Com de crise : comment narguer les associations de protection de l'environnement | My Community Manager

Com de crise : comment narguer les associations de protection de l’environnement

Diable qu’elles sont pénibles avec leur éthique sirupeuse de fond de caniveau. Elles devraient le savoir, pourtant, que l’or vert n’est plus cette nature indolente mais bien ces billets insolents. L’argent ne pousse pas sur les arbres, mais les arbres poussent grâce à l’argent. Je parle évidemment des associations de protection de l’environnement, ou des animaux. Ces hippies modernes aux cheveux gras suintant au soleil, à la pilosité faciale trop avancée, même pour ces dames, et aux idées pernicieuses d’un monde qui serait propre. Venant de types aux conditions d’hygiènes dignes des sanitaires d’un camps de vacances pour séniles nudistes, cela tient du paradoxe.  

Vous venez de détruire le dernier habitat naturel de la loutre asthmatiques pour épargner une poignée de dollars. Vous venez d’investir dans une nouvelle énergie, le charbon, qui certes est plus polluante mais au combien plus économique. L’avion en bois de piètre qualité que vous aviez affrété pour transporter vos déchets radioactif s’est écrasé dans un parc naturel, dernier refuges d’animaux moches en voie de disparition. Et là, c’est le drame. Les associations élèvent la voix, usent de perfides stratagèmes pour faire naître un sentiment de colère. Elles attirent dans leur girond les célébrités décérébrés comme un cadavre putréfié des nécrophiles. Les basses classes prolétariennes suivent comme des moutons incestueux, protestent, les petites gens se trouvent soudainement une conscience écologique. Eux qui jusqu’alors consommaient sans se poser de question. En même temps, cela signifiait réfléchir, et l’activité cérébrale n’est pas le propre de l’homme.

Nous connaissons tous ces situations, nous avons tous un jour eut à gérer ce qui pourrait s’apparenter à une hystérie collective. Nous savons tous que le consommateur est ce type ivre d’éthique qui se réveille le lendemain sans aucun souvenir, une légère gueule de bois et des relents d’égouts au fond de la gorge. Rappelez-vous Guerlain, ses propos homophobes qui trouvèrent comme écho les murmures indignés. Un an après, de quoi se plaignait le sous-peuple ? D’une publicité trop longue de son parfum Shalimar.  

Si vos actions susciterons une indignation de façade sur du court terme, car reposant sur une notion tendance, pourquoi ne pas en profiter pour vous moquer de ces objecteurs de conscience ? Pourquoi ne pas cracher à leur visage votre mépris pour les choses vivantes, la nature, les animaux, les hommes ou même les poneys ? Ils ne sont rien. Vous êtes tout. A mort l’écologie. Vive les économies.

1 – Rédiger un communiquer grâce à Google Translate

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Derrière Google Translate (oui ils font les voix aussi)

Il n’y a rien de plus méprisant, de plus sadique qu’un communiqué de presse traduit avec Google Translate (mis à part le fait de se marier avec son cousin tout en alpaguant les homosexuels de dégénérés, ce qui est quand même le niveau supérieur). Imaginez la tête des libidineux chevelus, s’attendant à crier victoire. Leurs bouches infectes (lavées au dentifrice en semence de phoque) se tordre de plaisir. Leurs dents pourries (par une consommation excessives de fruits hallucinogènes) se découvrir subitement. Et là, le drame. Tout n’est pas en français. Enfin si, mais un français approximatif, mal rédigé, mal traduit. Vous n’avez pas daigner investir dans un traducteur humain digne de ce nom, comme Jean Traduitdeslivres ou Simon Texteestenfrançais . Diantre. Le rictus triomphale se transforme en une moue désabusée à mesure qu’ils prennent conscience de votre dédain … pour votre plus grand plaisir. Au revoir les babas. Ici cool.

Pour réussir votre coup, vous devrez dans un premier temps rédiger votre communiqué en français, puis le traduire vers le mongol, puis du mongol vers l’indonésien et enfin de l’indonésien vers le français (marche aussi en remplaçant indonésien par russe). Simple, et efficace.

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Très facile à mettre en place, il suscitera l’ire de vos opposants verts. Nous pourrions même dire qu’ils seraient vert de rage, mais ce serait se rabaisser à l’humour du géant vert, cet écologiste minable se faisant passer pour le Hulk du mais. Chamais nous ne nous abaicheront à chela.  Chamais.

2 – Faites des montages grossiers

Bon, Georges, avec tout ça je voudrais que tu me fasses une poire à lavement

Bon, Georges, avec tout ça je voudrais que tu me fasses une poire à lavement

Vous avez un stagiaire sous le coude qui ne connaît rien à Photoshop, mais qui a une fibre artistique à peu prêt assumée (il s’habille avec des caisses de céréales) ? C’est parfait ! Demandez lui de réaliser un montage photographique pour faire croire que vous gérez la situation comme un docteur alcoolique gère son opération à coeur ouvert. N’oubliez pas la devise de McDonald : plus c’est gros, plus ça passe. En sommes, les enquêteurs en herbe que sont les militants se lancerons assurément dans le décorticage des précieux clichés. La bave aux lèvres, s’attendant à devenir le type qui aura trouvé le truc. Très vite ils se rendront compte qu’il s’agit là du plus gros foutage de gueule de l’histoire du Web. Un énorme bras d’honneur articulé adressé à leur sagacité intellectuelle en feuille de chou.

Pourquoi un nain en jarretelle est-il en train de replanter un arbre en arrière plan de la forêt dévastée ?

Pourquoi un clown macabre participe-t-il au nettoyage des plages souillées par le saint pétrole … et qu’est-il en train d’enterrer ?

Pourquoi un cuisinier bucheron est-il en train de laver ces adorables animaux à la peau fondante  avec sa scie sauteuse ?

En plaçant ces petites subtilités, très visibles, les amoureux de la nature seront touchés dans leur amour propre, déjà souillé par l’amour contre-nature qu’ils ont avec des tortues aveugles. Le message est clair « tenez mes braves, quelques photos pour vous calmer. Tant pis si elles sont fausses, elles contenterons votre misérable intelligence » Savourez. Savourez.  Regardez les pester contre votre air narquois.

3 – Un peu de transparence

En direct de mes vacances, je m'amuse bien, je suis tout feu tout flamme.

Souvenir de mes vacances, je m’amuse bien, je suis tout feu tout flamme.

La forêt continue de bruler sous les effets bénéfiques de vos produits toxiques. Les derniers lémuriens nains agonisent, vomissant une bouillie infecte qui vous rappel étrangement les derniers instants de votre grand-mère.  Pensez à prendre des vacances.

Pendant que les chevelus s’acharnent à s’enchainer autour des derniers arbres, suffoquant, pendant que les pileux vous alpaguent sur les médias sociaux … vous serez à l’ombre des cocotiers, un verre à la main. Laissez les vociférer leur haine en affichant votre mépris pour ces petites gens sans sous, sans âme, qui passent leur temps libre à sauver deux trois poissons amenés à disparaitre de toute manière. La baleine, c’est plus drôle échoué sur une plage, prête à exploser : c’est un fait scientifique nippon. N’oubliez surtout pas de live tweeter vos activités, agrémentés de photographies Instagram. Ce sera du sel sur leurs plaies.  Ils ne sont rien, ils ne peuvent même pas gâcher votre pause estivale.

« Je fais du bateau … whou c’est top, pas vu de baleine encore ».

4 – Affiliez vous à une marque – ou comment riposter 

Ou comment clouer le bec aux hippies

Les hippies, des gens à part

S’affilier à une marque, c’est un peu comme le leitmotiv des racistes : « je ne suis pas raciste, mon meilleur ami est roux ». Prenez la crise chevaline qui a frappé l’industrie du surgelé (non je ne parle pas de pouponnière, mais d’alimentaire). Pourquoi Findus ne pouvait-il s’associer à Ferrari pour défendre son point de vue ? Imaginez la campagne : « le cheval, nous, on le récupère sur la route ». Imaginez la tête des défenseurs d’animaux. Imaginez votre plaisir malsain.

Lors d’une crise, n’hésitez pas à vous affilier ou à mettre en avant vos liens avec une marque forte qui viendra crédibiliser votre discours comme l’accent belge sublime la bêtise Wallone. Aussi improbable soit cette relation, son caractère profondément déplacé crucifiera vos détracteurs. Il seront cloué sur place. Vos propos martèlerons leur inconscient. Ils seront des meubles immobiles (clou + marteau) laissés pour compte. Prostrés dans le mutisme le plus complet.

Il seront incapable de gesticuler leurs bras nécrosé par leur fainéantise, juste bon à tenir des pancartes écrites par des enfants attardés. La parade est parfaite, ils ne pourront vous accuser de tords. Ils retourneront dans leur tombes pleurer leurs souvenirs de jeunesse perdue, quand la maman de Bambi est morte, quand la sorcière de Blanche Neige a arraché une pomme au lieu d’attendre qu’elle tombe. Les méchants gagnent toujours. Touchours.

5 – Faites sonner la corde sensible

Thérèse la malpropre obligée d'éduquer sa marmaille

Thérèse la malpropre obligée d’éduquer sa marmaille

Pour conclure, n’hésitez surtout pas à jouer la corde sensible afin de faire passer ces ONG  pour les monstres qu’ils sont. Identifiez parmi vos employés celui ou celle qui parait le plus démuni, ou qui est réellement le plus démuni. Utilisez une technique appelé Story Telling, à savoir l’art de raconter une belle histoire, pour sublimer cette déchéance sociale comme l’anthropologue sublime la sous-culture des culturistes.

Thérèse, ah Thérèse la malpropre. Photographiez-la dans son appartement vétuste (n’hésitez pas à donner un coup de pioche par ci par là et dans son visage pour donner un peu plus de cachet, un peu plus d’homogénéité à l’ensemble). Ecrivez sur sa vie misérable, sur son parcours chaotique dans vos usine chimiques, sur ses amours perdus, comme ses rêves et ses clés. Inventez des anecdotes sordides, publiez de fausses radiographies de sa rate, qui feront exploser les glandes lacrymales du grand public. Saupoudrer le tout avec des images de ses enfants dégénérés entassés comme dans un jeu Tétris pour faire ressortir les saveurs de misères. Servez le plate. Savourez. Encore et encore.

« Messieurs les écologistes, en sauvant trois huitres, vous condamnez Thérèse et sa famille dégénérée. Montrons les du doigt. Pour Thérèse la malpropre. Pour toutes les laissées pour compte, au pilori les écolos. »

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.  Ah et pour les fautes disséminées ici et là … à votre avis, c’est pour nargué qui ? Oui … vous !

A propos de l'auteur

Lord D'hur

Lord D'hur

Il est un territoire terrifiant en Angleterre que l'on a coutume d'appelé Hur, en souvenir de Ben. Là bas, sur les terres inhospitalières aux arbres dont la sinuosité trahit une folie incommensurable, règne en despote un Lord dément que l'histoire elle même n'ose se souvenir, ni n'ose nommé. Il est dit que si son identité venait simplement à être susurrée dans la brise d'été, un déluge apocalyptique de Yorkshires sociopathes s'abattrait sur le royaume de la perfide Albion. Maître du complot, de la duperie et du scorbuts, c'est avec un plaisir malsain qu'il partage son savoir, créant ainsi une cosmologie à son honneur où ses enfants spirituels, à force de chanter ses louanges, finiront par découvrir son véritable nom. YORKSHIRES ! Ah non, excusez-moi, ce n'était qu'un homme-tronc canon.

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