Qui dit virtuel dit déshumanisation ?

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Ce matin, en me levant, j’ai branché mon Mac, lancé spotify, cliqué sur ma playlist de Maxwell, ma tune préférée this woman’s work commence, je fais couler un café et direction la salle de bain pour se préparer. J’en ressors, me prépare, déguste mon café avec un faible fond sonore et consulte mes flux RSS, ouvre mon facebook et mon twitter et regarde le fil des tweets et autres posts, je twitt, retweet,…

Et voilà vous savez maintenant ce que j’ai fais ce matin et ce que je fais presque tous les jours.

Certains trouverons cela sans intérêts. Pour ceux qui n’ont pas encore passé le cap de la présence 2.0, cela pourrait sembler futile et l’équivalent d’un journal intime plus très intime. À cela je répondrai sans hésiter non il ne s’agit pas ici de se confesser. Il ne s’agit pas non plus de développer une sorte de schizophrénie 2.0. Juste d’ être vrai ou plutôt d’être soi. Quoique l’on puisse faire, un jour ou l’autre tout se sait. Et avec le Web, ce jour peut arriver bien plus vite que l’on ne pense.

Transparence, vie privée/professionnelle : une limite ?

Dans toute relation, une certaine transparence est nécessaire. J’entends par transparence une sincérité dans les échanges que l’on peut avoir avec des tiers. Le degré de partage de l’information étant bien évidemment laissé à la discrétion de l’émetteur.

Cette transparence est d’autant plus nécessaire si l’on considère l’idée selon laquelle les médias sociaux permettent d’entretenir un lien existant, voire le renforcer. Ainsi, l’échange peut préexister ou se fonder grâce aux plateformes de socialisation.

La vie privée est quant à elle subjective. En ce sens, d’un individu à l’autre, une expression, une action peut paraître déplacée. Tout cela se base essentiellement sur les valeurs et les normes communes à l’origine d’une société, d’une culture.

La limite entre les deux notions semble alors fine et difficile à appréhender. Les différences culturelles ou de caractère peuvent être deux explications possibles.

Être présent sur les médias sociaux sous-entend qu’au préalable une décision a été prise sur la vocation de la présence. Pour une entité humaine tel que vous et moi, le choix d’une division ou d’une combinaison est possible. Dans l’un ou l’autre des cas, le degré de transparence vacille. Le cas est différent pour une marque. En effet, sa présence sur les médias sociaux tient principalement sur la gestion de sa visibilité, l’écoute et le partage d’information pour asseoir sa notoriété et renforcer sa communauté.

La transparence est également une manière de se protéger contre l’attaque. Selon moi, on peut difficilement accuser quelqu’un de mal si cette personne fait preuve d’humilité et d’honnêteté dans ses propos.

J’invalide donc l’équation virtuelle = déshumanisation. Ce constat n’est pas celui d’une pseudo geek des médias sociaux ou du monde virtuel. J’invalide ce constat en m’appuyant sur la notion de réseaux sociaux qui n’est autre que l’accumulation de liens faibles et forts que l’on tisse avec une personne. Cette notion de lien est démystifiée par Mark Granovetter dans son ouvrage The  Strength of weak Ties, a network theory revisited. . Je me réfère à un billet qui  explicite cette théorie et donne des exemples.

Voici un exemple (parmi tant d’autres) intéressant qui appuie ma révocation de l’équation. L’affaire Michelle Blanc vs Stéphane Baillargeon, journaliste au Devoir.

Pour ceux qui ne connaissent pas Michelle Blanc, c’est une référence de la communauté de la blogosphère et des médias sociaux au Québec, Michelle Blanc est une nouvelle femme (une transsexuelle). Cette femme adepte de blagues grivoises, compétente et authentique dans ses propos a vécu une extrapolation de ses propos (pour en savoir plus, je vous invite à écouter son interview sur le blog du ROI des réseaux sociaux. De cette attaque découla une déduction « tirée par les cheveux » : les médias sociaux ne servent à rien (…) Cette déduction porte sur l’utilisation des médias sociaux et principalement de twitter.

Pensez vous qu’une marque ou un individu qui adopte la transparence sur les médias sociaux obtient la confiance de ses followers, amis, fans (..) et quelque part affaiblit la probabilité d’avoir un bad buzz ?

A propos de l'auteur

Aurélie Guellil

Aurélie Guellil

Mon prénom est Aurélie, utilisatrice des réseaux sociaux et grande amatrice des technologies web, je travaille essentiellement sur la problématique de la e-réputation et l’identité de marque. Je tiens le blog “au cœur de la e-réputation” ouvert depuis septembre 2010.

Originaire de Guyane française, je suis expatriée au Québec depuis janvier 2010 pour continuer mes études (maitrise spécialisée en gestion du commerce électronique) à l’université de Sherbrooke.

N’hésitez pas à prendre à me contacter et réagir aux billets que je poste cela me ferra grand plaisir de vous répondre.

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