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My Community Manager

29 septembre 2011

Le Web2.0 en surchauffe: Trop de partages tue le partage ?

closeCet article a été publié il y a 2 ans 6 mois 21 jours, il est possible qu’il ne soit plus à jour.
Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Alors que Facebook vient de se faire un petit lifting, alors que Twitter vient de lancer son outil analytics et attendu que Google+ s’est ouvert au commun des mortels, il semble que le web soit en surchauffe et ses utilisateurs en grève comme les profs aujourd’hui.

Je m’explique: depuis quelques semaines (voir quelques mois), je remarque un essoufflement des partages via les différents réseaux sociaux. Cette baisse de régime influe fortement sur l’audience des sites web. Alors certes, il y a un effet de saisonnalité et les mois d’été sont logiquement moins propices à la diffusion des messages, mais quand même.

Mon constat ne se limite pas uniquement à ma sphère proche (comme Socializ.fr ou MyCM) mais de manière générale, j’ai le sentiment qu’une diminution significative des partages de liens est en cours sur le web. Alors, where is the matter ? Pas dans ma cuisine …

Infobésité, multiplication des outils, lassitude, effet de mode, guerre d’influence, concurrence impitoyable, manque de résultats, monétisation à tout prix, edgerank ???

Autant de problématiques qui peuvent venir justifier ce burnout du web2.0 (temporaire ou pas ?) et qui risquent de changer nos usages dans les prochains mois.

La course aux Buzz, overdose d’infos et mort des blogs ?

Koreus.com

Dernier exemple en date, l’apparition de Timeline sur Facebook Jeudi dernier. 6 jours après, le constat est sans appel. En ne prenant que les résultats de Google en Français, on s’aperçoit que le sujet est déjà traité 86 400 fois.

Du plus petit blogueur au site de presse le plus important, tout le monde s’empare de la même information pour la décliner en article, en espérant être le premier à publier et ainsi attirer le maximum de lecteurs sur son site. Tout le monde cherche LE scoop, LE buzz.

Spécialisée ou non, généraliste ou pas, locale et nationale, la presse se fait l’écho du dernier outil à la mode, du dernier réseau tendance… Que PC Impact parle de Facebook, cela me semble assez logique tout comme le blog spécialisé. Mais que la presse quotidienne régionale traite elle aussi ce type d’info, je me pose effectivement des questions.

Tout le monde parle finalement de la même chose, du même sujet et plus personne ne se démarque du troupeau. Bien dommage alors que l’on sait que la presse papier va mal… ou pas selon Dijnscope.

D’ailleurs, lors du Médiacamp de Dijon en Mai dernier, on parlait déjà des relations presse/journalistes/blogueurs. Où est la différence entre le blogueur et le journaliste/veilleur sur le web aujourd’hui ? La curation est elle une voie pour éviter l’infobésité ?

Lors du dernier colloque « Informations, l’effet numérique » à Bordeaux, une des questions était de savoir si les blogs et Twitter, en particulier, étaient une forme de concurrence ou tout simplement une source d’information. Pour ma part, 2 réponses me semblent évidentes. Twitter est réellement une source d’information pour la presse alors que les blogs sont, eux, une vraie concurrence pour la presse. Mais la tendance s’inverse à mes yeux aujourd’hui, je pense que la presse est devenue la principale concurrence des blogs.

La presse a compris l’importance du web2.0, des réseaux sociaux et encore plus l’importance du blog. Je le pense sincèrement et le virage semble être assez bien engagé de ce côté. Les organes de presse généralistes se sont pratiquement tous lancés dans des plateformes de blog et de diffusion de contenus. Les journalistes se sont également mis à blogguer pour approfondir la ligne éditoriale et développer de manière plus précise leurs expertises.

 Mais au final, moi en tant que blogueur, je me dis « secrètement » qu’il faut que je me démarque pour éviter de me faire manger par les grosses machines et exister un minimum. Car ne nous voilons pas la face, qui aujourd’hui écrit un article sur un blog pour ne pas être lu un minimum ? Qui ne surveille pas, au moins mensuellement, le nombre de visiteurs reçus ? Quel auteur de blog ne partage pas au minimum ces articles sur les réseaux sociaux ?

Finalement, cette course aux Buzz, initiée par l’ensemble des acteurs et largement favorisée par les médias sociaux, pousse un peu plus notre société dans l’infobésité et la perte de qualité des informations. C’est sans doute, aussi, la fin des blogs sans intérêts, sans expertise, ceux qui ne font que reprendre l’information sans essayer de la décortiquer, l’analyser.

Le web est une terre de production de contenu de « masse » (comme les élevages de poulet) venant assourdir notre quotidien en occultant la qualité et l’expertise. Pierre-Olivier Carles, Entrepreneur du Web, dit d’ailleurs que « le Web va perdre doucement ce qu’il a de meilleur au profit de ce qu’il a de pire car il est beaucoup plus facile de créer dans la médiocrité que dans l’excellence. »

Genaro Bardy (NaroMinded) parlait déjà d’une certaine lassitude et d’un manque cruel de qualité sur les blogs francophones et titrait son article d’un « les blogueurs sont condamnés à disparaître ». Tenir un blog est une activité passionnante mais chronophage et les auteurs n’ont pas forcément le temps de maintenir la qualité rédactionnelle en préférant tomber dans la facile « course aux buzz ». Tout comme il semble difficile de changer sa ligne éditoriale sans prendre un minimum de recul.

Je pense que l’outil Blog n’est pas mort mais arrive à son stade de maturation. C’est-à-dire que c’est l’expertise et la qualité du contenu qui prime aujourd’hui sur la quantité et la rapidité de publication. Il est donc toujours nécessaire de maintenir la bonne équation entre qualité et quantité pour assurer sa visibilité face à la concurrence.

C’est pourquoi, en partie, on peut expliquer une baisse des partages sur les réseaux de part le manque de qualité et/ou redondance des contenus produits sur les blogs Francophone

Le blog doit rester l’élément central d’une stratégie de présence sur le web et doit pousser son contenu « de qualité » sur les médias sociaux. Ce débat qui revient régulièrement chaque année montre bien que les blogs sont toujours là et ne se laisse pas dépasser par des tweets ou des mises à jour de statut. Il y a donc eu un transfert de la blogosphère « généraliste » vers les réseaux sociaux, mais la vraie recette est bien de ramener le public des réseaux sociaux sur son patrimoine, sur ce que nous possédons réellement. On nous annonçait déjà la mort des blogs en 2007, Frenchweb relance le débat en 2011.

Ce repositionnement des blogs et cette course aux buzz (infobésité) ne sont peut être pas les seuls pistes pour expliquer la baisse des partages sur les réseaux sociaux.

Multiplication des outils, effet de mode et lassitude ?

Le mastodonte qu’est Facebook semble être l’outil numéro 1 pour partager son contenu et attirer des visiteurs sur son site. Cette affirmation semble se vérifier dans plusieurs domaines. En Août 2011, Facebook représente 66% du traffic social. Mais, Facebook n’est pas une solution miracle comme les réseaux sociaux de manière générale. C’est peut être ce point qui peut justifier une baisse du trafic venant des réseaux sociaux. Chaque réseau social a aujourd’hui son bouton de partage et l’arrivé de Google+ n’a fait que relancer cette guerre des boutons.

En France, au mois de Mars 2011, Facebook représentait 1,5% des visites des sites d’actualité français selon une étude réalisée par AT Internet et en Juillet, le trafic en provenance des moteurs de recherche était en hausse de 1pts par rapport à 2010 soit 28%. Les réseaux sociaux ne sont donc pas à l’origine d’une augmentation de traffic, bien au contraire.

Peu importe la théorie avancée, le traffic venant des moteurs de recherche est encore plus important en 2011 qu’en 2010 et confirme une nouvelle fois que le contenu et le référencement sont les ROIS pour maximiser l’apport de traffic.

De plus, l’arrivée de Google+, malgré ses utilisateurs inactifs, a chamboulé un peu plus le paysage radieux des réseaux sociaux. En se mettant à la place de l’utilisateur classique, il me semble compliqué de pouvoir gérer sa présence de manière efficace sur plusieurs réseaux en même temps. La segmentation du marché des réseaux sociaux ne fait que diminuer le pouvoir de diffusion individuel et abaisse ainsi le nombre de partage précédemment constaté.

En plus de cette répartition des utilisateurs, le trafic apporté par les réseaux sociaux est celui au taux de rebond le plus élevé. La conséquence est directe pour les sites puisque les visiteurs ne visitent que peu de pages. On constate également plus de visiteurs uniques en provenance de Facebook que de Twitter, ce qui peut justifier un nombre de retweets moins important.

2 autres points viennent également renforcer cette baisse des partages sur les réseaux. Le premier étant une forme de lassitude chez les jeunes dans l’utilisation des réseaux. Tout comme les blogs, les réseaux sociaux atteignent peut être également un seuil de maturité et deviennent ennuyeux pour les nouvelles générations.

Le deuxième point est sans aucun doute les changements intempestifs et trop réguliers de Facebook. Les derniers changements déplaisent à 86% des utilisateurs et peuvent les faire abandonner le réseau social de Palo Alto.

Pour finir, les algorithmes décident de tout et principalement des publications que les utilisateurs voient.

EdgeRank, maîtriser la force !

Malgré les partages et les problématiques énoncées ci dessus, on se rend bien compte que le trafic venant des réseaux sociaux est moins important que ces derniers mois. L’edgeRank de Facebook peut en être la cause. C’est lui qui détermine le contenu figurant dans le fil d’actualité.

De manière générale, un membre d’une page Facebook n’y retourne quasiment pas après avoir cliqué sur le bouton J’aime. Ce dernier se cantonne à une utilisation basique du système via le fil d’actualité. L’enjeu est donc de maximiser la visibilité des informations sur la page principale et espérer pour que les utilisateurs les voient.

Je dis espérer car comme beaucoup d’algorithme, celui de Facebook n’est pas évident à prendre en main. Il faut donc connaître le fonctionnement du système et analyser les résultats pour pouvoir adapter son contenu à l’audience « Facebookienne ». Et c’est loin d’être le plus évident.

Comme je l’ai indiqué en début d’article, toutes ces raisons peuvent expliquer la baisse d’engagement sur les réseaux sociaux et la diminution significative que j’ai observé sur différents sites. Mais comme tous, il est plus facile de tomber dans la facilité d’un contenu redondant et déjà traité que de réellement se mettre à réfléchir et à approfondir les sujets.

J’attends donc avec impatience vos réactions, vos commentaires, vos avis sur cet article qui m’a juste pris 3h de temps, de recherches, de réflexions.

Mais l’avenir est sans doute là !



A propos de l'auteur

Guillaume Sagnes
Guillaume Sagnes
Passionné par la communication digitale et après 8 ans passés sur le terrain dans des fonctions commerciales, je suis aujourd'hui dirigeant de l'Agence Socializy et Consultant en Stratégie de Communication Digitale & StreetMarketing. Socializy est une agence conseil en communication digitale à Dijon et spécialisée dans la mise en place de stratégie digitale, le positionnement des entreprises sur les réseaux sociaux et la création d'opération de marketing alternatif (streetmarketing et guérilla marketing). Notre agence veille également sur les nouvelles tendances du marketing digital comme le ROPO et le SOLOMO. Je suis également formateur à l'IUT Infocom de Besançon depuis 2011 et à la CCI du Jura. Barcampeur, Blogueur, Buveur de café








 
 

 
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59 commentaires


 
 

  1. “La curation est elle une voie pour éviter l’infobésité ?” Belle phrase. Je suis assez d’accord sur ce principe. Merci pour cet article, très complet !


  2. Article tout simplement excellent ! Il est vrai que la course au buzz contribue largement à fosser la donne et à excuser les simples reprises de sujets sans analyses réelles. Juste histoire de dire que “Moi aussi j’en parle.” J’en parle donc j’en suis ?… Loin de là comme tu le soulignes dans cet article. Si les blogueurs veulent continuer à exister, il faudra faire plus qu’en parler. Il faut analyser, critiquer, creuser, juger, comparer… Ca prend du temps, certes mais la réelle valeur ajoutée est là.
    Tu l’as fait, très bien fait même, donc bravo et longue vie aux blogs ! ;)


  3. Régis Vansnick
    Anonyme

    j’aime beaucoup ton billet Guillaume je me pose pas mal de questions sur les évolutions récentes et entre autre sur la redondance des informations et la multitude de blogs traitant des mêmes sujets…

    la difficulté, c’est pour les clients aussi… comment leur faire comprendre que la baisse des RT est… “normale” … du coup je suis en train de repenser pas mal de choses que je considérais (à tort) comme acquises.


  4. Anonyme

    Merci à tous pour vos lectures ! Le sujet est tellement vaste ! Je vais prendre le temps de tous vous lire !


  5. Bonjour, je partage totalement votre analyse et notamment l’émergence de ce seuil de maturité des réseaux sociaux chez les jeunes. En ce qui concerne les blogs, là encore, en effet La place à l’avenir (et nous y sommes déjà) est au blog (qu’il soit d’entreprise ou pas) d’expertise et d’analyse, en somme, qui apporte une vraie valeur ajoutée et/ou utilité perçue au lecteur. Ceci est particulièrement renforcé dans une période économique peu stable où chacun, chaque entreprise s’efforce de se distinguer en mobilisant de manière efficace l’ensemble des nouvelles technologies à disposition (dont mobiles). Je lisais récemment un article très intéressant qui distinguait le “WHY” du “HOW” et “WHEN”. On est passé un peu vite au “HOW” en faisant l’économie d’une vraie réflexion “amont” sur le “WHY”. Après une focalisation des esprits sur les innovations de Facebook, Google+ et autres Réseaux Socio-numériques, le moment est venu pour les entreprises de se pencher de nouveau sur la question du “WHY” (Quels sont mes objectifs en décidant d’ouvrir une page entreprise sur Facebook par exemple?). Cette question du WHY est fortement corrélée au besoin d’explication, d’analyse dont les professionnels ont besoin aujourd’hui et que l’on ne trouve pas toujours sur les blogs tels que conçus actuellement. Tous ceux qui ne contiendront pas cette partie d’analyse, regard critique, réflexions construites ne passeront malheureusement pas le printemps 2012.
    Encore bravo pour votre article.
    SH


  6. “Je pense que l’outil Blog n’est pas mort mais arrive à son stade de maturation. C’est-à-dire que c’est l’expertise et la qualité du contenu qui prime aujourd’hui sur la quantité et la rapidité de publication.”

    Tu as, je pense, tout résumé dans cette phrase : Les blogs ont explosé, tout le monde y est allé de son petit espace perso sur internet et la qualité s’est noyée dans la masse…

    La blogosphère entre dans une phase d’écrémage et la présence des boutons de partage sur TOUS les sites incite les gens à faire plus attention à ce qu’ils partagent (il y a ne serait-ce que deux ans, les boutons de partage étaient nettement moins présents alors quand on avait la possibilité de l’utiliser, on le faisait… maintenant c’est “normal” d’avoir cette possibilité donc… on y réfléchis à deux fois et je pense que les gens se posent beaucoup plus la question du “ok, ça m’intéresse mais… est-ce que ça va intéresser mes contacts ??)

    “Peu importe la théorie avancée, le traffic venant des moteurs de recherche est encore plus important en 2011 qu’en 2010 et confirme une nouvelle fois que le contenu et le référencement sont les ROIS pour maximiser l’apport de traffic.”

    Je suis globalement d’accord mais je pense que tu oublie un paramètre important : l’influence du partage de contenu sur le référencement, paramètre difficilement quantifiable mais qui va être de plus en important, notamment avec l’arrivée de G+ et son influence directe sur les résultats de recherche… Certes le trafic venant des moteurs de recherche augmente mais… le classement étant de plus en plus influencé par la popularité sur les réseaux sociaux (backlinks + ranking google influencé par la popularité G+), les deux sont intimement (et de plus en plus) liés.

    Bien entendu, et comme toujours, c’est le contenu qui prime et c’est tant mieux :)


  7. A l’instar de Twitter et de ces RT, il peut être parfois bon sur un blog de reprendre une info rapidement, EN CITANT SA SOURCE. (ex: une vidéo vue sur …), simplement pour en faire profiter sa communauté.

    Mais attention, cela ne créant pas de valeur ajoutée à ses contenus, cela doit être limité… Ce qui fera la différence, ce sera les contenus propres.


  8. Tout dépend du positionnement de chacun.
    Si tu es “Consultant en stratégie de Communication sur les médias sociaux”, il me semble logique de publier essentiellement des articles de fond qui témoignent de ta maîtrise du sujet.
    Si tu as un site d’actus où ta valeur ajoutée consiste à diffuser l’info en premier, ça ne me semble pas déshonorant d’aller à la chasse au scoop.
    La difficulté tient à définir une ligne éditoriale et à s’y tenir : si Google vient te voir pour t’annoncer une info en exclu 1 h avant les autres, vas-tu résister à la publier immédiatement ? Ce n’est pas moi qui te jetterais la pierre ;-)


    • @twitter-68933605:disqus Je rejoint ton idée dans le
      sens où  les points évoqués à Guillaume ne sont pas viables dans tous les cas.
      Il est vrai que des blogs collaboratifs comme Minute Buzz fonctionnent
      uniquement sur des articles synthétiques qui partagent une actualité.Tandis
      que comme tu le dis, quand tu partages une expertise, il faut “des articles de
      fond qui témoignent de la maîtrise du sujet”. L’article de Guillaume est très
      bon, mais il n’est pas valable danstous les cas de figure. 


    • @twitter-68933605:disqus Je rejoint ton idée dans le
      sens où  les points évoqués à Guillaume ne sont pas viables dans tous les cas.
      Il est vrai que des blogs collaboratifs comme Minute Buzz fonctionnent
      uniquement sur des articles synthétiques qui partagent une actualité.Tandis
      que comme tu le dis, quand tu partages une expertise, il faut “des articles de
      fond qui témoignent de la maîtrise du sujet”. L’article de Guillaume est très
      bon, mais il n’est pas valable danstous les cas de figure. 


  9. Tuan-Anh Pham

    Excellent article Guillaume. Totalement d’accord avec toi sur ce sujet. Doit-on s’inquiéter de la baisse d’engagement sur les réseaux sociaux, et la diminution sur les sites Internet? Je pense que oui. A quel point? J’attend de voir l’évolution, mais je me prépare déjà pour anticiper. 


  10. Très beau travail de synthèse ! En effet tout blogueur cherche à être lu, mais reste à savoir par qui ! Si vous cherchez la masse vous allez devoir avoir une ligne éditoriale assez large “grand public” et ça que vous risquez de vous trouvez en face d’une foule de contenus similaires au votre et vous serez en moyenne moins relayé!  Là tentation peut facilement être forte alors de tomber dans le racollage ou la course au buzz attention donc ^^…
    Ma vision est qu’un blogueur contrairement a un journaliste a un devoir de ne PAS être objectif mais de traiter l’actualité sous un angle spécifique lié à sa personnalité, sa plume et ses compétences! A mon sens mieux vaut trouver une ligne éditoriale plus limitée où vous pourrez faire transpirer votre personnalité dans chaque article et vraiment donner le sentiment de créer des billets uniques et où vos lecteurs seront vraiment fidèles et n’hésiterons pas à relayer vos contenus via les médias sociaux!  

    Pour ce qui est du edge rank  je n’exclue pas que Facebook ait modifié son algo pour promouvoir ses propres intérêts comme j’ai eu l ‘occasion de le détailler ici : Les pages fan facebook ont-elles encore un avenir?


  11. Marc Cousin

    Clap ! Clap ! Clap ! Grand Merci pour ce billet très intéressant !

    Je plussois sur la fatigue liée à la pollution informationnelle ;)

    Le blog s’est transformé en produit d’appel… Cependant je ne crois pas à sa mort, mais, en effet, AMHA, seuls resteront ceux qui apportent de la valeur ajoutée !

    Je préfère 10 blogs thématiques et spécialisés à 1 ou 2 généralistes, car je sais que je trouverais une information beaucoup plus pertinente liée à l’expertise du bloggeur.


  12. Paul Baran89

    Super article Guillaume, je suis rarement totalement d’accord avec les articles diffusés sur le web mais concernant le vôtre je dois bien avouer que je suis à peu près d’accord sur tout.
    Comme vous le dites plus ou moins, nous vivons dans une société où la valeur réside non plus seulement dans la capacité à consommer mais surtout à créer et diffuser de l’information. Le problème profond du Web 2.0 c’est que son idéal (partage et intéractions entre individus ayant des centres d’intérêt communs) à été défigurer dans des logiques uniquement commerciales.  Est ce que les réseaux sociaux, les blogs, tous les outils du Web 2.0 doivent être envisager dans le but unique de faire du  chiffre ? Non et deux fois non.  
    En laissant penser à tort et à travers que l’on pouvait gagner de l’argent grâce aux réseaux sociaux, blogs, en faisant le buzz, nous sommes entrés dans une logique folle où le but n’est plus de partager du contenu de qualité mais d’être visible à tout prix pour se faire connaitre et reconnaitre (cf. Klout qui est parfaitement dans cette mouvance de “qui à la plus grosse”). 
    Alors oui à force de trop être informer on finit par ne plus rien connaitre, à force de laisser n’importe qui gérer les réseaux sociaux (cf. les community managers n’ayant pas de formation de communicant au sens strict) on a finit par tuer l’oiseau dans l’oeuf.  L’avenir du Web social ? Selon moi on va d’abord entrer dans une première étape à la sauce  ”Tuez les tous, le Dieu du Web social reconnaitra les siens”. Ce sera une période de lassitude et de remise en question. Rien d’exceptionnel à tout cela. Toutes les révolutions ont connu des périodes d’excés. Ceux qui pensaient faire du chiffre plutôt que de poser une nouvelle relation client avec le Web social quitteront les lieux et se sera tant mieux ! On fera alors place nette aux vrais blogueurs, à ceux qui ont des stratégies de communication non seulement réfléchies mais basées sur du long terme. Bref le Web social n’en sortira que plus fort  et ceux qui sauront repenser leurs pratiques et leur usage récolteront le fruit de leur travail…


  13. Très bon article, Guillaume

    Côté supports, pour ma part, j’anticipe et ai déjà préparé des solutions alternatives.
    Sur le fond, tout dépend effectivement de tes besoins (ton statut) et en conséquence de l’importance de définir une vraie ligne éditoriale 

    J’imagine aussi un vrai retour du blog, qui sait ? la porte est largement ouverte
    Je viens justement de relancer un wordpress ;)
    Bravo en tous les cas, cet article pose de bonnes questions et nous invitent aussi à faire notre propre état des lieux :)


  14. Un article comme celui de M. Bardy, qui parvient sans ciller à affirmer qu’il “[ne] considérai[t] [pas] sérieusement une candidature en 2011 dans la communication de quelqu’un n’ayant pas un blog” tout en se plaignant du phénomène évident de perte de qualité du contenu des blogs et leur pullulement… Ca a tendance à me faire sourire. Et à me dégoûter de la communication d’entreprise sur Internet et ses gourous.

    Votre article est très pertinent, il agrège des éléments intéressants qui nourrissent mon impression générale. A lier avec la “googlisation” du cerveau occidental imo, qui ne fonctionne plus sur la mémoire de l’information mais de son seul contenant. Pensez-vous pouvoir étendre votre réflexion aux professions relatives au community management ? (dont je ne pense pas qu’elles soient suffisamment viables pour perdurer sur le long terme)


    • Bonjour,
      J’ai écrit le billet en question en quelques minutes, sans volonté particulière de mener une analyse solide à toute épreuve. C’était une réflexion très personnelle, une lassitude dans les contenus que je découvrais…
      Mais c’était aussi l’affirmation qu’un blog me semblait indispensable alors que je regrettais de ne plus en découvrir de nouveaux intéressants.
      Comme le dit la maxime “si tu t’ennuies, c’est que tu es ennuyant”, j’étais probablement assez ennuyé(ant).


      • Bonsoir,
        Honnêtement, j’ai préféré rejoindre un journal associatif local sous
        forme de webzine plutôt que de tenter vainement d’écrire un blog. Y’a
        une telle dévaluation de la qualité et du simple acte d’intention…

        Un blog, dans les early 2000, c’était mu par la simple volonté de son
        créateur et le partage de sa passion. L’info transitait pas aussi vite
        (ce qui aide et dessert à la fois), mais y’avait une volonté
        désintéressée et aucunement soumise à la -je reprends- nécessité d’avoir
        un blog dans la communication. Je trouve cette “obligation” carrément
        abjecte.

        On entre aussi dans un autre débat, celui des loisirs. Un blog est initialement un loisir, fait en-dehors du temps de travail. Là, vous le transformez en faire-valoir nécessaire à l’obtention de l’emploi (vous n’êtes pas le seul, loin s’en faut). Façon de faire ramper l’emploi jusqu’au temps normalement réservé au loisir ? Il est fort peu probable que notre génération voit sa retraite, faut-il en plus que l’on sacrifie nos rares moments de repos. Je sais bien que la société ne présente pas ceci comme un obligation (vous avez eu le mérite d’être franc sur ce point), pas plus qu’elle n’a l’air de davantage supporter l’”oisiveté, mais posons nous les bonnes questions, sans blague.

        Pour le possible argument “Oui mais même si on force implicitement, c’est une victoire de la liberté d’expression” (assez improbable) : à relier avec l’aseptisation des blogs, qui ne peuvent même plus se permettre d’être militants de peur que le potentiel employeur le prenne mal. Rassurant de pensée unique ! Difficile d’innover avec un tel constat de départ : ou alors on se fait le vecteur des marques. (glorieux)

        Dans l’attente de votre réponse,


        • §1 je vois pas bien le rapport. C’est bien si ça te plait.
          §2 c’est toujours possible de créer un blog intéressant, original, avec ou sans objectif de trafic.
          Je ne parle pas d’obligation. Je trouve qu’il est facile d’ouvrir un blog, même en anonyme, et que les bénéfices sont nombreux. Apprendre à rédiger, à structurer, les techniques journalistiques. Connaitre ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins bien. Apprendre la modération de communautés, produire et diffuser du contenu… La liste est sans fin. Je trouve dommage pour un communiquant de s’en priver. Qui a parlé d’obligation ? C’est simplement mon avis.
          §3 complètement HS. Rien compris.
          §4 je vois pas bien de quelle pensée unique tu parles. Je donne un avis. Il n’a j’amais eu vocation à avoir valeur de loi. Le vecteur de marque ? non non vraiment je parle de blog perso-pro, du partage de passion et de networking et d’échanges cordiaux.


      • Bonsoir,
        Honnêtement, j’ai préféré rejoindre un journal associatif local sous
        forme de webzine plutôt que de tenter vainement d’écrire un blog. Y’a
        une telle dévaluation de la qualité et du simple acte d’intention…

        Un blog, dans les early 2000, c’était mu par la simple volonté de son
        créateur et le partage de sa passion. L’info transitait pas aussi vite
        (ce qui aide et dessert à la fois), mais y’avait une volonté
        désintéressée et aucunement soumise à la -je reprends- nécessité d’avoir
        un blog dans la communication. Je trouve cette “obligation” carrément
        abjecte.

        On entre aussi dans un autre débat, celui des loisirs. Un blog est initialement un loisir, fait en-dehors du temps de travail. Là, vous le transformez en faire-valoir nécessaire à l’obtention de l’emploi (vous n’êtes pas le seul, loin s’en faut). Façon de faire ramper l’emploi jusqu’au temps normalement réservé au loisir ? Il est fort peu probable que notre génération voit sa retraite, faut-il en plus que l’on sacrifie nos rares moments de repos. Je sais bien que la société ne présente pas ceci comme un obligation (vous avez eu le mérite d’être franc sur ce point), pas plus qu’elle n’a l’air de davantage supporter l’”oisiveté, mais posons nous les bonnes questions, sans blague.

        Pour le possible argument “Oui mais même si on force implicitement, c’est une victoire de la liberté d’expression” (assez improbable) : à relier avec l’aseptisation des blogs, qui ne peuvent même plus se permettre d’être militants de peur que le potentiel employeur le prenne mal. Rassurant de pensée unique ! Difficile d’innover avec un tel constat de départ : ou alors on se fait le vecteur des marques. (glorieux)

        Dans l’attente de votre réponse,


  15. Elody Vicens

    Bonjour,
    entre les 15 minutes de gloire annoncée par Orwel  (blogs, media sociaux…) et ce besoin constant d’être le premier (ubiquité, mobilité…& égocentricité) cela génère un “surplus cognitif” qui crée l’infobésité…j’ai écrit un article (certes à titre pro,mais cela m’intéresse à titre perso aussi, sinon je recevrai pas le flux rss de ce super blog :) ) sur les conférences que Clay shirky a réalisé pour TED. Il y décrit le système de gestion des informations, ce qui nous poussent à écrire/partager…et comment la valeur ajoutée (dont il est finalement question ici) que l’on donne à une information crée de la richesse.je vous invite à aller sur le site de TED (www.ted.com) pour 1/ y écouter les 3 conférences de Clay shirky, 2/ voir les autres vidéos des autres participants qui sont tous du même niveau que Shirky. ah oui et pour mon article où je projette sa pensée sur l’entreprise 2.0: http://wikanshare.net


 
 



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