Le street marketing au service des artistes

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Contrairement au marketing traditionnel, le marketing culturel ne cible pas de simples consommateurs, il cible des personnes dotées d’une sensibilité. Par le prisme de l’art, il nous dévoile son esthétisme, laissant presque de côté sa valeur initiale, la quête du profit via la publicité.

A travers deux campagnes aux allures différentes, découvrez comment la culture arrive à garder sa voix et continue de rayonner dans un monde toujours plus envahi par la publicité.

Une exposition sauvage

L’industrie de la musique se retrouve depuis quelques années chamboulée par les nouveaux modes de consommation et nouveaux usages des individus. La digitalisation de la culture oblige les artistes d’une part à redoubler d’effort pour se démarquer, et d’autre part à renouer avec l’expérience IRL, facteur clé de succès de ce secteur.

Urban Act, agence Parisienne de street marketing et Universal, célèbre label de musique nous proposent un bel exemple de re-connexion avec la réalité.

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Au mois de mars 2015, une chasse au trésor grandeur nature est organisée dans les rues de Paris. Du Marais, en passant par le 1er arrondissement, jusqu’à Beaubourg, 3 affiches sonores sont laissées à découvrir, pour le plus grand bonheur des fans du groupe Imagine Dragon. En effet, pour la sortie de leur nouvel album le 16 février, Urban Act a imaginé un dispositif impactant et engageant. Les affiches utilisaient les illustrations de Tim Cantor et les chansons de l’album pour offrir une expérience visuelle et sonore tant aux chasseurs de trésor qu’aux passants non avertis.

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A cette occasion, ils pouvaient gagner de nombreux lots telles qu’une guitare ou une rencontre avec les membres du groupe, en se prenant en selfie avec les affiches à partager sur les réseaux sociaux.

Au-delà de cette promotion aux allures de street expo un peu sauvage, ce que l’on retient c’est le partage en exclusivité des titres de l’album. Là où certains artistes préfèrent partager en ligne, Imagine Dragon innove et nous fait vivre cette expérience IRL.

En retombées, de nombreux selfies ont été partagés sur les réseaux sociaux et l’album a très bien fonctionné.

Une exposition en 17 heures

Pour Andy Warhol, tous les magasins finiraient par devenir des musées et tous les musées des magasins. Était-il si loin de la vérité ?

L’art est un levier que de nombreuses marques utilisent. Il permet de toucher les personnes, parce qu’il fait appel aux émotions, rapproche et crée du partage. La marque Toshiba et l’agence Clemenger BBDO l’ont bien compris.

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Pour promouvoir la tablette Toshiba Z20t et ses 17 heures d’autonomie, ils ont défié l’artiste Tomokazu Matsuyama. Le challenge était de créer 5 oeuvres pour le Museum of Contemporary Art of Sydney à l’aide du laptop pendant toute la durée de sa batterie.

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Du Japon jusqu’en Australie, l’artiste parvient à relever le défi en 17 heures, ce qui lui prend en général de 2 à 3 mois jusqu’à un an de préparation.

Une belle opération pour la marque avec des résultats très positifs et une couverture médiatique internationale.

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A propos de l'auteur

Anne-Charlotte Piechota

Anne-Charlotte Piechota

Passionnée de Social Media, à la fin de mon Master 2 ISEG Marketing & Communication School spé Stratégies digitales des marques, je suis actuellement en stage de fin d'étude dans l'agence Marcel à Paris.

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