n’a pas regardé – si ce n’est pas entendu parler – de l’hexalogie Star Wars ? C’est un film culte, voire même universel. Nous avons grandi avec, on a tous imité (plutôt tenté d’imiter) ou même voulu avoir le sabre laser de Luke Skywalker ! Dans ce billet je me permettrai donc de vous présenter l’épopée Star Wars de la conception de l’histoire par Georges Lucas (Georges) à la communauté qui continue encore à en parler, à se réunir autour d’elle de nos jours.

1. L’épopée Lucasienne

L’histoire de Star Wars a germé dans la tête de Georges au cours des années 70. Il avait commencé par réaliser des courts métrages à la fin des années 60. A la suite du désastre de son premier film (THX 1138), il fit faillite et quitta Warner Bros avec une dette importante. Il fonda malgré tout sa désormais célèbre entreprise : Lucasfilm Ltd. en1971.

En 1977, le premier volet de Star Wars intitulé à l’époque « La Guerre des Etoiles » fut un succès planétaire sans précédent. Le contexte de ce succès ne fut quant à lui pas un conte de fées.

En effet, après avoir quitté Warner Bros et ayant d’ores et déjà son scénario bien ficelé, il tenta de se faire financer par d’autres studios de production afin d’apporter des capitaux pour le tournage. Cependant Georges essuya le refus de chacun des studios à qui il s’adressa. Finalement, il s’adressa à la 20th Century Fox qui accepta de financer partiellement le projet qui requérait une somme colossale de capitaux pour les effets spéciaux notamment (10 millions de Dollars).

La 20th Century Fox, devant la complexité du tournage (lié aux décors, costumes, etc.), commença à douter de Georges et de son projet. Le studio revit son engagement et Georges décida de financer son film de manière originale pour l’époque : via les articles publicitaires et autres produits dérivés.

C’est ainsi qu’après avoir enregistré 162 827 328 entrées ne serait-ce qu’aux Etats-Unis (lien) que Georges fit fortune et put désormais avoir les mains libres pour tourner les deux épisodes suivants (L’Empire Contre Attaque en 1980 et Le Retour du Jedi en 1983).

En parallèle à ses talents de réalisateur, de scénariste, de producteur, et donc d’entrepreneur, Georges décida d’adapter son histoire dans des jeux vidéo (Lucasfilm Games / Lucasart) à partir de 1983. L’épopée continua en 1999 avec la Menace fantôme, puis en 2002 avec l’Attaque des Clones et en 2005 avec la Revanche des Siths. Au cours de cette seconde trilogie, Georges inséra deux séries télévisées en dessin d’animation.

Histoire bien peu banale que celle de Georges et de Star Wars à qui personne n’aurait pu prédire un tel succès ! Mais quelles en sont les raisons ?

2. La communauté Star Wars

Il existe, on l’a vu, autour de l’hexalogie des jeux vidéos, des séries télévisées, pléthore de sites web, de blogs, de forums, etc. Google.fr en dénombre 142 millions de résultats avec le mot clé « Star Wars », sachant qu’il existe des sites dans toutes les langues. On ne compte pas non plus les publications bibliographiques  qui reprennent Star Wars ou qui citent Star Wars en exemple (lien). Les raisons qui ont fait le succès de cette épopée en termes de community management sont les suivantes.

• Les produits dérivés.

Vendus par milliers, voire millions dans le monde, depuis 1977, c’est sans cesse un mythe renouvelé qui a participé au fait que trois générations se sont succédées avec les mêmes sabres laser, et autres Légo Star Wars par exemple. Ces produits ont certes fait la fortune de Georges, mais n’oublions pas que ce sont ces mêmes produits qui lui ont permis de réaliser et surtout de financer son film ! En fait, ce sont indirectement les fans qui ont participé au financement du projet ! Cela rapproche et cela a surtout eu pour résultat d’impliquer le spectateur cinéphile dans le projet (l’une des bases du community management).

• Les jeux vidéo Star Wars.

C’est la manière la plus efficace d’impliquer le cinéphile / fan de Star Wars dans l’histoire / le scénario. C’est un concept qui permet de s’identifier aux personnages et de faire durer l’histoire plus longtemps en attendant l’épisode suivant. Avec l’avènement des consoles de plus en plus puissantes, la qualité des jeux vidéo n’a cessé de s’améliorer et de se diversifier. On voit par exemple des produits dérivés prendre corps dans le scénario du jeu vidéo (Jeux légo Star Wars). En Community Management, c’est impliquer le fan dans la vie de tous les jours et faire en sorte qu’il souhaite interagir constamment avec le concept, le scénario, l’univers.

• Les Séries en dessin d’animation.

Ces séries (The Clone Wars) sont sorties en 2003, 2004 et ont permis de toucher un public plus large de non-gamers qui étaient en quelques sortes mis de côté. Ces deux séries ont aussi su exploiter des pans entiers de l’épopée Star Wars, entre l’épisode 2 et l’épisode 3 de la seconde trilogie. Donc en parallèle des jeux vidéo, Georges a su écouter la communauté afin de répondre à sa demande. Ici également le Community Management a repris le concept de l’écoute de la communauté ainsi que de la mise en pratique de ses remarques.

• Les moyens techniques.

Georges a commencé par tourner l’épisode 4 (Un Nouvel Espoir) et les épisodes suivants car ces opus ne nécessitaient pas beaucoup d’effets spéciaux. Il a terminé avec la première trilogie car il savait que la Menace Fantôme par exemple nécessiterait d’avantage de moyens techniques : droïdes, vaisseaux spatiaux, etc. On le remarque, dans la première trilogie, les vaisseaux spatiaux ne sont pas aussi nombreux que dans la seconde. Dès lors la communauté, à chaque nouvelle sortie d’épisode se retrouvait époustouflé devant l’avant-gardisme de chaque film – ce qui fit le succès du premier épisode en 1977.

• Le facteur temps.

On ne peut « monter » une telle communauté universelle (transcendantes des frontières) si, sans en plus du génie, on n’y associe pas le facteur temporel. Dans les années 1980, Internet n’était encore qu’au stade de ses prémices, cependant la communauté existait et se reconnaissait. A l’heure du Community Management, on passe par les Réseaux Sociaux et on se dit que tout le monde se devrait d’aimer la Fan page Facebook Star Wars tout de suite. Internet facilite l’accès à l’information mais ne la rend pas immédiate pour autant ! D’où le fait de considérer dans le cas Star Wars le facteur temps comme un allié participant à la légende. Vingt-deux ans ont séparé le Retour du Jedi de la Menace Fantôme. Les fans savaient que Georges avait prévu de réaliser trois autres opus. Cependant ils ne l’ont pas su avant le milieu des années 1990. En vingt-deux ans, de nombreuses personnes telles que moi, ont découvert la trilogie originelle qui a achevé de nous transformer en fan de la première heure.

• Le génie de Georges lui-même.

L’histoire de Star Wars est hautement riche en détails dans le caractère charismatique des personnages, dans l’univers, dans son fonctionnement, dans sa religion (la célèbre Force) et dans l’intrigue elle-même. Ceci a eu pour effet de créer un univers-monde presque réel où chacun pouvait et peut encore s’identifier et au sujet duquel il est encore de bon aloi d’en débattre. On peut également déceler un certain génie Lucasien dans la manière qu’il a eue de gérer ses contrats avec les studios, ses sociétés et ses revenus lui permettant d’être encore présent aujourd’hui (via le projet qu’il a d’adapter en ses films 3D en collaboration avec son ami James Cameron). Ceci suscitera encore l’intérêt de la communauté et même des plus jeunes générations.

• Où en sommes-nous aujourd’hui?

La dernière référence que l’on peut citer et qui illustre parfaitement le caractère transgénérationnel de Star Wars est bien entendu la dernière publicité Volkswagen qui a fait un buzz mondial. Ce spot publicitaire met en scène un petit garçon d’environ 5 ans déguisé en Dark Vador et essayant d’utiliser la Force au quotidien. Vu que la publicité a fait un buzz et que tout le monde la connait, je vous propose un petit making of

Avec beaucoup d’humour Vorkswagen a su tirer parti de la légende Lucasienne, de sa réalité et joue donc sur une corde sensible avec sa cible.

Conclusion

Les cas d’école en Community Management ne sont pas forcément issus des exemples que nous fournissent par exemple les grandes enseignes sur les Réseaux Sociaux aujourd’hui. On peut également en trouver dans des domaines artistiques tels que le cinéma (j’aurais très bien pu parler de la saga Tolkienienne). On remarque que les références à Star Wars sont aujourd’hui encore une source de succès comme le prouvent les concepts que j’ai développé plus haut (cf. publicité Volkswagen), notamment dans le Community Management.

Et vous, quelle est votre expérience Star Wars ?

Sources :

http://geek-club.fr/wp-content/uploads/2010/12/694px-star_wars_logosvg.png
http://www.chazrt.net/wp-content/uploads/2010/09/starwars-page.jpg
http://www.starwars-holonet.com/holonet/dictionnaire/photos/arme_sabre_yoda_02.jpg
http://sithclan.net/SC4/write_access/depot_images/catalogue/jeuvideo/lego.jpg
http://lesitedurpi.comze.com/wp-content/uploads/2009/03/core_07_clone_wars_campaign_guide.jpg
http://www.archives-alliance.com/images/dva0006.jpg
http://viny.fr/viny/wp-content/uploads/2010/02/dark_vador.jpg
http://www.unificationfrance.com/IMG/jpg/star_wars_georges_lucas_news_tv_series_4.jpg

A propos de l'auteur

Anne Delauney-Ladevèze

Anne Delauney-Ladevèze  (21 articles)

Consultante en stratégies social média chez Brainsonic, je suis en charge de réaliser pour mes clients la stratégie en termes de référencement naturel, de liens sponsorisés et de référencement social.
Anciennement Community Manager à l’International pour un cabinet d’études de marchés et Responsable Marketing, Communication et Webmaster pour un éditeur d’ERP en Allemagne, je suis trilingue (français, anglais, allemand) et je me remets tant bien que mal à l’Italien.

Mes passions dans la vie ? Les voyages de longue durée dans les Pays de l’Est et Scandinaves, la photographie, l’art sous toutes ses formes, les amis, la famille !
Point caractéristique ?! Curiosité et soif de savoir, surtout de partager !

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