Groupes de musique : l'art des bonnes pratiques sur les réseaux sociaux

Groupes de musique : l’art des bonnes pratiques sur les réseaux sociaux

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Ah, si j’étais musicienne… Je me régalerais de toutes ces opportunités de promouvoir mon groupe sur les réseaux sociaux. Manque de chance, la génétique m’a dotée d’oreilles tout juste bonnes à apprécier la musique, mais certainement pas à en jouer, encore moins à chanter. Alors j’ai décidé de vous en faire profiter. Sortons du contexte “je suis une grande marque qui veut augmenter sa notoriété sur les réseaux sociaux avec un budget monstre”, et mettons-nous dans la peau de l’amateur avec un groupe de musique qui veut se faire connaître sur les réseaux sociaux, tout court, avec ses petits moyens. Pour l’amour de l’art, et parce qu’il y a ici des community managers qui aiment les challenges. 

Je filmerais tout ce que mon groupe fait

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans peuvent ne pas connaître, mais il y a quelques années, on dénichait de nouveaux talents sur Myspace (Lily Allen, pour ne citer qu’elle). Aujourd’hui, c’est sur Youtube qu’il faut être pour avoir une chance d’être repéré. Je serais une musicienne, je ne suis pas sûre que mon but ultime serait d’être la prochaine Justine Bieber, mais je ferais filmer mes concerts, mes séances de répétitions, tout vous dis-je ! Et bien sûr, je ferais des clips. Sans forcément avoir de gros moyen, mais simplement avec un concept de clip original. A la Magic Machines et son Hey Mister,tout en gifs animés !

En la matière, mon maître à penser serait le groupe OK Go, dont chaque clip est un trésor d’inventivité : la chorégraphie sur tapis de course, les toasts périmés transformés en écrans de cinéma, le clip en HTML 5

USA me voila…

Pas de chance pour moi, les meilleurs services sont américains. Grooveshark, par exemple, c’est LE site du streaming dont je ne peux plus me passer et sur lequel j’hébergerais mes morceaux pour me faire connaître aux States. Google music, pour l’instant, réserve ses services aux USA (à surveiller de près !). ReverbNation, l’outil indispensable pour tout groupe de musique indépendant souhaitant se lancer, pareil : à New York ! Ce qui n’empêche pas d’utiliser Band Profile, leur application phare, qui permet aux groupes de créer leur page, avec morceaux en streaming, dates de concerts et statistiques détaillées !

Le Band Profile du groupe Shakaponk

Non allez, j’exagère. Tout ce qui se fait de créatif en matière de musique n’existe pas seulement aux Etats-Unis. Musicovery, par exemple, propose à l’utilisateur des morceaux en fonction de son humeur. Un bon moyen pour lui de découvrir de nouveaux artistes, donc un bon moyen pour l’artiste de se faire découvrir ! Et si en plus c’est validé par Hadopi, hein… 

Je miserais sur le libre

Myspace, on a dit que c’est has been, mais j’aurais quand même besoin d’un espace pour héberger mes morceaux. Alors tant qu’à faire, je ferais en sorte que tout le monde puisse copier, modifier et (re)distribuer ma musique, histoire de favoriser sa propagation ! Et là miracle : il existe des sites européens qui permettent la diffusion de la musique libre ! Le plus connu étant Jamendo, où l’écoute et le téléchargement sont gratuits MAIS où l’on peut réaliser un bénéfice en tant qu’auteur, via le partage des revenus publicitaires générés par le site, grâce aux donations de ses fans, ou en participant à des programmes commerciaux.

Et qui sait, une fois que je ferai un carton, je mettrai peut-être mes morceaux sur iTunes ?

Je me créerais un personnage ou une mascotte

Lady Gaga n’est pas l’inventrice du concept. Bien avant, il y a eu David Bowie alias Ziggy Stardust ou encore the Thin White Duke, Madonna et sa réinvention permanente… De nos jours hélas, la bonne musique ne suffit plus tant la concurrence est rude. Peut-être même qu’elle joue un rôle secondaire par rapport au personnage. Alors bien sûr, il faut avoir un ego bien accroché. Mais quitte à me mettre en scène, je jouerais le jeu jusqu’aux réseaux sociaux. Je ferais parler mon personnage sur Twitter, avec son avatar bien sûr, mais aussi sa façon bien à lui de parler, ses goûts spécifiques. Je le ferais répondre aux fans sur Facebook.

Mon modèle, ce serait Gorillaz dont le leader illustré Murdoc Niccals ne manque pas de répartie sur Twitter !

D’autres exemples de stratégies de groupes de musique inventifs sur les réseaux sociaux ? N’hésitez pas à enrichir cet article !

Source des illustrations : Flickr/ photosteve101 – Flickr / Lambert Wolterbeek Muller

A propos de l'auteur

Camille Gras

Camille Gras  (8 articles)

Consultante social media @Vecteurdimage, j'accompagne les marques et les institutions dans la gestion de leur e-reputation et dans la mise en oeuvre de leur stratégie de community management. Mes missions principales : créer la discussion avec les internautes, servir de médiateur entre la marque et les blogueurs pour favoriser leurs échanges dans un respect mutuel, ou encore proposer aux cibles de la marque des contenus attractifs et à forte valeur ajoutée ! J'écris moi-même sur différents blogs, personnels ou professionnels, depuis 2004 et j'aime à tester les nouveautés en matière de réseaux sociaux et à explorer leurs usages possibles. Je crois que c'est de la pratique active des réseaux sociaux que l'on tire l'expérience la plus formatrice !

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