Avant d’être un Community Manager, qui étais-tu ?

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CM MyCM

Un geek, un nerd, un gamer… un marketeur, un commercial ou peut-être encore un communicant…?

Moi, j’aurais voulu être un artiste… mais j’ai choisi d’être community manager. Quand j’ai compris son rôle, et la tâche ardue qu’il pourrait avoir en amenant une culture web au sein de l’entreprise… j’ai dis mince ! Mais en même temps j’ai compris que ça pouvait être un bon levier pour obtenir de la latitude, et devenir un acteur clé au sein de l’entreprise. Devant la diversité de profils aux parcours parfois atypiques, je me suis souvent posé la question, mais avant d’être Community Manager, qui étais-tu ?

Un petit bilan du Community Management

Nous avons aujourd’hui un petit recul pour comprendre le rôle et les nombreuses compétences que possède ou devrait posséder le Community Manager, cependant il tarde à se faire une place par manque de reconnaissance et de maturité au sein des entreprises françaises. Fort heureusement, ce n’est pas le cas pour tout le monde.

Si on prenait le temps de lire les nombreux articles rédigés sur le sujet ici ou ailleurs, on pourrait en faire un livre qui suffirait à détailler sa fonction, ses orientations, ses évolutions et les connaissances nécessaires à la pratique d’un « bon » community management. A cela on ajoutera tout ce qu’on peut trouver sur les outils du CM, et la gestion des réseaux qui occupera une grosse part de son travail.

Google nous offrira encore par dessus tout, la possibilité de “s’improviser” en bon autodidacte théorique que nous pourrions être… sera-ce le Community Manager 3.0 de demain

Oui mais voilà ! où est passé l’expérience ? Comment se spécialiser ?

Souviens-toi qui tu étais avant d’être un Community Manager !

CM Femme

Pour le Community Manager, tous les ingrédients sont là ! et malgré cela ils peinent pour beaucoup à faire leur nid, et à comprendre que le profil est encore large pour prétendre être spécialiste. Il suffit juste d’analyser les grilles de salaires entre un Community Manager et un Social Media Manager, pour les débutants ça oscille de 24.000 € brut/an pour le premier à 50.000 € brut/an pour le second (source : magazine challenges n°334 du 28.02.2013).

Pourquoi ? La spécialisation en stratégies du Social Media Manager, prime généralement sur l’éventail de compétences du Community Manager. Il devient dès lors un exécutant dans la majorité des cas, mais pas systématiquement.

Pour se spécialiser il faut prendre en considération plusieurs facteurs, et comprendre qu’avant d’être Community Manager on a un capital personnalité avec éventuellement des expériences professionnelles et/ou personnelles à mettre en avant.

Il devient dés lors important de dresser son portrait, en faisant un bilan de tout ce qui a trait à notre personne.

Exemple de points :

  • Commerce | Marketing | Communication | Publicité…
  • Passion du web | passion des RS… 
  • Extraverti | Timide | Curieux… 
  • Sportif | Musicien | Joueur…
  • Voyageur | Cuisinier…

On commence généralement par son background professionnel pour chercher sa spécialisation. Si on ressent un manque de compétences en community management, on pourra également compenser par tout ce qui a trait à sa personnalité comme mentionné ci-dessus. Le but est ici de se brosser un portrait pour apprendre à se vendre. 

Exemple d’un cas : 

Si un commercial devenu Community Manager, a travaillé avec des architectes pendant des années, il pourra penser à s’orienter vers ces mêmes profils pour vendre son cursus, voir auprès de sociétés de vente de produits d’intérieurs. C’est ici l’exemple d’une piste parmi tant d’autres, et il suffit seulement de créer des liens entre le community management et ses propres connaissances, ses spécialisations, son expérience professionnelle et personnelle… etc

De ma petite histoire, je veux bien partager une expérience pour comprendre comment on peut apporter une spécialisation en community management, et bien entendu sans oublier les étudiants qui sortent d’écoles de marketing, de communication et/ou de commerce. Il ne s’agit pas de tomber dans un travers redondant pour nombre d’entre nous, car gérer des pages facebook à longueur d’années, on s’en lassera très vite avant l’heure!

 

Mon expérience personnelle :

J’ai fait des études en commerce et principalement en gestion et organisation d’entreprise. Ma tâche consistait à créer et développer des points de vente en partant de zéro. L’aspect communication et évènementiel y était également très important. Quand je me suis intéressé aux réseaux sociaux au milieu des années 2000, j’ai saisi le virage qu’allait prendre la communication dans le digital. J’ai bossé dessus en commençant à faire du réseautage.

Viadeo (viaduc avant nov. 2006) a été mon premier champ de pratique professionnelle, c’était très enrichissant car j’amenai régulièrement mes contacts vers une expérience IRL. A titre personnel depuis 2003,  j’ai eu l’occasion de me rendre chaque année aux États-Unis, et notamment à New-York que je connais maintenant très bien. Ça m’a beaucoup aidé à avoir une vision de ce qu’allait être la culture web en France, ainsi que la pratique des réseaux sociaux après avoir observé leurs pratiques. J’ai connu l’année suivante en 2004, le lancement de Facebook et ses dérives qui m’ont un peu refroidi, et jusqu’à sa sortie en France. Je m’y suis mis seulement que très tardivement. Mais il n’est jamais trop tard !

Aujourd’hui avec un background commercial, je développe une expertise dans le community management terrain, c’est-à-dire mener des actions en extérieur, et aller à la rencontre de sa communauté et de ses ambassadeurs, afin de recueillir de l’information dans le but de créer de l’engagement pour sa marque. Je reste très attiré par le consulting et les stratégies à développer pour mener ces actions CM terrain. Mon objectif est de valoriser cette expertise par l’expérience, et également de partager ma vision au travers de conférences.

Voilà un peu comment je compte mélanger mon expérience et ma pratique du community management pour arriver à me spécialiser. Ce n’est qu’un exemple dans mon cas, car il y a une infinité de possibilités. 

 

Il est important de constater que si le Community Manager est souvent un autodidacte, c’est d’une part parce qu’il y a un manque de formations, mais aussi parce qu’il démarre souvent au travers d’une passion pour l’univers du net, c’est alors qu’il a tout intérêt à construire sa spécialisation et donc de se faire un bilan avant de se lancer.

Ce côté autodidacte souvent rencontré, est néanmoins un point rassurant car il dénote d’une volonté propre à s’orienter sur un créneau porteur, et qui se relie régulièrement à une pratique déjà bien avancée des réseaux sociaux. Les étudiants qui sortent d’écoles ne devraient pas avoir le sentiment d’être en reste, notamment dans les branches marketing et communication qui resteront des atouts à faire valoir. L’expérience commerciale on l’a vu dans notre exemple, mais si d’autres cursus sont à mettre en avant dans votre parcours, trouvez-les pour les confronter aux orientations possibles de community management.

Un autre exemple : François Lecomte (@nungy), un ami qui a été manager d’artistes de par son expérience professionnelle… n’a pas eu de mal à trouver concrètement sa voie en tant que CM, auprès d’un groupe de musique très connu.

La place du Community Manager dans l’entreprise

CM GroupLa place du Community Manager dans l’entreprise, on en parle encore et encore. Si l’entreprise en manque de maturité web ignore encore la place du Community Manager parmi les services marketing, communication, et  parfois même l’informatique, lui ne devrait pas trop se laisser prendre par cette problématique. Je ne parle pas ici de service commercial, car ce serait entrer dans une vision B2B qui ferait l’objet d’un long discours (je garde d’ailleurs cette approche afin de l’exposer prochainement)

Comment faire face à ce manque de culture web ?  il est à mon sens nécessaire de s’affirmer en prenant position sur ses convictions, tout en restant dans l’équilibre car il ne s’agit pas de faire sa révolution, mais juste de démontrer prudemment que le web est un noyau dur, autour duquel tout peut graviter dans une entreprise qui à le désir de se tourner vers l’avenir. La problématique tourne régulièrement autour d’un mode de fonctionnement qui a déjà  fait ses preuves, et donc d’un refus de se remettre en question sur des méthodes jugées volatiles en terme de rendement.  

N’oublions pas que le personnel saura se positionner du côté où ses valeurs ne seront pas entachées. Sa crainte sera principalement issue des transferts de compétences d’un profil à un autre, et donc de perdre sa place au sein de l’entreprise. Entre-deux, on notera pour beaucoup le refus  de chercher à se mettre à jour.  

Il ne faut donc pas hésiter à impliquer et mettre en avant ses responsables dans les actions à entreprendre, et surtout ne jamais négliger la notion de rentabilité qu’un patron peine souvent à comprendre dans le digital. Est-ce à dire qu’une solution peut s’entrevoir dans l’évolution du digital si on intègre une notion de rentabilité ? Parfaitement ! Si on greffe une vision commerciale au Community Manager, il arrivera certainement que le discours du digital au sein de l’entreprise gagnera des galons. Attention à bien comprendre cette remarque !

Cette problématique de manque de maturité se retrouvant souvent dans nos entreprises,  la seule arme qui demeure à notre portée pour la contrer, c’est d’être fort dans notre croyance du digital et des enjeux économiques qu’il représente, et ce au sens large du terme. Il faut être convaincu sans chercher à convaincre, mais plutôt vivre sa conviction et l’amener vers une expérience, puis une seconde… et ainsi de suite. On doit gagner la confiance de ses supérieurs.

Soyez différent des autres ! Sortez du lot !

CM Different

Vous l’aurez compris aisément, il n’y a pas de bon ni de trop mauvais Community Manager, mais d’avantage des problèmes d’encadrement, de formation, et un manque d’expérience pour un profil pluri-compétent qui n’est pas forcément spécialisé dans un domaine. Le manque de confiance est aussi un frein dans la profession, surtout quand on sort d’école ou de formation 

Sortir du lot et être différent, c’est aussi apporter une ou plusieurs plus-values à son profil. Ça peut aller de son expérience à son attitude, et la façon d’aborder son poste en mettant en avant sa personnalité, ou jouer avec ses passions personnelles comme on l’a vu plus haut. Agir de la sorte permet parfois de s’affranchir d’un manque de confiance en soi. 

Il est souvent recommandé de regarder ce qui se passe outre-atlantique, là où les salaires passent de 24 K€ brut/an chez nous en moyenne contre 45 K€ brut/an (62K$) chez eux pour les community manager, et même parfois plus pour les spécialisés. Majoritairement des femmes et une minorité d’hommes pour un profil plus orienté créatif que chez nous, ce qui signifie parfois qu’il est plus impliqué dans les stratégies que l’opérationnel « l’exécutif ». En France on observe encore une distance entre opérationnel et stratégie, car encore une fois il est important d’apprendre ou de compléter son profil par une spécialité.

Dialoguez, resautezapprendre à créer du relationnel et le convertir en IRL. J’ai rencontré beaucoup de CM réservés, ça surprend mais en même temps c’est peu étonnant pour ceux qui ont une culture web très forte, avec un minimum de rencontres en extérieur. C’est malheureux à dire mais ces profils peuvent être très bons en milieu professionnel mais ils se laissent souvent abuser dans leur job. Ils manquent de caractère et de personnalité pour beaucoup. Ceux-là ! on les retrouvera principalement en B2C au contraire des profils B2B qui sont plus posés et généralement plus mature. C’est une généralité et non un absolu. A ce sujet je suggère d’observer son propre comportement en société, avec ses amis, et en milieu professionnel afin de trouver ce qui peut être un frein à l’expression et à la recherche de l’épanouissement personnel.

Etre différent ne signifie pas de ne pas être soi-même, mais plutôt de faire ressortir un trait de personnalité, et/ou d’affronter ses craintes pour faire valoir une nouvelle facette enfouie en nous.

N’attendez pas que le temps passe !

CM Temps

Pour conclure sur cet article,  je dirai n’attendez pas que le temps passe” car le métier est encore émergeant et ça va aller très vite. Spécialisez-vous tout en trouvant votre voie et votre branche de prédilection, et surtout : épanouissez-vous dans votre job car c’est une des choses les plus importantes pour être productif.

Il y a beaucoup à apporter dans cet univers, et pour les plus anciens rappelez-vous que le marketing à l’époque des années 80 se redéfinissait régulièrement. Quand on le regarde aujourd’hui, on le retrouve partout et  jusqu’à cette pratique encore nouvelle en France; “l’inbound marketing”. Pour le community management c’est la même chose, il va se redéfinir et se découper en spécialisations.

Vous avez quelque chose à dire ?

N’hésitez pas à partager vos propres expériences, si d’autres pistes (et il y en a) peuvent aider les futurs Community Manager arrivant sur le marché du travail… allez-y !

A propos de l'auteur

Laurent Bour

Laurent Bour

Passionné par le Community Management et les nouveaux leviers marketing, j'arpente le net depuis ses débuts et les médias sociaux depuis 2005. Animateur de communautés et fondateur du projet du Journal du Community Manager, je développe en parallèle un projet autour de la valorisation des contenus. J'aime principalement rédiger dans une dimension visionnaire et d'analyse, tout en apportant mes points de vue sur le community management entre autre. J'aime cuisiner... et c'est aussi une passion.

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35 comments
Andry
Andry

SVP , pouvez vous me dire quel le meilleur livre de Community management sur le marché ? et merci bcp

Camille K
Camille K

Je suis également venu au Community Management par "hasard". J'ai toujours été curieuse concernant les NTIC. Je teste les nouveaux réseaux, j'accroche... ou pas. Mais si j'accroche et que je décide d'y rester, je fouille un peu pour en comprendre le fonctionnement et optimiser mon utilisation de la plateforme. C'est ainsi que dans mon ancien poste, on m'a proposée de développer puis de m'occuper des réseaux de l'entreprise. J'ai tout appris sur le tas et avec l'aide de collègues avisés et curieux comme moi. Aujourd'hui, j'ai changé de société et fait du community management mon métier à part entière. Stratégie et opérationnel sont mon quotidien et pourtant je ne cesse d'apprendre et de chercher des conseils car finalement être CM demande de rester sans arrêt en veille pour comprendre les évolutions quasi quotidiennes des plateformes et les enjeux de notre présence sur le web. Test and learn !

Laurent
Laurent

Marie-Laure, Ton commentaire est un véritable vécu, et c'est que j'aime avoir, en retour d'expérience. Je trouve que pouvoir rebondir ainsi d'une spécialisation à une autre, montre une certaine capacité d'adaptation. En même temps il est important de bien se réorienter et je crois que tes choix restent bons sur le métier de CM, voir même Social Media Manager si tu es d'avantage orientée sur la stratégie. D'ailleurs la stratégie existe aussi sur le terrain ;-) Un grand merci d'avoir pris ce temps et je te dis au prochain MyCM avec grand plaisir.

DufayDean
DufayDean

Avant d'être Community Manager j'étais...Chef de projet Marketing et Communicaton...vous savez ? le marketing traditionnel, là, celui qui connaît la crise ;) eh oui, on est passés à l'ère du E-marketing, une lettre qui change tout. Personnellement, je dois avoir des capacités d'adaptation importantes (à la limite de la schschizophrénie ? ), parce que j'ai travaillé dans des secteurs quelque peu différents en 4 années de Mar/Com. Dans le désordre : les cosmétiques de Luxe et les parfums de niche (de créateur, de "nez" quoi), dans les logiciels informatiques (côté éditeur), pour un magazine spécialisé en management du secteur finance et droit des affaires, dans le secteur de l'artisanat d'art, et dans le commerce du bio pendant 3 ans (cosmétiques et compléments alimentaires). Mon profil atypique, visiblement, ne fonctionne pas bien. Eh oui, on ne peut pas me coller d'étiquette ! Quoi qu'il en soit, je me forme au marketing digital parce que c'est intéressant et que c'est le présent et l'avenir. Ce qui me raccroche à la fonction de CM, c'est d'abord ma passion pour le comportement du consommateur. Je l'ai développée, ou devrais-je dire assouvie en commerce, en pratiquant le merchandising et bien sûr le contact client direct. Idem en marketing et com, en optimisant le taux d'ouverture des e-mails et autres communiqués de presse, l'ergonomie des sites web ou d'événement...l'anticipation est la clé (entre autres). Me voilà armée pour ces nouvelles activités ! en tous cas ça aide. A moi de développer le reste. Alors, comme tout le monde sur ce blog, j'effectue une veille des dernières stratégies et tendances, sur le web mais aussi physiquement : heureuse de t'avoir rencontré sur un My CM Apéro et vu cette semaine sur T2M, Laurent ! ;) je te rejoins donc totalement sur ce point aussi : rien ne vaut les rencontres réelles ! Alors à bientôt! ;)

Nathalie Tachet
Nathalie Tachet

Auparavant j'ai travaillé dans le tourisme, le service client et les relations publiques dans les métiers de la musique. Je suis devenue entre autre community manager (mais pas que) par défaut car je faisais déjà de la communication et de la promotion et j'aime parler avec les gens. Je pense que le métier de CM ne s'adresse pas forcément aux débutants mais à des ersonnes expérimentées, peu importe d'où elles viennent. Mais il est important d'avoir de l'empathie pour les gens, d'être curieux et d'avoir un bon sens relationnel, sinon c'est peine perdue ou le clash finit par arriver. Ce métier est une question de personnalité et de compétences acquises au fur et à mesure des années. Et puis comme partout, il y a des bons et des mauvais ! :-) Merci pour ce bel article inspirant !

LENAFF Anne-Claire
LENAFF Anne-Claire

Bonjour Laurent, Merci pour ton article. Pour ma part, voici mon retour d'expérience. J'étais en stage de fin d'études comme assistante chef de projets pour une marque d'huile d'olive. Je m'occupais de l'ensemble des 4P pour la marque dont la communication digitale qui émergeait à l'époque. La marque était présente sur Facebook mais elle animait très peu sa communauté. J'ai pris conscience de l'importance de valoriser cette communauté et de l'univers que nous pouvions développer autour de la marque. Pour cette raison, nous avons fait à appel à une agence afin qu'elle assure le community management et qu'elle réalise un jeu pour recruter de nouveaux fans. J'ai été passionnée par la communication digitale et par le métier que réalisait cette agence. En effet, pour moi Internet, c'est l'avenir et il me paraissait important de me rapprocher de ce métier qui offrait, à mon sens, beaucoup de perspectives d'évolution. Ainsi à la fin de mon stage, cette agence m'a recrutée comme community manager pour une marque de sel, et j'ai donc animé leur communauté pendant 6 mois. Puis, cherchant à trouver un poste avec plus de responsabilités, j'ai été recrutée comme Social Media Manager pour le site leader des achats groupés dans le monde. Aujourd'hui, j'ai des missions variées qui sont complètement en accord avec ma personnalité : management d'équipe, projets social média au niveau mondial, réalisation de process social média pour le site etc. De plus, j'ai toujours aimé être chez l'annonceur pour être intégrée à la prise de décision finale. La réelle expérience où j'ai appris le plus reste mon temps de community management en agence : l'animation, les interactions avec les fans, l'étude des KPI et les reportings. Néanmoins, la principale qualité d'un community manager aujourd'hui reste d'être autodidacte : j'ai appris mon métier sur le tas, en étant proactive et à l'écoute de nouveautés, je n'ai jamais reçu aucune formation ni même beaucoup d'aide pour apprendre mon métier. C'est une qualité qui me permet également de proposer constamment des nouveaux projets sans que ma direction ne me les impose. Mes études de marketing me servent beaucoup. Etre community manager c'est être un bon communiquant afin que le message publié sur la page atteigne la bonne cible. Je peux ainsi compter sur mon esprit d'analyse pour comprendre l'environnement dans lequel se trouve ma communauté, prévoir mes objectifs, mes missions et faire des reportings pour analyser mon ROI. Mon stage en tant qu'assistante chef de produit ma permis d'apprendre à gérer des projets de natures diverses, ce qui est important dans le métier que j'exerce aujourd'hui. Je suis une personne très organisée et structurée, ce qui me permet de réaliser plusieurs projets à la fois. De plus, communiquer beaucoup est à mon sens une qualité essentielle dans ce métier. Il faut aussi avoir beaucoup de caractère car comme c'est un métier nouveau, et qu'il n'y a pas beaucoup de retours d'expérience, il faut pouvoir justifier, négocier et convaincre ses responsables sur les projets que l'on souhaite réaliser. Dans l'entreprise où je me trouve actuellement, mon pôle est très important, la culture web est complètement installée car il s'agit d'un site de e-commerce. Pour résumer, un social média manager doit être : organisé / bon communiquant / avoir une bonne connaissance des communautés web / bon négociateur / savoir jouer avec le ROI / avoir des affinités avec son produit et/ou son entreprise.

Aurélie
Aurélie

Après une formation en langues et de nombreuses pérégrinations dans le tourisme, l'assistanat administratif, je me suis dirigée vers le web par passion des communautés et par l'envie de fédérer les autres autour de beaux projets, d'idées neuves, de grandes causes...mon profil est celui d'une communicante au départ (avec une expérience dans l'événementiel), mais au fur et à mesure de mes expériences, je me suis auto-formée à la technique, au marketing, et je continue d'apprendre. Ce qui est bien dans ce métier, c'est qu'il demande avant tout une certaine ouverture, un sens de l'adaptation et des qualités humaines, pour le reste on est obligé de se former tout le temps car les techniques et les outils évoluent sans cesse. Je pense qu'il y a autant de community managers que de personnes, et qu'on n'est pas tous faits pour bosser dans le même de structure ou de marque. En revanche, je déplore un peu la coloration très marketing très ROIste que prend ce métier, au détriment parfois du sens. Il y a beaucoup de stratégies court-termistes destinées à produire du chiffre, mais de manière artificielle et où l'on oublie les fondements la relation client.

Sophie
Sophie

Pour ma part, je suis CM depuis plus de 7 ans. J'ai fait des études de lettres, et j'ai bossé dans du support informatique. Etant très impliquée dans une communauté, on m'a recruté pour m'en occuper, c'est ainsi que j'ai mis le pieds dans le social media comme on l'appelle aujourd'hui :)

Thibaud Brunet-Charpentier
Thibaud Brunet-Charpentier

Bonjour Laurent et merci pour ton article très intéressant. Je pense que le community management qui n'est réduit qu'au web n'est que 50% du métier, je suis totalement convaincu de la connexion entre les communautés digitales et le monde réel et cela par le biais des réseaux sociaux (que cela soit en direct par les plateformes ou indirectement par des événements ou rendez-vous irl). Les grands médias commencent également à s'en rendre compte et investissent sur les TV connectées ou leur communication sur ces réseaux (twitter, etc.). Les réseaux sociaux ne sont que de simples "outils" que nous avons à disposition pour communiquer, il est important de ne pas oublier cela, car c'est plus la stratégie qui est appliquée à ces outils qui est importante dans notre métier et il est primordial de savoir comment utiliser au mieux les spécificités de chaque plateforme pour échanger et communiquer avec ses communautés. De part mon expérience, ma pensée est également très "marketing", car comme beaucoup j'ai découvert le social media il y a maintenant un peu plus de 3 ans quand le domaine commençait à se démocratiser en France (bien en retard par rapport aux US) et les premiers postes émerger en agences/entreprises. Mon expérience dans le domaine s'est forgée de plusieurs façons, tant de par mes formations/expériences en marketing et web marketing, que les échanges que j'ai pu avoir avec mes homologues du secteur à ce moment là. Je me souviens très bien des premiers barcamps en France (eréputation, CM, autres) où tout type de profils (agence, grands groupes, pme, freelance, professeurs, étudiants, ...) se réunissaient pour échanger sur le sujet. Cet échange de points de vue totalement débridé sur un secteur en plein expansion était des plus enrichissant hormis mon expérience professionnelle du métier (qui est nécessaire pour comprendre les enjeux opérationnels et stratégique du CM, car il est impossible d'apprendre cela dans les livres ou par la théorie). C'était en un sens de très bon exemples de community management "IRL" appliqué à ce domaine professionnel par les organisateurs de l'époque et c'est bien par l'expérience "live" que les contacts se nouent le plus facilement > que ce soit pour le côté professionnel ou pour les clients des marques. Également en revenant sur l'expérience, il est indéniable que la théorie ne correspond que peu à la pratique, surtout quand vous travaillez intégré en entreprise, car les aspects humain, organisationnel, stratégique et bien d'autres ne peuvent être connus dans les livres ou par une formation. Le domaine du "social media" couvre également un large éventail de spécifications et de métier différents : veille, analyste, eréputation, community manager, animateur/modérateur de forums spécialisés, social media manager, développement social media, événementiel, ... et de secteurs différents à explorer : marketing, communication, corporate, rh, métier ciblé, univers de marque, etc. Ce métier est "jeune" surtout en France, il y a encore beaucoup de choses à découvrir et de choses à mettre en place. Nous expérimentons au quotidien sur le community management et c'est aussi tout l'intérêt du métier : pouvoir être les moteurs de l'innovation. Thibaud

Chabaud Eve
Chabaud Eve

Merci Laurent pour ce bel article ! Tu soulèves des aspects pertinents en ce qui concerne la définition du community manager. L'expérience du CM est primordial : Tant qu'il n'existera pas de formation diplomante proprement dite, dans le community management, les connaissances devront bien être extraites quelque part :) Pour ma part, j'ai géré durant 6 ans plusieurs sites de e-commerce. J'ai pu explorer énormément d'aspects dans la gestion d'entreprise "web" (gestion commerciale et marketing de la boîte). Grâce à mon profil multi facette, mon lancement en tant que Freelance a été plus qu'aisé. De ce fait, j'ai du mal à imaginer un community manager comme un simple exécutant. Cet avis n'engage que moi, bien évidemment, mais juste poster des statuts sur les réseaux sociaux, sans en avoir élaboré la stratégie marketing, "Hootsuite" le fait très bien :p

nathalie
nathalie

Bonjour, Au niveau du parcours atypique, je crois que mon exemple est assez original. Ancienne biochimiste, j'ai travaillé une dizaine d'années dans la recherche et je me suis reconvertie. Je termine actuellement ma formation de webmaster, et je suis en stage où je suis en autre Community Manager... C'est un métier que j'apprécie beaucoup, et j'aimerais assez poursuivre dans cette voie, mais je me demande toujours comment justifier mon parcours et surtout comment faire le poids face à des marketeurs ou des communicants purs et durs! Le temps de la recherche d'emploi arrive, je vais devoir innover et trouver comment me vendre...affaire à suivre! ;)

lemonnier
lemonnier

"Il n'y a de pertinent que l'expérience" et c'est une nouvelle fois avec brio (Avec qui ?) que vous abondez dans ce sens (lire et relire du même auteur http://bit.ly/19c3fKM). Le community manager se doit effectivement d'embrasser un rôle de leader. La technique ne suffisant plus, il faut pouvoir bâtir une stratégie à 360°c et quoi de mieux que votre expérience pour vous aider ? Celle - ci vous oblige à vous imposer sur la ligne éditoriale de votre marque (textes et images) pour obtenir un contenu riche et animer sereinement. Celle - ci vous impose d'entretenir votre réseau, de l'élargir et d'être sur le terrain au moins la moitié de votre temps. Les carences en tchatche seront donc votre pire ennemi. Celle - ci vous contraint à une créativité graphique exemplaire. Inspirez - vous du monde dans lequel vous évoluez et notamment de la publicité pour ne citer qu'elle. Celle - ci vous condamne à casser votre écran pour créer de l'événement autour de votre marque. Il faudra donc pour cela avoir les outils d'animations indispensables (vidéo, photo, musique). Celle - ci vous astreint enfin à aimer les gens. Les antipathiques et les malpolis ne continueront pas l'aventure. Car c'est bien d'une aventure dont nous parlons. Non ?

Fabien LE GALL
Fabien LE GALL

On me perçoit comme un profil atypique dans mon environnement quotidien et "atypique" est l'adjectif qui qualifie le mieux ma trajectoire. Pour commencer j'ai toujours été passionné par la compréhension des mécanismes de notre environnement qu'il soit familial, professionnel, économique, biologique,... . En bon membre de la génération Y, la question "Pourquoi ?" a souvent accompagné mes prises de recul pour ensuite la faire suivre de la question "Comment ?". Toutes nos actions ayant des conséquences il m'a toujours paru important d'anticiper et de comprendre pour pouvoir mieux agir. Le journal quotidien régional a été mon premier réseau social me permettant tous les matins de savoir ce qui se passait dans le monde, dès le plus jeune âge, bien que je manquais d'une certaine maturité pour saisir tout ce qui se passait. Pourtant je pense que ma parcours actuel a pris racines de cette manière dans le foyer familial. Élève moyen bien que studieux au collège, je me voyais être une personne d'action dans un environnement très mouvant car je déteste les choses figées et avec la possibilité de repousser mes limites régulièrement, un peu à l'image d'un sportif. C'est pour cela que je fis le choix de faire un baccalauréat technologique STT (Sciences et Techniques du Tertiaire), devenu depuis STG (Sciences et technologies de la gestion), avec l'option commerce car le monde de l'entrepreneuriat répondait à ces attentes. J'obtins mon bac en 2004 à Brest, ma ville de naissance. Après une erreur d'orientation, je fis le choix d'aller en BTS MUC (Management des Unités Commerciales) en 2005 et il fut le bon puisque je repris le chemin du succès. Pourtant à la fin de ce BTS, je me sentais las du milieu Nord Finistérien. Il me fallait changer d'air et prendre le large pour découvrir de nouvelles perspectives, pour me découvrir aussi surement avec le recul. J'avais des liens familiaux en Corse et j'y avais déjà travaillé comme saisonnier. Je retrouvais sur l'île de Beauté des valeurs patriarcales qui étaient les miennes et un mode de vie plus serein que sur le Continent. Ainsi, alors que j'avais la possibilité d'entrer dans des écoles de commerce (dont l'INSEEC), je pris la décision de conduire ma barque en Corse où je finis mes études tout d'abord à l'école de commerce de Bastia puis à l'université de Corse dans le cadre des Master délivrés par l'IAE (Institut d'Administration des Entreprises). Ce fut une expérience merveilleuse tant au niveau humain que professionnel. Dans les entreprises qui m'accueillaient dans le cadre de mon cursus initial, j'avais la confiance de mes supérieurs ce qui avait pour avantage que j'étais à 100 lieux des stages "photocopieuse" que connaissent certain(e)s. Pourtant plus le temps passait plus mon choix professionnel s'affinait : je voulais faire du marketing stratégique car à la fois c'est un métier où on rencontre énormément de monde, donc très ouvert et enrichissant humainement, mais aussi avec des responsabilités lourdes car on travaille sur le projet des organisations à moyen / long terme. C'était en cohérence mes ambitions que je vous ai donné plus haut. A la fin de l'été 2010 j'étais déjà présent sur les réseaux Facebook et Viadeo, mais j'étais très loin de l'univers de ceux qui en font fait du web un métier. Au même moment mon aventure en Corse se terminait et je rentrai dans le Finistère. Le retour en Bretagne, que j'imaginais temporaire, s'avéra au final définitif, puisque fin 2010 j’eus une offre d'emploi dans ce département, que j'acceptai. On me sollicitais pour être chef de projet d'un distributeur local qui souhaitais relancer un site de e-commerce qui avait été mis en veille 2 ans auparavant. Ce qui avait retenu l'attention de mon employeur outre mon profil de marketeur stratégique, c'était ma solide formation managériale qui me permettait à ses yeux de réussir dans la mission qui m'était assignée. A savoir, grosso modo, que je devais contrôler le travail des agences web pour toute l’ingénierie du site (développement technique du site, référencement, community management,...) tout en développant les outils de logistique en interne (création d'un entrepôt de stockage avec écriture des processus de gestion de stock et de préparation de commandes,...) et la stratégie commerciale. Ce travail en mode projet pris un an et nous lançâmes le business en Décembre 2011. Durant cette année, j'avais vraiment mis les pieds dans l'univers des métiers de l'internet. Au premier trimestre de 2012, le premiers résultats après lancement de l'activité étaient bon. J'avais réussi ma mission. Pourtant au même moment je traversais une période difficile dans ma vie d'Homme. Il y avait un décalage majeur entre ce que mon environnement attendait de moi et ce à quoi j'aspirais au plus profond de mon être. Il me fallait à nouveau casser "les codes" et retrouver une certaine "liberté" pour être de nouveau en accord avec moi même. En Mars 2012, l'évolution que voulait donner à l'activité mon employeur faisait que je n'étais plus "l'homme de la situation" et qu'il souhaitait un profil plus technophile que le mien (= un ingénieur informatique/web pour rapatrier des activités données aux prestataires extérieurs). On convint alors d'une rupture conventionnelle qui arrangeait les deux parties. Je quittai l'entreprise en Juin 2012 avec un bilan positif de mon action. Les dernières semaines avant mon départ, m'avaient donné la possibilité de rencontrer dans mon réseau des personnes qui s'intéressaient au développement humain comme clef du développement sociétal. Marqué, par ces rencontres, j'ai plongé alors de façon autodidacte dans la lecture d'ouvrages ayant pour thèmes la psychologie, la spiritualité, le développement personnel,... Ces ouvrages venaient compléter ma culture générale et mes connaissances professionnelles. Un jour, une de mes connaissances, me demanda de façon provocante : "Qu'est ce que tu sais faire de tes mains ?". Je ne su lui répondre immédiatement pourtant quelques heures plus tard, la réponse était comme une évidence : "Je sais écrire !". Mon besoin de raconter des histoires, de me raconter, de faire raconter les autres, d'exploiter toutes les réserves de ma créativité, venait de remonter à la surface. Ce qui était comme une révélation, était en fait le nouveau cap que je venais de prendre. Depuis quelques mois, j'écrivais pour mon plaisir personnel dans un cadre uniquement privé. A la rentrée de Septembre 2012, je n'étais toujours pas fixé sur mon devenir alors je compris qu'il fallait que j'étende mon réseau professionnel pour avoir accès au marché caché de l'emploi et me faire remarquer de potentiels recruteurs. Je mis le paquet sur les réseaux sociaux professionnels et je devins le community manager de moi même. Il faut comprendre que le produit que je vends c'est ma personne avec son savoir être et son savoir faire. Dans le but de faire avancer cette démarche car rapidement, une connaissance me suggéra de créer un blog car il estimait que j'avais beaucoup de choses à partager et que ça pouvait agir comme un accélérateur. Comme je vous le disais plus haut, je m’intéresse maintenant depuis plus d'un an au développement durable. Suivant le fil des actualités, je compris que j'avais une carte à jouer dans ce domaine. C'est comme ça que je me suis lancé en Octobre 2012 et mon blog (http://management-durable-et-intelligence-emotionnelle.overblog.com) a vu le jour. Je suis parti d'une feuille blanche, avec un réseau à ma disposition que je juge limité, pour arriver en Juin 2013 à plus de 1500 visiteurs par mois et des feedbacks qualitatifs réguliers. Personnellement c'est une satisfaction car je ne pensais pas en arriver la quantitativement, et puis, plus personnellement, car j'ai la sensation de m'accomplir. Je concilie mes passions pour les sciences managériales, la stratégie, les sciences humaines, l'écriture et aussi la culture du web qui ouvre d'importantes opportunités en matière d'outils et d'échanges. Aujourd'hui en Juin 2013, je suis toujours à la recherche d'un job, soit comme salarié, soit comme freelance, dans les domaines du marketing, du conseil, de la gestion de projet ou encore de la formation. [NB : Je suis mobile nationalement si possibilité de télétravail (= temps partagé entre les locaux de l'employeur / du client et mon domicile Breton)] En tous cas, il était nécessaire de vous raconter ma trajectoire de vie pour que vous compreniez mon parcours professionnel et mon rapport au community management, dont je commence à acquérir le savoir faire depuis plusieurs mois, qui est un de mes outils de marketeur stratégique - marketeur des contenus.

DU Christine
DU Christine

Merci d'avoir insister sur le lien entre être CM et oser à la rencontre des autres autrement que derrière un écran (donc être sociable et curieux, modeste). Parce que créer/animer/gérer une communauté étaient des savoirs-faire existants avant même l'invention du téléphone ! Un bon CM à mon sens sait que la naissance et la pérennité d'une communauté/groupe doit autant au IRL que le virtuel.

al
al

Merci pour ces qq lignes, cela touche notre mémoire et nos experiences !! Cependant, pour faire du CM et pour avoir fait plusieurs villes, il y a des facteurs sur lesquels on ne peut rien. Ex : j ai 30 ans, je suis freelance, j ai de l'expérience, un réseau MAIS pour autant les mecs me demandent des stratégies et les refilent en interne en prétextant un manque de moyen (alors pourquoi mettre plusieurs agences et free en compet ??) et veulent soit des mecs qui ont 15 ans d'expérience, soit prennent un stagiaire ou un tout jeune diplômé. Ma position est un combat quotidien... donc on peut être trés bon (ou pas) et faire face à des politiques d'entreprise qui empêchent tout le monde de s'épanouir... Un jour peut-être...

Julien Zitoli
Julien Zitoli

Merci pour cet article très intéressant dans lequel je me retrouve un peu. Je suis , pour ma part, après 10 années passées dans le secteur du tourisme, en plein projet de reconversion professionnelle pour devenir chef de projet web et par la suite me spécialiser pour devenir CM. Mon rêve serait de combiner ma passion pour le Web avec celle que j'ai pour le secteur du tourisme.... affaire à suivre donc.

Laurent Bour
Laurent Bour

Andry, Il n'y a pas de meilleur livre qu'un autre. Chaque livre est complémentaire d'un autre. Le CM couvrant de nombreux domaines, vous trouverez difficilement un livre brassant un éventail large tout en étant pointue. Il est préférable de partir sur 3/4 livres pour avoir une bonne base. Un livre sur la e-réputation, un autre sur le webmarketing, un sur le branding et un dernier sur le CM en général. Quant aux titres, à vous de savoir quels sont vos domaines de prédilection et vos souhaits en matière d'infos.

Laurent Bour
Laurent Bour

Ah ! Merci pour ton commentaire Camille, ça fait plaisir. J'apprend en même temps le parcours de certains CM que je connais et d'autres pas du tout. C'est toujours riche de lire les retours, et de voir qu'au final beaucoup apprennent le métier au fil du temps et deviennent de bons autodidactes de par leur passion, et leur curiosité. Reste curieuse et continue d'apprendre... c'est aussi mon leitmotiv :)

DufayDean
DufayDean

Merci Laurent, Oui, je suis définitivement orientée stratégie ; Social Media Manager, c'est ce qui devrait m'arriver à terme ;). Intéressant de connaître ton vécu aussi. Merci pour ton article et à bientôt ! ML

Laurent Bour
Laurent Bour

Nathalie, Merci beaucoup pour ce commentaire qui montre que la personnalité est vraiment à mettre en avant. Il est d'ailleurs vrai comme toujours que les années forgent un profil pour lui offrir plus de maturité dans ses tâches. Le community manager est en voie de se redéfinir... wait & see

Laurent Bour
Laurent Bour

Anne-Claire Que puis-je ajouter à un commentaire comme celui-ci ? Tout est dit avec justesse et clarté pour un parcours qui va crescendo. Il est clair que ton sens de l'organisation et tes nombreuses qualités étaient de véritables atouts pour tes missions. Ces qualités sont ton reflet et donc ta personnalité... et tu l'as donc amené dans ton métier pour valoriser ton profil. Dorénavant c'est l'expérience qui va venir s'ajouter au reste. Jolie parcours et toutes mes félicitations pour le meilleur qui reste à venir.

Laurent Bour
Laurent Bour

Aurélie, Jolies point soulevés dans ce commentaire. Le ROI notamment, s'infiltre doucement et cela semble nécessaire pour intégrer le digital dans certaines structures. Je ne dirais pas hélas ni heureusement, mais plutôt que c'est essentiel pour étendre ce domaine à d'autres horizons, et pouvoir ainsi redéfinir certains types de CM. La relation client doit néanmoins rester au centre du débat, mais l'engagement va avec et parfois le marketing et le commercial doit ou devra intervenir. Merci encore pour ce partage riche.

Laurent Bour
Laurent Bour

Sophie, Chapeau pour l'ancienneté dans le métier, même si sa définition s'est affinée au fil des années, il remonte néanmoins au temps où parlait des modérateurs. Que l'expérience continue !

Laurent Bour
Laurent Bour

Thibaud, Ton commentaire est précieux pour éclairer le suivi du CM dans le temps. Merci pour ce retour très complet et emprunt d'une expérience riche à partager. Je serais bien tenté de dire à quand l'IRL ? Ton parcours m'intéresse. Laurent

Laurent Bour
Laurent Bour

Je suis d'accord avec ton analyse Eve. L'exécutant doit être derrière car dans ces métiers émergents il faut réellement allez de l'avant et faire sa place. Sortir du moule comme on dit souvent. Il faut cette différence qui sera la cerise sur le gâteau, sinon on restera une pièce du puzzle comme une autre. Maintenant je n'ai rien contre cette approche, mais un profil qui sort du lot se fait d’avantage remarquer, de par ses compétences, son expérience, et sa personnalité. Merci pour ce commentaire

Laurent Bour
Laurent Bour

Merci beaucoup pour ce retour Nathalie, Comme quoi il y a des moments où on se cherche ! Mais ce n'est pas un problème de peser un poids vis à vis de gens formatés au market', il faut juste se démarquer par l'originalité et ne pas prendre certains comme un obstacle, mais plutôt se regarder soi et apporter cette plus-value par sa personnalité et son expérience. Affaire à suivre alors !

Laurent Bour
Laurent Bour

Bonjour Mr Lemonnier Merci pour ce commentaire et aussi d'avoir souligné l'importance de l'expérience. C'est en effet le principal atout à mettre en avant pour se vendre, et c'est surtout ce qui, dans de nombreux cas oriente la spécialisation. Les points nommés sont de très bon axes :)

Laurent Bour
Laurent Bour

Bonjour Fabien, J'ai lu avec attention votre commentaire autobiographique. Beau parcours et belle découverte de soi au fil des années. Si votre vocation est de parfaire, ou plutôt de chercher un épanouissement professionnel qui soit conciliant avec vos compétences, je vous suggérerai de reprendre le réseautage, mais de manière différente et en prolongeant par des situations réelles. Qu'est-ce que cela signifie ? Il y a 2 façons de chercher un travail : Aller au devant des gens ou les faire venir à soi. Vous aimez le marketing, alors vous comprendrez aisément la notion et la grande différence qui découle de cette démarche. J'intègre bien entendu votre goût prononcé pour l'écriture qui doit être canalisé vers ce que vous recherchez, et avec un contenu de qualité à la limite de l'analyse et des problématiques rencontrées. Sans faire de la pub ! car c'est aussi une partie de mon expérience que j'avance, il existe un réseau social professionnel B2B qui s'appelle open2leads.com - son intérêt réside principalement dans l'exposition de problématiques et des réponses apportées pour faire simple. L’interaction est directe, et ouverte à des profils professionnels qui sont ces mêmes personnes que l'ont rencontre sur des salons, des conférences.... certains parmi eux rédigent également des ouvrages professionnels sur les métiers du web. L'objectif est de se faire remarquer par son approche, et sa pertinence dans les réponses données sur les fils de discussions. A l'inverse des réseaux Linkedin et Viadeo qui sont devenus des BDD avec une interactivité en toile de fond, open2Leads vous place au cœur du débat avec votre profil en arrière-plan. La place est faite au dialogue et à l'expertise. C'est ici un petit exemple que je souligne car je pratique moi-même cette approche et elle s'avère très enrichissante. A terme on fait partie d'un noyau, d'un univers où le savoir et les compétences circulent afin de les mettre à profit chez ce contact qui s'inscrit dans votre logique. C'est un travail qui prend certes du temps, mais affiner sa e-reputation devient dans les métiers du web, un tremplin non négligeable pour faire sa place. ____ J'apprécie vraiment ce commentaire qui est une réelle expérience partagée et un bel exemple parfait de l'étau qui se resserre vers une spécialisation ou un épanouissement sur sa voie professionnelle. Beaucoup de choses seraient encore à dire.. mais nous aurons le temps d'en débattre à l'occasion en IRL. Encore merci Fabien. Laurent

Laurent Bour
Laurent Bour

Bonjour Christine, Je suis entièrement d'accord avec toi sur ce point. Cependant je n'enlève pas le professionnalisme et le temps parfois nécessaire à de longues actions derrière un écran. Il faut savoir être à l'aise dans son environnement... et à terme apprendre à concrétiser le virtuel en réel. Merci pour ce commentaire

Laurent Bour
Laurent Bour

Al (?) Il y a des combats parallèles à cela, je le conçois mais c'est un autre combat. Il y a des soucis de culture, de budget... etc. C'est un de sujets que j’aborderai prochainement car c'est un gros soucis effectivement. Je vous souhaite de réussir, à force ça finir par payer.

Laurent Bour
Laurent Bour

Bonjour Julien, Merci pour votre commentaire. Je vous invite à vous rapprocher de profils aux parcours similaires, tout au moins œuvrant dans le tourisme. Affaire à suivre alors !

Marion KNILES-JACOBIERE
Marion KNILES-JACOBIERE

Bonsoir Julien, Comment envisagez-vous votre reconversion ? En autodidacte ou par le biais d'une formation (privée ou subventionnée) ? Bonne soirée !

Fabien LE GALL
Fabien LE GALL

Bonjour Laurent, Merci pour ta réponse. Ce que j'ai voulu montrer au moyen de mon histoire personnelle c'est que, comme dans l'univers du web et du community management, rien n'est figé et il faut en permanence chercher à se former, se spécialiser et repousser les limites du possible tout en prenant soin de développer une certaine éthique. C'est pour ça que nous sommes dans une période de transition au niveau économique et que la culture de l'économie digitale agit en précurseur du monde de demain. Ce côté avant-gardiste, comme tu le soulignes dans ton article, contribue aussi à la difficulté qu'ont beaucoup de CM pour être pleinement intégrés dans les organisations qui ne disposent pas de cette culture. C'est pour ça que je fais en permanence des allers-retours entre le monde réel et le monde virtuel car il y a des passerelles entre les 2 mondes et ça sera le cas de plus en plus dans les façons d'appréhender le travail dans le futur. Le virtuel m'a ouvert des portes auxquelles je n'aurais pas eu accès dans la vie réelle et inversement. Cette démarche, nous devons tous la développer au quotidien. C'est ce que je qualifie de "stabilité en mouvement" qui s'applique à notre environnement global.

Julien Zitoli
Julien Zitoli

Bonjour Marion, Et tout d'abord désolé pour le retard de ma réponse. Pour ma reconversion, je vais suivre une formation qui début en Septembre, et qui est financée par le fongécif , par le biais d'un CIF. Si vous avez des questions à ce sujet, n'hésitez pas à me contacter. Bonne journée !

Laurent Bour
Laurent Bour

Fabien, Il faudra un jour se rencontrer pour parler de tout ça. C'est passionnant !