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19 novembre 2010

Influencer, est-ce valider sa place dans la société (…) ?

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Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

(…) J. la jeune fille du lycée -cas fictif.

Avertissement, ce billet est inspiré d’une série américaine qui se déroule à New York, États-Unis.

C’est l’histoire d’une jeune fille de banlieue. Jenny, 16 ans, rentre au lycée cette année. Elle devra prendre le métro et traverser la ville pour se rendre en cours. Elle aime la danse, la musique et la mode. Réservée, J. ne parle à personne. Les jours passent et toujours aucun ami. Chaque jour elle regarde deux filles passer devant elle. Elle leur sourit, mais ces dernières ne la voient même pas. Derrière, trois autres filles portent leurs sacs et livres. J. donnerait tout pour être la 3e fille à qui on portera aussi les livres et les cahiers. À qui on fera des sourires. Elle aussi veut être populaire.

J. pourrait être comme ses filles, elle porte le même type de vêtements, accessoires, utilise comme elle un téléphone portable, à des comptes sur les réseaux facebook, twitter, suit les potins de la ville sur le même site. Pourtant il manque quelque chose à J. : la situation sociale ! J. n’est pas née sous la même étoile qu’elles.

Le temps passe et J. fait des rencontres. Celle qu’elle considère la plus belle est une amitié avec un garçon. Il partage et échange sur de nombreux points. Il est comme elle, simple, amusant… Il a pourtant quelque chose de plus qu’elle. Il est le frère d’une des filles à qui elle veut ressembler. Bingo, J. rêve de son ascension.

Cette mise en bouche me permet de vous parler de l’influence qu’une ou plusieurs personnes peuvent avoir sur un ensemble. J’ai évoqué dans un billet la facilité d’influence que l’on peut avoir sur sa communauté virtuelle.

Mais finalement en quoi l’influence est-elle pertinente ? Un schéma me semble bien adéquate : pas d’influence, pas connu⇔ pas connu, peu de contacts ⇔ pas de place. Simple comme raisonnement mais plausible. J’illustre : le but de notre J. mentionnée plus haut est de devenir aussi populaire que ces filles qu’elle voit chaque jour au lycée. Elle ne connaît personne « d’influent » jusqu’au moment ou elle fréquente LE frère d’une des filles en question. A ce moment là, J. pense à sa côte de popularité. Peu éthique, hypocrite ? Bien des situations le sont, malheureusement. La question est alors doit-on (peut-on) tout accepter pour arriver à ses fins ? A mon sens, s’entourer des bonnes personnes n’est pas reprochable. Adopter une stratégie gagnante – gagnante ne me semble pas critiquable. En ce sens où le partage est inclus dans ce type de processus. Avoir sa communauté est une chose, la pérenniser est plus gratifiant. Comme notre J. nous souhaitons avoir notre place dans la société. Et pas n’importe laquelle : celle d’influencer.

Référons nous à la théorie de l’influence normative (Deutsch et Gérard, 1955) qui a énoncé l’idée selon laquelle l’influence est détenue par une majorité. Ce modèle prend en compte la seule tendance des systèmes à se stabiliser et à se pérenniser. En d’autres termes, l’on ne peut se considérer ou être considéré comme influent que si une majorité adhère à long terme.


Il ne s’agit pas ici de flatter l’égo de chacun pour qu’il continue à vous suivre. Une simple attention, montrer une considération… participe à entretenir une bonne relation.

Il est maintenant plus facile de se créer des liens d’amitié grâce (à cause ?) aux réseaux sociaux. Au vu de ceci, comment arrivez-vous à gérer votre communauté « virtuelle » et votre communauté « réelle » ? Faites vous un lien entre elles ou au contraire laissez-vous cette barrière se hisser ?



A propos de l'auteur

Aurélie Guellil
Aurélie Guellil
Mon prénom est Aurélie, utilisatrice des réseaux sociaux et grande amatrice des technologies web, je travaille essentiellement sur la problématique de la e-réputation et l'identité de marque. Je tiens le blog "au cœur de la e-réputation" ouvert depuis septembre 2010. Originaire de Guyane française, je suis expatriée au Québec depuis janvier 2010 pour continuer mes études (maitrise spécialisée en gestion du commerce électronique) à l'université de Sherbrooke. N'hésitez pas à prendre à me contacter et réagir aux billets que je poste cela me ferra grand plaisir de vous répondre.








 
 

 
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5 commentaires


  1. amellust

    Je crois pas pas vraiment que les réseaux sociaux peuvent vraiment nous servir à se créer des relations, des contacts, un réseau…
    Ils peuvent nous aider à consolider ceux là mais récupérer de l’influence grâce à eux… j’en doute !!!
    Si on prend le monde du lycée c’est encore pire ! la soeur si “populaire” lui en voudra encore plus d’essayer de passer par le frère pour avoir de la visibilité. Le problème c’est que ça se voit, et la perte de crédibilité et encore pire que de n’avoir aucun amis.
    Pourquoi aller chercher ses relations auprès des gens populaire, on peut se trouver d’autres amis, plus modestes, et essayer d’abord d’être influent à notre niveau, au lieu de se casser les dents sur un milieu qui n’est pas le nôtre.


    • @Amellust,
      Tout d’abord merci de votre commentaire,
      Votre point de vue est plausible. Si je vous cite vous ne croyais pas ” vraiment que les réseaux sociaux peuvent vraiment nous servir à se créer des relations, des contacts, un réseau…”. J’ai juste une question. Quel est alors l’utilité des médias comme Viadeo et linked’In? N’est ce pas de se créer un réseau, des relations certes professionnelles.
      Autre point : Il me semble que la crédibilité d’une personne est le résultat de la combinaison “ce que je dégage en tant qu’émetteur et ce que les autres perçoivent en temps que récepteur”. La crédibilité semble ainsi plus subjective qu’objective. En ce sens où elle obéit à des références propre à chacun et qui par conséquent peuvent varier d’un groupe de personnes à l’autre.

      Enfin, ce cas est fictif (je l’ai mentionné au tout début). Je n’ai en aucun cas préconisé ni affirmé que pour réussir et être populaire il fallait ciblé QUE les gens influents. Je reprendrais justement une idée de la blogosphère (je ne me rappelle plus l’auteur) : la personne aux multiples relations n’est pas forcement plus influente que celle avec peu de relations. On ne mesure pas l’influence par le nombre de relations mais par la qualité des liens. Et comme on se plaît à le dire ce n’est pas la quantité qui prime mais bien la qualité.



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