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My Community Manager

8 février 2011

[Curation] : Pearltrees, Scoop.it, Storify, Paper.li,… à la recherche de l’information ultime.

closeCet article a été publié il y a 3 ans 2 mois 16 jours, il est possible qu’il ne soit plus à jour.
Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

On le sait maintenant, en plus du terme de community manager, celui de curation ou content curator (définition selon Vincent Berthelot :  « Le curator est celui qui transforme l’information qu’il a recueilli pour en faire une agrégation concise et porteuse de sens soit pour information soit pour décision. »)  fait une entrée fracassante dans le domaine du marketing social. Même si ce dernier n’est pas nouveau, et que les premières théories autour de celui-ci date des alentours de 2006, il semble que l’activité de curation devienne très importante. Ce qui est en même temps normal dans une ère d’über-information, où s’informer correctement et atteindre la bonne information sont devenus une vraie aventure, digne d’un film d’Indiana Jones.

Heureusement, afin de toujours retrouver le nord, il existe des boussoles très efficaces. Au chapitre des plus connus, on en retrouve au moins 4 : Pearltrees, Scoop-It, Storify, et ParperLi. Si le but de ces quatre outils est au final bien le même, c’est-à-dire la curation, il n’en reste pas moins que ces derniers différent entre eux sur certains points.

Pearltrees, des perles très sociales :

Dans les outils de curation précédemment cités, Pearltrees se distingue de ces derniers par son interface et son ergonomie particulière. Plutôt que de longs discours, découvrons ces dernières au travers de la vidéo de présentation :

Comme vous l’aurez compris, le principe est donc de transformer le contenu web qui vous intéresse en perles. Ces dernières sont contenues sur votre profil dans votre arbre à perle ou arbre de curation. Vous les organisez comme bon vous ensemble, en les liant entre elles ou pas si elles ont un sujet générique commun ou des intérêts connexes. Pearltrees est un outil social qui permet donc de partager le fruit de vos recherches et de vos archivages d’information, principe qui est au passage au fondement de l’activité de content curator.

Pour bien utiliser Pearltrees, je vous conseille d’ailleurs de suivre cet excellent tutorial fait par l’éditeur de cette solution de curation :

A noter aussi que Pearltrees propose un plug-in spécial firefox qui rajoute 3 boutons à votre navigateur open-source, permettant de faciliter votre travail de “curator”, et par extension l’utilisation de ce outil. De plus, vous pouvez bien sûr synchroniser le résultat de vos recherches avec votre compte Twitter, et donc les partager plus efficacement.

Enfin, force est quand même d’admettre que le plus déroutant à propos de Pearltrees est au départ son interface. Mais une fois bien pris en main, cet outil offre de véritables possibilités intéressantes. Mais dans un secteur qui devient de plus en plus concurrentiel, il sera d’ailleurs intéressant de voir comment va évoluer ce dernier.

Scoop.it : l’outil ultime du content curator ?

Je dois l’avouer, même en version bêta, c’est à l’heure actuelle mon outil de curation préféré. Mais avant de voir pourquoi, décrivons-le tout d’abord. Scoop.it, c’est quoi ?

Simple d’utilisation, sans pour autant être simpliste, dynamique et ergonomique, Scoop.it offre de nombreux avantages à ceux qui souhaitent indexer les meilleurs informations sur un sujet donné. De plus, même si vous n’êtes pas inscrit sur cette plateforme, vous pouvez accéder quand même à l’ensemble des thèmes et des recherches des membres de cette dernière. Voici par exemple la page de Cédric Giorgi, avec l’ensemble des thématiques qu’il a créées ou qu’il suit :

Et, pour continuer dans les exemples, voici la page thématique créée à l’occasion du LeWeb’10 :

Contenus vidéos, blogs, etc…. rien n’échappe à Scoop.it, qui vous permet donc de classer de manière efficace les meilleurs informations sur un sujet donné. Et comme expliqué précédemment, son utilisation est assez simple. En effet, cet outil de curation indexe pour vous automatiquement les infos du web relatives à votre sujet. A vous ensuite de voir si cette information est pertinente ou non. Si non, vous pouvez la supprimer. Si oui, vous pouvez donc la partager avec votre réseau Scoop.it, mais aussi avec votre réseau Twitter et Facebook, en cliquant sur l’onglet Scoop.it en dessus de cette information, comme le montre le clicher écran suivant :

Par conséquent, comme vous pouvez le constater, Scoop.it offre des fonctionnalités très intéressantes et fort pertinentes.

Storify, l’art d’écrire des histoires sociales.

Pour Storify, la curation est clairement sociale: en effet cet outil se base quasi uniquement sur les différents réseaux sociaux, et plus particulièrement sur Facebook et Twitter. Beaucoup dise, comme les Inrocks, à propos de cet outil qu’il va révolutionner le journalisme, et que donc, par extension, il est l’avenir du webjournalisme.

Storify se présente d’ailleurs de la manière suivante :

Burt Herman, CEO de Storify, lors du TechCrunch Disrupt 2010, présente son bébé de la manière suivante :

Beaucoup d’observateurs ont aussi noté la belle aventure de cet outil de veille. D’ailleurs à ce sujet, pour continuer dans les illustrations vidéos,  je vous invite à visionner ce mini-reportage sous forme d’interview à propos de Storify :

Storify est assez simple d’utilisation, et au final, son positionnement très web sociale est assez intéressant.

Parper.li, créer votre propre journal.

Le premier outil de curation que j’ai utilisé, et sans doute, celui avec le recul que j’aime le moins.  Comme le dit si bien sa présentation, il “agrège les contenus partagés sur Twitter et Facebook de manière à en faciliter la lecture. Une manière efficace de découvrir des contenus intéressants, sans avoir à être connecté 24/7″. Et pour illustrer cette présentation, voici deux interview d’Edouard Lambelet, présentant la solution Parper.li  à LeWeb ’10 :

Et une vidéo de présentation sous forme de tuto :

Même si aujourd’hui, je reste un peu sceptique par rapport à Paper.li, cela est sans doute dû à mes besoins plus importants en matière de curation. Néanmoins, je dois admettre que Paper.li offre une bonne première approche de l’indéxation de contenu, et que donc pour le néophyte qui veut une première solution d’agrégation de contenu et d’information, Parper.li peut être une option sérieuse.

En conclusion, le meilleur conseille que je puisse vous donner, c’est de tester un maximum de ces outils afin de vous faire votre propre opinion. Comme pour les nombreux clients Twitter, choisir son outil de curation est très personnel. Plus qu’une question de design, d’ergonomie, ou de buzz autour, il faut vraiment que cet outil vous corresponde et qu’il réponde correctement à vos usages et à vos besoins.



A propos de l'auteur

Olivier Murat
Olivier Murat
Consultant et professeur en communication 360, avec un goût prononcé pour le marketing social, l'influence des réseaux sociaux dans les stratégies de communication et la disruption, j'essaye de faire partager ma passion auprès de mes élèves, mais aussi auprès de mes clients. Curieux, ouvert, dynamique, et réactif autant de valeurs qui composent ma personnalité, et que je mets au service de mes rencontres personnelles et professionnelles. J'espère vous faire partager mes centres d'intérêt et débattre avec vous.








 
 

 
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49 commentaires


 
 

  1. La curation, c’est une forme de bookmarking amélioré. Sa reste une forme de veille plus stratégique et beaucoup plus simple.
    Mais est ce vraiment pertinent, qu’elle sont les informations réels que nous gardons en mémoire ?
    Je penses que le surplus d’informations aura tendance à rendre certaine thématique trop généraliste et pas assez pointu.


  2. Bonjour,

    Je ne connais que Paper.li par le biais de Twitter. Pour moi, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un agrégateur via des robots qui scannent twitter ou facebook grâce à des mots-clés. Peut être que je ne suis tombée que sur de ‘mauvais’ paper.li, mais il est clair maintenant que j’ai tendance à les fuir. La pub y est d’ailleurs souvent trop présente.
    Cependant, grâce à cet excellent article, je vais faire plus attention à ces ‘curator’.


  3. Odeaudelac

    Hum, j’entends le terme de curation depuis quelques temps et j’ai vraiment l’impression qu’il s’agit de la mise en valeur d’un mot trouvé pour valoriser une pratique déjà largement répandue chez ceux qui en parlent. Mais surtout que la seule nouveauté, c’est qu’on en parle (et que des entreprises créent des services sur ce créneau).

    Je reconnais dans ces outils l’utilité indiquée par scoop.it : la possibilité de publier des contenus lorsque l’on n’a pas le temps de blogguer. Pour autant, il était déjà possible d’ouvrir un Tumblr pour réduire au minimum la publication de contenus, un compte sur Twitter, voir de produire un simple fil Rss branché sur un site comme Diigo pour valoriser des contenus mis en ligne par d’autres.

    J’ai légèrement l’impression que la curation, c’est de la consommation d’information sans réflexion : une façon de ne pas trop se faire mal au crâne tout en cherchant à montrer un intérêt mais sans l’investissement en temps qui va avec, une façon de s’exprimer à tout prix…


  4. Bonjour,

    Comme le mot “curation” semble ne pas passer au pays des 300 fromages et plus…
    N’est-il pas plus pertinent de parler d’affinage (voire d’infinage, l’info affinée) ?

    En effet, nous recevons des informations à la louche, puis nous mettons la main à la pâte pour la mettre en forme, puis nous la mettons à disposition des visiteurs sur l’étal sans oublier d’y mettre une étiquette….

    Bref, en parlant d’affinage (ou d’infinage), nous ne ferions plus tout un fromage autour de la curation et nous pourrions nous concentrer sur le bien fondé de ce processus !

    Cordialement
    @JMFLB


    • Odeaudelac

      Le principe est absolument logique : toute personne qui lit, sélectionne des informations intéressantes. Libre à elle de publier ensuite, ou non, ce qui l’intéresse.
      Le processus est une chose spécifique à chaque utilisateur, voire personne qui s’informe en ligne : chacun a ses outils et ses sources mais ce n’est pas tout à fait le sujet de l’article.
      Ici, c’est de moyen de publicisation d’information que l’on parle, et je remarque que la seule innovation apportée par ces outils relève de la mise en forme. C’est loin d’être négligeable, mais ce n’est pas non plus fondamental et je me demande dans quelle mesure ils ne sont pas les symptômes d’une envie de s’exprimer à tout prix sans vouloir faire l’effort d’apporter une analyse profonde dans leurs publications.


    • Olivier

      C’est le buzzword du moment, malgré que le terme ou plutôt la pratique ne soit pas si neuve, et comme beaucoup de choses hélas on fait souvent des grands fromages d’affinages sans goût et sans saveur. En clair, le terme de curation est sur-utlisé, mais les vraies “curateurs” se reconnaissent facilement.


  5. Francois

    Hello Olivier,
    Merci de cet article et de présenter Pearltrees (Je suis l’un des co-fondateur).
    Effectivement, il y a un débat sur le mot “curation” vient de l’anglais et sonne mal en français. D’ailleurs chez Pearltrees nous appelons cette activité qui consiste à sélectionner des contenus, les mettre en contexte et à les partager l’édition. C’est un terme courant pour désigner le rôle des rédacteurs en chef des journaux, des programmateurs de salle, des commissaires d’exposition, des DJ… Tous sont des éditeurs.
    Le deuxième point qui m’intéresse dans la discussion concerne la nouveauté. Effectivement, éditer n’est pas nouveau, c’est même lié à l’idée de média. En gros, s’il y a média il y a édition. Pour moi la nouveauté, c’est la démocratisation de l’activité d’édition. C’est fantastique, les internautes ont la possibilité d’organiser le web eux-même. C’est la première fois.
    Pour info voilà une édition des discussions qui ont eu lieu lors de la conférence curation qui a ouvert la social media week la semaine dernière : http://pear.ly/MGu5


    • Merci François pour ce commentaire.

      Je suis assez d’accord avec vous le terme de curation est sujet à débat. Comme l’est d’ailleurs celui de Community Management. Tant que ces fonctions, métiers, ou manière de procéder ne s’offriront pas une vraie visibilité, une certaine légitimité globale et une éthique de fonctionnement (il suffit de voir ces “marchands de tapis” qui vendent le CM comme la poudre de perlinpinpin miracle aux maux de com d’une entreprise…), le débat risque d’être encore long.

      Au passage, j’en profite, je serais assez intéressé par votre itw au sujet de Pearltrees….


    • Doc

      Curateur : tout ça n’est rien qu’un terme anglicisé pour désigner un(e) “documentaliste”. Vous savez ces individus qui, dans l’ombre, œuvre pour sélectionner et diffuser l’information fiable, pertinente, classée et vérifiée et dont la facilité du web a donné à l”internaute l’illusion que ce métier était fini.


  6. Merci pour votre articles, notre community manager prône votre point de vu, merci pour vos informations fiables et votre pertinence Cordialement, François


 
 



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