[Exclu] Comment activer la Timeline pour les pages ?

[Exclu] Comment activer la Timeline pour les pages ?

closeCet article a été publié il y a 2 ans 9 mois 29 jours, il est possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Un de nos collaborateurs a réussi (ne me demandez pas comment) à percer un bout de code présent dans la timeline et est parvenu à l’activer pour les fans pages. Cette nouvelle qui raisonne comme un cataclysme témoigne d’un déploiement imminent du modèle timeline pour les pages. La nouvelle ergonomie des profils a comme d’habitude fait couler beaucoup d’encre. Qu’on aime ou qu’on aime pas le moins que l’on puisse dire est que c’est un changement radical qui peut paraître “exagéré” pour les profils personnels mais qui ouvre de nombreuses possibilités pour les pages.

Vous vous doutez bien que je vous raconte une absurdité (enfin pour le moment) et je m’excuse de la déception et de la frustration que j’ai pu créer chez vous. Ce billet a pour vocation à mettre en exergue les perversités qui existent autour de la diffusion de l’information sur le web et également de tester la rapidité de diffusion de l’information, aussi peu crédible soit-elle, et de voir combien de personnes sont susceptibles de retweeter ou partager un article simplement en lisant son titre, ou ses premières lignes (les images ci-dessus ont pour but de faire croire aux lecteurs qui lisent de très très loin qu’il s’agit bien d’un article sur la timeline Facebook).

Cette constante course à l’information et infobésite sur le web a un effet extrêmement “vicieux”. En temps normal les hommes se vantent de la durée, la longueur de l’acte. Sur les réseaux sociaux c’est l’inverse. C’est la course au plus rapide, à celui qui sera le premier à éjac diffuser l’information. Cette course inhibe le « travail d’enquête » et on est moins tenté de vérifier la véracité de l’information. Pourtant comme on dit, plus c’est long, plus c’est bon… Une fois n’est pas coutume, sur les réseaux sociaux c’est pareil. Il faut prendre le temps de lire les articles jusqu’au bout, de les replacer dans un environnement et savoir prendre du recul. Evidemment si vous êtes une femme cette phrase s’applique quand même ^^. 

Autre perversité : l’effet de masse (pour ne pas dire que nous sommes tous des moutons). Imaginez si vous voyez plusieurs personnes de votre timeline tweeter cet article « Exclu : comment activer la timeline pour les pages ?». Une véritable bombe, une véritable exclu, un scoop immanquable que vous vous empressez de partager avec vos followers, sans même avoir lu l’article mais en ayant le raisonnement suivant : « après tout si beaucoup de personnes tweetent cet article c’est qu’il est vrai et bien ! ». Mais cette excitation devrait être réfrénée par deux éléments : la confiance en l’auteur et la crédibilité de l’article. Il faut toujours vérifier. Un titre racoleur et surprenant ça peut-être suspect ! Se pose alors la question de la “légitimité” du diffuseur. Ce n’est pas parce qu’une personne jouit d’une certaine notoriété/légitimité/crédibilité qu’elle ne peut pas Tweeter des inepties (volontairement ou non). Et c’est là toute la perversité du système. Beaucoup de personnes vont relayer les publications de personnes dites “influente” car ce sont des experts et ils (se) doivent donc de diffuser des informations de qualités, récentes et vérifiées. La crédibilité s’apprécie également par rapport à un milieu. Si je tweete demain que Zinédine Zidane va signer un contrat dans le club de la Bourboule vous vous demanderez “qu’est-ce qu’il en sait lui ?”. Et vous aurez raison. 

Toujours dans le cadre de “relations de confiance” il existe des systèmes qui permettent de tweeter automatiquement le contenu d’un site que nous jugeons pertinent. Ainsi à chaque nouvel article sur une thématique précise celui-ci est relayé automatiquement à nos contacts (FB, Twitter…) sans même que nous l’ayons nécessairement lu auparavant (c’est par exemple le cas de Twitterfeed). Imaginez que ce site soit piraté et que son contenu soit remplacé par des vidéos pornographiques…

Il existe également dans cette course un autre phénomène qui consiste à « s’approprier » l’information d’un tiers. On tweet un article mais on enlève la mention de l’auteur ou du compte associé car on veut être le premier à diffuser l’information et ainsi donner l’illusion qu’elle émane de nous. D’autres personnes n’hésitent pas non plus à relayer une information mais à renvoyer vers leur(s) média(s) de curation (et non directement à l’article) sans ajouter aucune valeur ajoutée. Quel est l’intérêt de faire ça ? Cette mauvaise exploitation par les curateurs des plateformes mises à leur disposition enlève énormément de valeur ajoutée et allonge le chemin d’accès à l’information.

Vous l’aurez compris il ne s’agit pas véritablement d’un article de fond même si j’ai trouvé en celui-ci le prétexte parfait pour critiquer certains phénomènes du web que je considère comme « néfastes » pour l’information. Cette expérience n’a pas pour but de piéger les personnes qui retweeteront cet article sans le lire (je pense que ça nous est arrivé à tous) mais simplement de mettre en exergue la rapidité de circulation d’une rumeur.

MISE A JOUR : nous vous invitons à découvrir les résultats de cette expérience ici : “Réseaux sociaux et rumeurs : un cocktail détonnant !”

Source image Timeline Facebook et redbull : http://mashable.com/2011/12/15/facebook-timeline-pages-for-brands/

Source des autres imageshttp://geekndev.com et http://samspratt.com/


A propos de l'auteur

Francois Combes

François Combes  (28 articles)

Je n'aime pas me décrire car je pense que toutes les personnes me voient d'une manière qui leur est propre. Etant obligé je vais tout de même vous dire quelques mots : je suis diplômé d'une école de commerce de Toulouse. J'ai travaillé 24 mois dans la communication et je suis passionné par tout ce qui touche de près ou de loin au web 2.0 (techniques, outils, stratégies...). N'hésitez pas à me contacter pour en savoir plus sur moi.

Commenter l'article