Les morts de Facebook

Les morts de Facebook

La population vieillissante de Facebook oblige notre cher Mark Zuckerberg à prendre des solutions quant à la gestion des profils de défunts.

A la base, Facebook laissait le compte hanter les limbes 2.0 jusqu’à ce que les ghost hunters viennent libérer les fantômes (jusqu’à ce que Gmail désactive le compte après 8 mois de non utilisation).

Mais maintenant une solution est en place : Après avoir prouvé à Facebook la véracité de la mort d’un de vos proches (par un article de journal indiquant la mort ou une notice nécrologique), deux possibilités s’offrent à vous :

1. Fermer le compte

2. Transformer le compte en un mémorial où les amis du défunt pourront laisser des messages. (Un compte mémorial est très similaire à un compte classique, quelques infos, comme le contact, sont supprimés)

Donc déjà, grande nouvelle : Si vous voulez faire disparaitre votre compte Facebook et pas juste le désactiver vous devez mourir ou bien vous faire passer pour mort !

Bon, par contre, le mémorial n’est pas encore ultra au point : vous continuez à recevoir des alertes pour vous proposer de reprendre contact avec le défunt… Mais c’est un bon début, malgré le fait que cela reste quand même très glauque.

Une solution si vous voulez anticiper la chose :

Indiquer vos désirs concernant le futur de votre profil Facebook ou transmettre votre mot de passe à un notaire. « De telles pratiques sont théoriquement possibles, mais pour le moment, il n’y a aucune remontée des notaires faisant état de ces préoccupations » (Caroline Gaffet, responsable des relations médias au Conseil supérieur du notariat). Dans quelques années, il sera peut être inscrit dans les formulaires « Mots de passe Facebook, Twitter, Gmail, Viadeo, etc. ».

Aux US, un site Internet http://legacylocker.com/ propose de  » donner aux survivants un accès facile aux photos, blogs, réseaux sociaux, courrier électronique afin qu’ils puissent décider du devenir des informations et des fichiers qui y sont stockés. » Pour 29,99 dollars par an (ou un règlement unique de 299,99 dollars), l’internaute peut laisser ses mots de passe et confier au site des lettres ou des vidéos que ses proches auront tout loisir de consulter après son décès…

Reposer en paix sur le web devient donc petit à petit possible et de nouveaux moyens s’offrent à vous pour laisser à vos proches un peu plus que la traditionnelle lettre du notaire.

A propos de l'auteur

Pierre-Gaël Pasquiou

Pierre-Gaël Pasquiou

Community Manager de l'EM Strasbourg, passionné du monde des écoles et de l'éducation. Féru de nouvelles technologies et de réseaux sociaux !

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